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Bruits roses

par tpesommeil, le 12/12/2016 à 09:23 - 7498 visites

Bonjour

Nous effectuons des recherches sur les objets connectés agissant sur le sommeil par simulation auditive (le DREEM particulièrement).
Nous souhaiterions avoir des renseignements sur les bruits roses, et sur leur rôle dans la synchronisation de l'activité cérébrale.
Comment ces bruits agissent-ils sur le cerveau pour nous aider à mieux dormir par exemple.

Merci d'avance

Réponse du Guichet du savoir

par bml_san, le 14/12/2016 à 16:03

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Vous démarrez des recherches relatives à votre TPE et nous vous en félicitons.
Cet exercice doit vous initier à la démarche de recherche en santé, c’est donc à vous et non au Guichet du savoir d’effectuer vos recherches. Pour ce faire, nous vous engageons à consulter les dossiers que nos équipes ont rédigés pour vous : Réaliser un TPE


Nous vous indiquons cependant quelques pistes pour vos recherches :

Sur le site passeportsanté.net : :

« Dans les différentes zones du cerveau, l'influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s'activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s'activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.

L'intensité de l'activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) - un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l'EEG est plat, c'est qu'il n'y a pas d'activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en 4 ou 5 fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :
• Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêves.
• Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.
• Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l'éveil calme.
• Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».
• Il arrive aussi qu'on parle d'ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d'une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de résolutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent influencer le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c'est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l'unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d'atteindre ces résultats en un rien de temps.

En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché. Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourraient graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l'influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l'EEG par des ondes d’une plus grande amplitude. »

A compléter avec Wikipédia et lecerveau.mcgill.ca

Des explications scientifiques de l’université Lyon 1 autour du sommeil et de l’inserm sur les recherches en cours :

"La connaissance des mécanismes du sommeil a progressé au cours des dernières années grâce à de nouvelles techniques : imagerie cérébrale notamment l’IRM fonctionnelle, enregistrement de l’activité cérébrale grâce à des électrodes implantées, marqueurs d’activation neuronaux qui permettent d’identifier la nature des neurotransmetteurs impliqués. Ces éléments combinés aident à reconstituer progressivement les réseaux actifs pendant le sommeil lors des différents stades. Bientôt, de nouvelles techniques permettront d’aller plus loin, notamment l’optogénétique qui permet "d’allumer" ou "d’éteindre" des neurones sur commande et d’observer leur rôle."

Fonctionnement des unités du sommeil à l’institut sommeil et vigilance :

Quels examens fait-on dans une unité de sommeil ?
– une polysomnographie : il s’agit d’un enregistrement de votre sommeil au cours de la nuit ou d’une nuit et d’une journée. Elle peut se faire en hospitalisation sur une nuit, voire deux L’infirmier ou le technicien mettra en place la matériel dans l’après-midi ou la soirée. Il collera de petites électrodes après avoir nettoyé la peau du visage et du crâne ; celles-ci sont reliées à un dispositif d’amplification car elles recueillent l’activité électrique émise par le cerveau, or celle ci est de très faible amplitude. De même, le tonus musculaire est mesuré au niveau du menton et les mouvements des yeux sont enregistrés. D’autres capteurs seront installés sur d’autres parties du corps et fixées avec du sparadrap : la poitrine pour enregistrer l’activité cardiaque, la respiration ; au niveau des narines pour mesurer le flux d’air, des doigts ou du lobe de l’oreille pour l’oxygène, des jambes…rien n’est douloureux, il est possible de bouger au cours du sommeil. Cependant ces capteurs sont en règle fragiles et il ne faut en aucun cas tirer dessus pour les retirer sans l’aide de la personne qui surveille la nuit. "

Par rapport à l’objet connecté DREEM faite par la société RYTHM :

