Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Récentes > Economie

Economie

par lili28, le 25/02/2005 à 12:44 - 8289 visites

Qu'appelle-t-on en économie l'effet Fisher?

Réponse de

par gds_cdp, le 26/02/2005 à 14:44

Réponse du service Guichet du Savoir


[i]Fisher (Irving) : Economiste américain (1867-1947), auteur de la formulation la plus classique de la relation entre monnaie et prix.
En proposant la formule la plus aboutie à l'époque de la théorie quantitative de la monnaie, qui explique l'inflation par la quantité excessive de monnaie en circulation, il est un précurseur du monétarisme.
Plus généralement, il a oeuvré au développement de l'économie quantitative par :
* son analyse des choix intertemporels entre consommation et épargne (celle-ci étant appréhendée comme une consommation différée);
* sa théorie du taux d'intérêt comme résultante de l'impatience des épargnants (l'offre) et des opportunités d'investissement (la demande). On lui doit une relation stipulant que, à l'équilibre, le taux d'intérêt nominal doit être égal au taux de profit augmenté du taux d'inflation. [effet Fisher]
La prise en compte des anticipations de l'inflation lui a permis de rendre ces relations d'équilibre de long terme compatibles avec ces déséquilibres conjoncturels d'origine monétaire, et d'en tirer un plaidoyer pour des politiques de stabilisation monétaire.[/i]
source : Dictionnaire de l'économie : A.Z / sous la direction de Pierre Bezbakh et Sophie Gherardi.

Ce que l'on qualifie d' "effet Fisher", c'est la relation qu'il a introduite entre les taux d'intérêt nominaux et l'inflation, les premiers s'accroissant avec la même ampleur que la seconde.

[i]Dans la mesure où une montée de l'inflation est attendue, l'emprunteur et le prêteur peuvent anticiper la redistribution du pouvoir d'achat qui en résultera, en modifiant le taux d'intérêt dû sur le prêt. Ainsi, lorsque les prévisions font état d'une hausse de l'inflation, le prêteur exigera un taux d'intérêt nominal plus élevé afin de couvrir la dégradation prévue de son pouvoir d'achat provoquée par l'inflation.

Selon « l'effet Fisher »,[/i] (...)[i] l'emprunteur et le prêteur peuvent protéger le taux d'intérêt réel encaissé sur un prêt - à savoir, le prix qui tient compte de l'équilibre entre l'offre et la demande de capitaux - des effets d'une hausse attendue de l'inflation en faisant évoluer le taux nominal en fonction de l'inflation.

Il convient d'appliquer la formule suivante :

r = R + p

où r représente le taux d'intérêt nominal à court terme, R le taux d'intérêt réel correspondant et p le taux d'inflation attendu sur la durée du prêt.[/i]

source : L'art de la finance : prévoir l'évolution des taux courts, WALTER N. TOROUS, Les Echos.

Vous pouvez en complément consulter les ouvrages de macroéconomie disponibles au département Société de la Bibliothèque de la Part Dieu, nombre d'entre eux consacre un article à l'effet Fisher.
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact