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comment les fakirs ont-ils débuté?

par pauline13, le 14/03/2012 à 13:23 - 1645 visites

Comment les fakirs ont-ils débuté sans se blesser gravement? (par exemple avec le numéro du couteau dans la gorge ou quand ils marchent sur des braises)

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ah, le 15/03/2012 à 12:01

Bonjour,

Tout d’abord, voici une définition du terme Fakir :
« Fakir, de l'arabe faqīr (pluriel fuqarā'), et derviche, du persan darwīsh (pluriel darwīshān), signifiaient tous les deux « pauvre », au sens commun. Les deux termes ont été appliqués aux membres réguliers des confréries mystiques. Mais le fait que certains de ceux-ci se livraient en public à des jongleries (notamment les Kalandariyya, E.I., 2) et que la plupart avaient fait de la danse (raqṣ) une de leurs activités habituelles explique le sens pris en français par les deux termes. » Source : Encyclopédie Universalis

Le site futura-sciences.com donne un avis scientifique du secret du fakir :

Quel est le secret des fakirs ?
Il est intéressant de noter qu’en anglais « fakir » et « faker » (qui veut dire simulateur) se prononcent de la même façon. Mais les étymologies de ces deux termes sont bien évidemment différentes. Fakir vient de l’arabe et signifie « pauvre ».
En Inde, des associations se sont formées pour lutter contre ces imposteurs présumés, qui convertissent à la religion les villageois ébahis devant leurs prouesses considérées comme des miracles.
En réalité, ces exploits reposent sur une connaissance précise de la physique et de la biologie. Par exemple, n’importe qui peut s’allonger sur un lit de clous, à condition de s’y poser adéquatement et que les clous soient tous de la même taille. La répartition de la masse sur plusieurs points d’appui diminue la pression exercée par chaque clou sur la peau. Impossible pour un clou de pénétrer dans la peau. En revanche, se poser sur un tel lit de façon adéquate requiert de l’entraînement. À ne pas essayer chez soi, donc !


L’ouvrage Les fakirs et leurs secrets d’Yvon Yva (Paris, Gallimard, 1963) explique notamment comment son auteur est devenu fakir. Il explique qu’il s’agit d’une maîtrise de la douleur par la volonté :

Pour lui, « La volonté est le seul remède à la souffrance » (page 13)

Et à une assemblée, bouche bée, devant laquelle il faisait une démonstration, il leur assure que ces derniers peuvent faire les mêmes « tours ». « Et que ce le petit éclopé de jadis réussit aujourd’hui, ils le peuvent le réussir eux aussi, à condition d’éduquer leur volonté » (page 16).

Puis il donne une description de son opération de l’appendice, sans anesthésie, et sans être attaché. Cette opération a été filmée, avec la présence d’un huissier de justice en 1958. Il précise sa préparation quelques jours auparavant :

Page 19 : "D’ailleurs, pour m’entraîner, depuis quinze jours, je m’exerce, je me taillade le bras et la peau du ventre au moyen d’un bistouri. Pour être préparé à cette souffrance. En défense de tressaillir. Je me suis également préparé en esprit. Je me suis répété : qu’est-ce qu’une appendicite ? On vous coupe la peau, les muscles, le péritoine. Avec des instruments extrêmement propres. Pourquoi avoir peur ? Aucun danger.
AU contraire. Ma santé y gagnera.
Vais-je y souffrir ? Mon corps peut-être, mais mon esprit, non. Quand je me tors la cheville, quand je me cogne, quand je me brûle, quand je me pique, quand je me coupe, ça fait mal. Je le supporte avec le sourire, parce que j’élève mon esprit. Alors ? Cette fois ce sera un peu plus long, c’est la seule différence. Voyons la Douleur, si elle n’est pas déformée par la peur, se domine. (…)
(Le chirurgien m’avait recommandé de ne prendre dans les jours précédant l’opération, aucun narcotique, analgésique ou « tranquillisant » pouvant altérer ma volonté et ma résistance à la douleur)."


Puis lors de l’opération, des douleurs d’intensités variées surviennent. Alors il décrit ce qu’il fait :
« Je raisonne ma douleur, je lui parle. Alors que d’autres fermeraient les yeux, se contracteraient, je la regarde les yeux dans les yeux, et de ce fait, comme je n’ai plus peur, je la comprends, je la dissèque, je l’accepte, puis je la domine. Après avoir lentement rempli d’air mes poumons, je sens une force nouvelle naître en moi.» (page 21)

Nous vous conseillons, toutefois, de ne pas tenter de reproduire ces expériences.

Pour finir, voici un site dédié à un fakir célèbre, Ben Ghou Bey.
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