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Cimetière de la Guillotière et crématorium

par Mellarede, le 02/06/2006 à 08:09 - 13362 visites

Je souhaite des informations historiques sur :
1. les cimetières de Lyon (y compris La Guillotière, La Croix-Rousse et Vaise) en général (à partir du XVIIIe siècle)
2. l'ancien et le nouveau cimetière de la Guillotière
3. le crématorium de la Guillotière, son origine, l'architecte, les pratiques funéraires associées

J'aimerais :
1. quelques réponses factuelles aux questions ci-dessus
2. une bibliographie, que je pourrai lire lors d'un prochain passage à la BML ou aux AML.

Merci


Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 03/06/2006 à 15:09

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Création au XIXème des cimetières de Loyasse, la Guillotière et la Croix-Rousse

In : Lyon ancien et moderne, sous la direction de Léon Boitel, édité en 1838-1842, T1, le chapitre : Cimetières
Il n’existait point autrefois, à Lyon, de cimetière général ; chaque paroisse y possédait son cimetière particulier. Ces champs de deuil, placés dans des lieux non convenables et d’une trop faible étendue, n’étaient que de misérables charniers où les corps disparaissaient entassés dans des fosses communes….Ces cimetières placés presque tous à côté des églises, furent supprimés à l’époque de la Révolution, mais il y avait bien des années déjà que des vœux éclairés demandaient qu’ils fussent transportés hors de l’enceinte des villes….
Quand donc il fut défendu d’inhumer dans l’enceinte des villes, il ne restait plus, à Lyon, que le cimetière de la Magdeleine, propriété des hôpitaux, et jusque-là exclusivement affecté au service de ces maisons, puis un autre petit cimetière, situé à Saint-Just, et nommé le cimetière des Quatre-Vents…. Ce fut donc en ces deux cimetières, celui de la Magdeleine et celui des Quatre-Vents, que se firent toutes les inhumations….
Ce fut sous l’administration de Fay de Sathonay que Lyon acquit, au territoire de Loyasse, le terrain qui sert aujourd’hui de cimetière. C’est donc à Fourvière en 1807 qu’a été ouvert le premier cimetière communal lyonnais celui de Loyasse.…Relégué sur l’extrême versant du plateau de Fourvière, il offre par son isolement religieux, un calme entier et une profonde tranquillité aux personnes qui viennent prier.
Le cimetière est agrandit à plusieurs reprises entre 1830 et 1840, avant l’ouverture en 1853 du nouveau Loyasse.

In : Rive gauche, N°162, de septembre 2002, article d'Henri Hoquiné : nos vieux cimetières :
Depuis 1695, existait près du château de Lamotte, sur le terrain d’une ancienne maladrerie, un cimetière « dit de la Madeleine » où en 1776 par exemple, on enterrait 35% des personnes mortes à l’Hôtel Dieu ou à la Charité. C’était le cimetière des pauvres et des vagabonds. A cette époque, Lyon comptait environ 150 000 habitants et 14 paroisses possédant chacune son ou ses cimetières, misérables charniers où, chaque année, on inhumait 40 000 morts en moyenne…Le seul groupe de l’église Saint-Paul et de son annexe de Saint-Laurent (brûlée sous la Révolution) possédait trois cimetières….
Une séance publique du Conseil général du District de Lyon en date du 1er mars 1795 aboutit à la déclaration qu’il était « très urgent de faire les constructions nécessaires à l’établissement d’un cimetière dans une partie du terrain provenant du nommé Macors frappé par le glaive de la Loi et fusillé le 5 décembre 1793 ». Ce terrain était sur la commune de La Guillotière, jouxtant la grande route de Grenoble, entre ladite commune et celle de Bron donc, hors limites lyonnaises…Il ouvre en 1822
Bien plus tard, en 1854, on construisit un cimetière, plus vaste, de l’autre coté de la route de Grenoble, au lieudit Combe Blanche. Antoine-Marie Chenavard en est l’architecte. La première sépulture y fut faite le 2 janvier 1855, le jour même où fut définitivement fermé le cimetière de la Madeleine. Le cimetière que nous venons de citer devint donc « l’ancien cimetière de la Guillotière », pour le distinguer du « Nouveau », (celui de l’avenue Berthelot), créé en 1957 à proximité de l’ancien.

