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VIH/SIDA

par kitenge, le 12/02/2015 à 11:21 - 706 visites

y a-t'il la difference entre le vih1 et le vih2?

Réponse du Guichet du savoir

par bml_san, le 13/02/2015 à 12:05

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Il y a effectivement une petite différence entre les deux types de virus mais ils partagent tout de même une bonne partie du même matériel génétique (42%). Le VIH 2 est cependant moins virulent ce qui explique sa faible propagation.

Vous pouvez consulter une précédente réponse du Guichet du savoir : Que signifie la classification des virus VIH1, VIH2... ?

Une explication "accessible" de l’ARCAT (Association de recherche, de communication et d'action pour l'accès aux traitements) sur le fonctionnement des 2 types de virus :

« La transmission du VIH-2 se fait par les mêmes voies que le VIH-1, le sang, les relations sexuelles et la transmission materno-fœtale. Néanmoins, cette transmission semble moins facile que celle du VIH-1, ce qui pourrait expliquer la moindre prévalence de ce virus dans sa zone géographique d'origine alors que certains chercheurs estiment qu'il est plus ancien. Cette explication est aussi étayée par le constat d'une évolution plus lente de l'infection par le VIH-2. Pour autant, la variabilité du virus n'est pas moindre comme en témoignent les huit sous-types dénombrés jusqu'à présent, de A à H, les plus répandus étant les sous-types A et B. Peu étudiée, l'infection par le VIH-2 est surtout connue au travers les résultats d'études réalisées en Afrique ainsi que grâce à la cohorte française qui lui est consacrée depuis 1994 à l'ANRS. Elle regroupe la majorité des adultes infectés par ce virus en France, soit 589 personnes en novembre 2005. Le VIH-2 concerne 1,6 % des 5 938 déclarations de séropositivité enregistrées de mars 2003 à mars 2005. Les tests ELISA de recherche d'anticorps anti-VIH dépistent actuellement les deux virus. En revanche, la confirmation de l'infection par le VIH-2 nécessite un test western-blot spécifique. La mesure de la charge virale plasmatique ARN-VIH-2 n'est pas actuellement disponible en routine. Elle n'est effectuée en France que dans un petit nombre de laboratoires dans le cadre de la cohorte de l'ANRS et se fait par une technique de PCR en temps réel. Contrairement aux premiers résultats publiés, le VIH-2 ne semble pas empêcher la surcontamination par le VIH-1. La coexistence des deux virus semble souvent s'orienter vers une prépondérance du plus virulent, le VIH-1. Mais peu de cas ont pu être étudiés et de nombreuses incertitudes existent encore sur ce sujet. De plus, une simple sérologie ne permet pas de distinguer une double séropositivité qui peut correspondre à des variants de VIH-1 d'une double infection par les deux virus. Celle-ci a représenté 0,3 % des déclarations de séropositivité en France entre mars 2003 et mars 2005. L'évolution clinique de l'infection par le VIH-2 est plus lente que celle due au VIH-1. Hormis cela, les manifestations cliniques et les symptômes sont les mêmes. Leur apparition en relation avec la baisse de l'immunité est donc surtout différée. Ainsi, dans la cohorte française, la probabilité de développer un sida n'est que de 5 % après trois ans d'infection, ce qui représente une progression au moins de moitié plus lente qu'en présence du VIH-1. Cette moindre virulence apparente du VIH-2 s'explique au moins en partie par une moindre capacité réplicative. La charge virale détectée est plus faible et son interprétation se fait en conséquence. Ainsi, la détectabilité de l'ARN plasmatique, et a fortiori une valeur supérieure à 1 000 copies par millilitre, est associée, selon les données de la cohorte française, à un risque significatif d'évolution clinique majoré et doit être considérée comme élevée. La similitude entre les deux virus est claire : ils s'attaquent tous deux aux mêmes cibles, ont le même mode de transmission et le même fonctionnement. Leur structure génomique est donc la même. Mais les gènes de leurs enveloppes ne partagent que 40 % d'homologie et 60 % pour les autres gènes. Ainsi, c'est surtout au niveau de l'enveloppe, donc des protéines responsables de l'entrée du virus dans les cellules cibles, que la différence se manifeste. Suffit-elle à expliquer la moindre infectivité du VIH-2 et les différences importantes de charge virale ? Ce n'est pas encore démontré. D'ailleurs d'autres aspects de la pathogénicité laissent apparaître des différences entre les deux infections. Ainsi le comportement du système immunitaire n'est pas le même : l'activité de l'immunité semble plus soutenue dans le cas du VIH-2. Des études de laboratoire ont montré que la protéine GP105 du VIH-2 induit une production de TNF-alpha par les monocytes supérieure à celle de son homologue du VIH-1, la GP120. Cette réaction plaide en faveur d'un meilleur contrôle de l'infection par le système immunitaire, au moins dans un premier temps. »

On retrouve les mêmes informations sur le site santé du gouvernement : Infections par les VIH-1 sous-types non-B, les VIH-1 groupe O et les VIH-2

Une explication plus "technique" sur le fonctionnement du virus du sida dans le cadre d'un cours de virologie, de l’université catholique Louvain. Dont voici un extrait :

« Les virus qui causent le syndrome d'immunodéficience acquise ou SIDA appartiennent à la famille des Retroviridae, genre Lentivirus. Il existe 2 types de virus de l'immunodéficience humaine (VIH): VIH-1 et VIH-2. Ils ont globalement 42 % d'identité génétique. Les deux virus sont en outre classés en nombreux groupes et sous-types. Le groupe principal parmi les VIH-1 est le groupe M, qui a évolué vers de nombreux sous-types et types recombinants. Les lentivirus sont des virus enveloppés, possédant 2 molécules d'ARN monocaténaire identiques (le virus est diploïde) associées à l’enzyme polymérase, transcriptase inverse ou ‘Reverse Transcriptase’ (RT), qui copie l'ARN viral en ADN double brin. L'ADN double brin est ensuite intégré dans le génome cellulaire, via une seconde enzyme, l’intégrase. L'ADN viral intégré dans le génome cellulaire porte le nom de "provirus". Le génome des virus VIH-1 et VIH-2 a la structure générale du génome des retrovirus : le provirus (voir plus loin) est flanqué par deux zones répétitives, les LTR (long terminal repeat), il possède les gènes structuraux gag (« group antigen »), pol (« polymerase ») et env (« envelope »), ainsi qu’un certain nombre de gènes codant pour des protéines non-structurales, les plus importantes étant Tat et Rev. »

Bonne lecture !

Cordialement,

L’équipe Cap’Culture Santé.
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