- un article du figaro.fr

"Cependant, avec ce bandeau, il ne s'agit pas de plus ou moins dormir que d'habitude mais de dormir mieux. Car nous ne sommes pas tous égaux face au besoin de sommeil. Il ne va pas non plus permettre de s'endormir plus vite, bien qu'il soit possible de programmer des sons relaxants (bruits de la mer, chants d'oiseaux, feu,...) avant de trouver Morphée. Garantir une bonne qualité du sommeil, voilà tout l'enjeu. Et cette qualité est due, pour grande partie, à la performance de notre phase de sommeil profond.
Comment faire? Pas question, bien sûr, de se coller sur la tête un appareil de polysomnographie du type que l'on trouve dans un hôpital ou une clinique du sommeil. Impossible pour un particulier de se barder de 40 à 50 électrodes collées avec du gel et de relier le tout à un ordinateur externe. Il a donc fallu à la start-up réduire le nombre de capteurs et intégrer un micro-ordinateur à un simple bandeau à positionner autour de sa tête.
Il va ainsi analyser l'activité cérébrale, la décrypter et, au travers de stimulations sonores synchronisées transmises par conduction osseuse (donc sans écouteurs dans les oreilles) au cerveau, améliorer la qualité du sommeil. Ces impulsions sonores vont induire du sommeil profond grâce à la diffusion d'ondes lentes. On parle de stimulation cérébrale. Plus longue sera la phase de sommeil profond, meilleure sera la récupération.

Élément important, la partie électronique du bandeau n'émet aucun wi-fi ou Bluetooth. Autre bonne nouvelle, il n'y a pas, contrairement aux médicaments, d'effets secondaires. Le résultat est instantané. On peut mesurer les résultats dès la première nuit, bien que l'utilisation régulière améliorera ses bienfaits. Attention cependant, il ne s'agit pas d'un dispositif médical, il ne diagnostiquera donc aucune maladie."

- le guide d'utilisation du dreem


Concernant les "bruits roses" sur wikipédia.

"En fait, vous et moi, tous les êtres humains ont ceci en commun: l'effet apaisant des bruits roses. Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi, le fait d'écouter le son de votre chat qui ronronne, le bruit de la pluie, des vagues de l'océan, le vent bruissant dans les arbres faisant chanter les feuilles etc.. avait un effet apaisant? parce que chacun de ces bruits sont "un bruit rose" Kesako? Ce n'est pas un effet de poésie , sur le plan mathématique, un bruit rose est un bruit normalisé qui possède la même énergie dans les bandes d'octaves 125, 250, 500, 1000, 2000 et 4000 Hz.

Sur le plan de la construction de nos maisons, immeubles, le bruit rose est la référence pour caractériser les qualités des structures d’une construction : murs, planchers, façades, menuiseries, toiture, etc
Le bruit ou son rose est une musique de fond, non une musique d'ascenseur attention rien à voir, mais un son dans lequel chaque octave porte le même pouvoir avec une parfaite constante fréquence d'octave . C'est simplement lent et cela régule ainsi nos ondes cérébrales que les scientifiques considèrent être un profond sommeil réparateur. Leprofesseur Jue Zhang de l'université de Pékin a effectuer des tests auprès de volontaires en utilisant ou non ce bruit rose durant leur sommeil ou durant leur sieste et il a été démontré que ceux exposés au "bruit rose" durant leur sommeil, celui-ci avait été plus réparateur , le sommeil nocturne s'en est trouvé accru pour 75% des participants, ce doux ronronnement dans notre cerveau durant notre sommeil permettrai d'éviter les réveils nocturnes, de se sentir fatigué au réveil ou d'être tendu durant la journée et soulagerait les acouphènes, il rétablit donc notre confort auditif. Le Dr Robert C. Fifer directeur de l'audiologie et de la parole à l'université de médecine Miami, département pédiatrie a basé ses recherches sur l'impact du son, l'environnement sonore sur les nourrissons et fait remarquer que les sons comme les couleurs couvrent un large spectre pouvant influencer notre comportement, le bruit rose favorisait l'arrêt des pleurs de bébé. "

En anglais :
- Le bruit rose: effet sur la synchronisation de la complexité de l'activité cérébrale et la consolidation du sommeil
- Effets d'induction de sommeil d'un bruit rose constant de 60 dB
- Effets de la stimulation auditive-éveil prolongée sur la synchronisation de l'électroencéphalogramme et la cohérence corticale au cours du sommeil lent
- une présentation du dreem par Hugo Mercier, un des responsables de la société DREEM



Une sélection de documents autour du cerveau et du sommeil et un livre que nous allons acquérir !

Bon courage pour vos recherches !

Cordialement,

L’équipe Cap’Culture Santé.
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