In : Cahiers d'histoire , N°1, 1990 : des aîtres paroissiaux aux cimetières municipaux : l'exemple de Lyon au XIXe siècle
En 1800, il n’existe plus alors pour toute la ville, les cimetières paroissiaux ayant été définitivement fermés, que trois champs de sépulture : celui de Saint-Just, celui de Cuire et celui de la Madeleine. En note pour celui de Cuire : la commune limitrophe de Cuire demande à plusieurs reprises la suppression de ce cimetière établi en 1791 et qui profite avant tout à la commune de la Croix-Rousse et aux quartiers Nord de Lyon…..

En 1852 les communes de Vaise, la Croix-Rousse et la Guillotière sont rattachés à Lyon. On s’inquiète à nouveau du transfert des cimetières hors des zones habitées et on exhume l’idée d’un vaste cimetière unique plus rationnel…

In : article du Progrés du 11-8-1990, intitulé : Le cimetière de la Croix-Rousse, promenade silencieuse à travers l’histoire :
…..C’est en cette année1823 que le cimetière de la Croix-Rousse est créé. Attesté en 1835, quelques années plus tard, il se verra adjoindre celui que l’on nomme aujourd’hui le Nouveau cimetière. Ils comptent à eux deux 40 000 tombes (en 1990)....
A la Croix-Rousse aujourd’hui les deux cimetières proche l’un de l’autre l’ancien et le nouveau dominent Lyon.

Vaise s’est doté d’un cimetière dès 1819.

En 1976, un cimetière communautaire de 7 hectares environ a été aménagé sur la commune de Rilleux, et, en avril 1988, a été inauguré le cimetière –parc de Bron sur 8 hectares environ.


En quelques dizaines d’années, la crémation s’est imposée parmi les usages des Français. Lyon a suivi cette évolution en passant de 33 crémations en 1962, à environ 1700 en 2001. Le Service Municipal des Pompes Funèbres de la Ville de Lyon a constamment été réceptif à cette progression, en s’affirmant comme pionnier. Ainsi construisit-il dès 1913, le 2ème crématorium en France et, propose-t-il grâce à d’importants investissements, une technologie ultramoderne de la crémation qui répond toujours mieux aux attentes du public. C’est l’architecte Etienne Curny qui en 1908 a eu la charge de sa conception. En 1930, il était président du syndicat des architectes du Sud-Est.
C’est en mars 1996 qu’a été inauguré celui du cimetière communautaire de Bron-Parilly conçu par l’architecte parisien Didier Rod.
La crémation est de plus en plus pratiquée, cependant elle est plus ou moins bien perçue selon les religions voir interdite.
L’Eglise catholique a, elle, levé l’interdit depuis le Concile de Vatican II.

En plus des trois références citées ci-dessus vous pourriez consulter à la BM :
-L'article : le cimetière dans la ville : La Guillotière à Lyon au XIXe siècle du Bulletin du Centre Pierre Léon, N°1-2, 1996
-La mort dans la région Rhône-Alpes : dossier de presse*
-La base Rhône-Alpes d’articles de presse numérisés
-la base Europresse d'articles de presse
-le périodique Funélyon

*Ces 2 dossiers de presse contiennent de très nombreux articles traitant de la crémation ; des articles aussi sur les cimetières de Lyon et leur histoire, notamment, dans le tome 2 un article intitulé : Le chemin de croix des Lyonnais (Lyon figaro du 2 novembre 1990), et cet autre, riche également en renseignements d'ordre historique : Les ailes du souvenir, Lyon matin du 01 novembre 1991.

Les archives municipales de Lyon pourront sans doute vous proposer également de nombreux renseignements.
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