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La Rize

par jadou, le 16/05/2007 à 19:32 - 6225 visites

Bonjour à tous! tongue.gif

Je ne conais pas l'histoire de la Rize et je voudrais en savoir un peu plus! blink.gif

Merci beaucoup! rolleyes.gif

Jade!

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 21/05/2007 à 10:06

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule Lyonnaise à méconnaître la Rize, le 4ème cours d’eau de Lyon (si on le place après le Beaujolais biggrin.gif ).

L’ouvrage La Rize, secrète rivière nous en livre son histoire, illustrée de quelques photographies en noir et blanc.
Le ruisseau est déjà mentionné au XIIème siècle. Il sourdait par infiltration des marais de Décines et de Villeurbanne, passait de Vaulx à Villeurbanne puis s’écoulait dans les prairies de Saint-Antoine, le domaine de la Ferrandière, les terres des moines de la Part-Dieu et se jetait dans le Rhône par deux embouchures, à l’aval et en amont du Pont de la Guillotière.

La Rize est une rivière heureuse, dont les bords accueillants sont fréquentés par les amoureux, les pêcheurs et les lavandières mais elle connaît des vicissitudes au XIXème siècle, que détaille son biographe G. Desgrandchamps.

La rivière connaît 4 années de sécheresse de 1826 à 1830, par suite de l’assèchement des marais qui l’alimentent. Sans les crues qui suivent de 1840 à 1842, la Rize aurait finie évaporée en même temps qu’eux.

Avec le développement industriel, le cours d’eau est victime de son succès et de la bonne réputation de ses eaux. Elles servent alors aux teintureries, tanneries et autres activités polluantes et leur qualité se dégrade. De plus, les dérivations et autres barrages qui envahissent son lit l’appauvrissent. Des mesures de curetage sont prises trop tard et le 6 avril 1875, le conseil municipal de Lyon adopte la suppression de la Rize dans l’intérieur de la ville, pour assainir le quartier du 3ème arrondissement. La mesure ne soulève aucune protestation et est déclarée d’utilité publique le 16 avril 1880. Depuis 1881, le cours lyonnais de la Rize s’écoule en égout dans le sous-sol de Lyon.

En 1893-1894, la Rize est accusée d’être à l’origine de l’épidémie de fièvre typhoïde qui frappa le quartier des Maisons neuves.

En 1894, le coup de grâce de la Rize est donné lors du creusement du canal de Jonage, dont le cours supérieur est totalement absorbé par l’ouvrage. En 1896, en aval du pont de Cusset, on fait passer la rivière sous le canal par un siphon mais la survie de la rivière est de courte durée. Avec les développements de Lyon et Villeurbanne, l’envasement s’accélère et elle continue à être couverte et enfermée dans des tunnels souterrains pour que les architectes puissent bâtir en surface. La rivière subsiste alors dans la mémoire des anciens et sous forme d’égouts à Lyon.

A Décines, Vaulx-en-Velin et en partie Villeurbanne, elle vit encore sous la forme d’un canal, parallèle à celui de Jonage grâce à un projet intercommunal, baptisé « Les bords de la Rize », réalisé par le paysagiste Pierre Pionchon, au début des années 1990. L’article du Progrès du 17 août 1997, intitulé « La Rize : un traitement de choc », rapporte sa genèse et son objectif réussi : préserver le patrimoine naturel autour de la Rize et aménager un circuit de promenade agréable qui rejoint le chemin de halage. Il est donc possible de se balader au bord de la rivière sur les communes concernées.

Et pour mieux connaître son ancien parcours, consultez la réponse du Guichet sur ce sujet.
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