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Alphonse Stengelin

par Guichet du Savoir, le 09/08/2005 à 13:44 - 8855 visites

Question

Je sais qu'à Lyon existe la place Alphonse Stengelin. Pourriez-vous m'en dire plus sur ce peintre ? Pourquoi lui a-t-on "octroyé" une place ? Qu'a-t-il fait pour Lyon ?

Rèponse du département Lyon et Rhône-Alpes

Alphonse Stengelin est né le 26 septembre 1852, à Lyon, dans une maison construite par Germain Soufflot, elle existe toujours au 9, quai André Lassagne (anciennement quai Saint-Clair). Elle fut acheté en 1817 par Etienne Evesque, grand oncle du peintre. Une plaque portant le nom d'A. Stengelin y a été posée par la famille en 1979. Son père, de simple employé, était devenu associé de la Maison de banque Evesque & cie. Elève au lycée Ampère Alphonse Stengelin empruntait quotidiennement les rives de la Saône entre Serin et le pont la Feuillée.

A la sortie du lycée Ampère il fait des études régulières avec Joseph Guichard, professeur, puis directeur à l'Ecole des Beaux-arts de Lyon, en 1871, élève lui-même d’Ingres et de Delacroix, il avait formé entre autres, un ami et condisciple de Stengelin, Jean Seignemartin dont l’entrée à l’Ecole date de 1860. En compagnie de son maître, A. Stengelin travailla, en particulier, au Parc de la Tête d’or au temps où Eugène Baudin y allait aussi.
Notre artiste peignit également sous la conduite de Fleury Chenu, ancien élève de l’Ecole des Beaux-arts de Lyon, peintre des soleils brumeux, des effets de neige.
Némorin Cabane fut son troisième maître, peintre des soleils du midi, le distingué portraitiste, lors d'un voyage en Hollande avec Stengelin, fera une belle série d'aquarelles.
A Lyon, A Stengelin ne manque pas de copier les maîtres de la galerie flamande et hollandaise du Musée de la place des Terreaux, notamment : Jan Van Goyen, Adrien Brauwer, Gerard Terbug, Eghert van der Poël, Gerbrand van den Eeckhout, Brekelenkam, Paulus Potter, Willem van de Velde.
Il poursuit également l’étude de ses modèles de prédilection hors des frontières : à Bâle, à Francfort, Munich, Florence, Milan Rome. En France, à Montpellier mais surtout à Paris où il ouvrira un atelier, au 18 passage de l’Elysée des Beaux-Arts à Montmartre. Il admire particulièrement Rembrandt.
Plus tard il regagne sa demeure d’Ecully qui jusqu’en 1914 sera son port d’attache alors qu’il séjournera une partie de l’année aux Pays-Bas, son pays de prédilection ; principalement à Hooghalen et à katwijk modeste centre de pêche battu par de fortes tempêtes, situé au nord de Scheweningen. A Ecully il retrouve aussi son foyer. Il avait épousé en 1888 sa cousine Coraly Stengeli (1860-1945). De cette union naquirent quatre enfants. A la suite de l’attribution de son nom à une rue de Katwijk le 13 mars 1907, il signera ses œuvres Stengelin van Katwijk.

A Ecully, la famille se retrouve au complet dans cette « campagne » dénommée Mont-Riant acquise 53, ch. de la Sauvegarde par le père de l’artiste. La demeure Second-Empire était entourée d’un parc. Cette campagne qui entoure la maison est une vraie campagne de peintre et Stengelin a trouvé là plus d'un motif. La maison fut louée en 1921 (après le départ de la famille en 1914) à la Fondation américaine pour les enfants des tués français ; elle brûla accidentellement en 1925. Une villa a été édifiée à l’emplacement de l’ancienne maison.
Passé la soixantaine Stengelin vivra en Suisse à Satigny sous le même toit que son frère Henri.
Lorsque il séjournait dans la région lyonnaise, il avait une préférence pour la Bresse qui devint pour lui une seconde Hollande, deux lieux qui s’imposeront pour lui, pour sa peinture : grandes plaines avec des marais, de beaux bouquets d’arbres, surtout des chênes et des bouleaux ; des troupeaux de vaches et de cochons, des oies des canards, hérons, gibiers d’eau, oiseaux, fleurs, moulins dans la plaine.

Par son œuvre, ses attaches artistiques et amicales il a fait partie de cette école néerlandaise qui , s’inspirant des maitres hollandais du XVIIe siècle et des paysagistes français de Barbizon, a créé un courant nouveau dont la nature avec ses effets de lumière et d’atmosphère, est le sujet principal. Au XIXe siècle, l’engouement était vif pour les écoles du nord notamment à Lyon.

Alphonse Stengelin décéde le 12 mars 1938. Son ami et biographe Ernest Christen, pasteur à Lyon et à Genève prononce son oraison suprême. Cette biographie de Christen : Alphonse Stengelin van Katwijk, sa vie, son oeuvre parue en 1932 est très détaillé et richement illustré de 55 planches en noir et blanc des oeuves de Stengelin.

Un article du journal la Dernière heure lyonnaise du 7/11/1978 annonce : "Une place publique à Ecully pour le peintre Alphonse Stengelin". Cette place est située plutôt dans le sud d'Ecully, elle est proche de la mairie, à l'emplacement situé entre la Place du marché et la rue Tramier. Elle est inaugurée avant le vernissage de l'exposition consacré à Stengelin.

Ces renseignements sont issus de la biographie d’Ernest Christen et également du Mémoire d’histoire de l’art de Nicole Lemoine : Alphonse Stengelin peintre lyonnais de la Hollande ouvrage lui aussi très documenté.
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