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Les métiers présent le long du Rhône à Lyon au XIX ème

par Maxi, le 21/06/2017 à 16:00 - 2684 visites

Bonjour,

Je souhaiterais savoir s'il y a, des ouvrages présentant précisément les métiers que l'on peut retrouver à Lyon au bord du Rhône?
J'ai trouvé des informations sur les bains Maderni, et également sur d'autres corps de métiers mais sur la Saône à une période antérieure.
Disposez-vous par exemple d'informations sur les tanneurs, bateliers, haleurs de Lyon au XIX ème?( Eléments biographiques, anecdotes, usage du fleuve, abandon progressif de ce type de métier par l'émergence du chemin de fer...).

Je vous remercie par avance,

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 23/06/2017 à 15:59

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,

Voici certaines informations, concernant les métiers que l’on pouvait trouver à Lyon au bord du Rhône au XIXe siècle, citées dans le document Sujets bateaux : embarcations sur le Rhône et la Saône en région lyonnaise de Romain Charbonnier.

L’un des derniers bacs à traille en activité à Lyon reliait le quartier de Gerland à celui de Perrache. Il est remplacé dès 1914 par le pont des Abattoirs auquel succédera le pont Pasteur.

Les bateaux-moulin avec roues à aubes étaient amarrés à la rive et utilisaient le courant du fleuve pour faire tourner leur roue hydraulique à palettes, entraînant ainsi la meule. Pendant la première moitié du XIXe siècle, ils étaient alignés devant le cours d’Herbouville ainsi que devant l’hôpital Notre Dame de la Charité à Lyon où étaient construits les greniers à blé. Le 29 juin 1854, pendant une crue du Rhône, l’un de ces moulins se détacha de la rive et détruisit le pont Saint Clair.

Descendre vers les fleuves pour nettoyer le linge familial était une pratique courante pour les Lyonnaises dès 1810. Installées dans des bateaux à fond plat appelés plattes, les lavandières lavaient directement au contact de l’eau. Cette activité disparut à partir de 1902 à la suite de l’installation des robinets d’eau sur les éviers et de l’apparition des lavoirs municipaux.
En plus des lavandières les rives étaient utilisées par beaucoup de teinturiers. Au bord du Rhône se trouvaient aussi les triperies municipales et la grande boucherie de l’Hôtel-Dieu, ainsi que des poissonniers.

Les bèches sont connues à Lyon pour avoir été, avant que n’apparaissent les bateaux de bains, les premières écoles de natation. Dès 1840, deux barques de sauveteurs sont installées près des ponts Morand et de la Guillotière car le nombre de noyades est élevé. La Municipalité va même interdire la baignade à l’intérieur de Lyon sauf dans des bassins couverts d’où l’apparition des bateaux-piscine ou établissements de bains. Un bateau était d’ailleurs amarré en aval de la passerelle du Collège, dans le sixième arrondissement.

On peut trouver de nombreux chantiers de construction fluviale dans le quartier de la Mouche. Ainsi l’industriel Michel Félizat s’implante dans ce quartier construisant des bateaux destinés aussi bien au transport de marchandises qu’à celui de passagers. En 1862, la Compagnie des bateaux à vapeur omnibus est créée ainsi que la première ligne de transports urbains fluviaux de France.

Il y avait aussi sur le Rhône des bateaux à vapeur dont la spécificité était de racler le fond de l’eau pour en remonter le sable et les graviers facilitant ainsi l’utilisation des voies navigables et permettant la construction de quartiers lyonnais comme Montchat. Les « tireurs de sable » appelés plus tard les « ouvriers dragueurs » avaient installé leur chantiers sur les bords du Rhône.

Dans le document Fleuves et territoires nous trouvons à la page 46 un croquis intitulé "les usages de la rive à Lyon (vers 1750-vers 1780)" indiquant les activités sur les deux rives de la Saône et la rive droite du Rhône. Nous voyons qu’il y avait en plus des ports, des usines, des plattes, des bains, des abreuvoirs. Les ports servaient au débarquement et embarquement des voyageurs empruntant coches et diligences sur le Rhône, permettaient l’approvisionnement en blé, en vins, bois de chauffage, de tuiles, pierre de taille…. Ils sont aussi des lieux de stockage des denrées et matériaux et font fonction d’abreuvoirs pour les chevaux et mulets. Nous pouvons penser que les mêmes activités existaient encore quelques dizaines d'années plus tard.

Pour avoir d’autres informations, et peut-être trouver des anecdotes, vous pouvez consulter :
- La mémoire du Rhône de Guy Dürrenmatt,
- L'homme et le Rhône de Daniel Faucher,
- Le Rhône autrefois de Guy Dürrenmatt,
- La vie lyonnaise autrefois, aujourd'hui d’ Emmanuel Vingtrinier,
- Hommage aux mariniers du Rhône de Martine Fournier et Pierre-Claude Tracol.
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