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Bluetooth

par Pim's, le 08/02/2018 à 17:01 - 1624 visites

Bonjour,

j'ai une montre connectée à mon portable en bluetooth.

J'ai peur des ondes du coup, je me demande tout d'abord si les ondes bluetooth sont nocives ?

Enfin j'aimerais savoir si lorsque mon portable n'est pas en bluetooth, ma montre émet quand même des ondes pour rechercher comme un mobile emet des ondes sans arrêt pour rechercher du réseau ?

Merci

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 10/02/2018 à 12:43

Bonjour

La technologie Bluetooth se définit de la manière suivante :

« Comme les réseaux locaux filaires, mais avec des débits inférieurs, les réseaux personnels sans fil, ou WPAN (wireless personal area network), servent à relier des machines distantes de quelques dizaines de mètres. Ils relient par exemple des périphériques à un ordinateur ou deux ordinateurs très peu distants. Plusieurs technologies de WPAN coexistent à ce jour. Bluetooth (IEEE 802.15.1) en est un exemple : lancé par Ericsson en 1994, ce standard offre un débit maximal de 1 Mbit/s sur une trentaine de mètres. Très peu gourmand en énergie, il est particulièrement adapté à un usage domestique (connexions pour imprimantes, téléphones portables, appareils domestiques, assistant personnel ou PDA – personal digital assistant –, etc.). »
Source : « Réseaux informatiques », article de Danièle Dromard et Dominique Seret paru dans l’Encyclopædia Universalis, accessible à distance aux abonnés à la Bibliothèque municipale de Lyon, et sur place pour tous.

« Norme de communication par ondes radio avec un rayon d'action de un à cent mètres suivant les appareils, développée par le Bluetooth SIG. Elle est utilisée avant tout sur les téléphones mobiles, les oreillettes sans fil et les assistants personnels. Norme permettant de relier deux appareils par une connexion radio dans un rayon de 10 à 100 m, et ce, sur la bande radio des 2,4 GhZ. Elle est destinée à remplacer à terme les liaisons infrarouges. »
Source : article Bluetooth sur le site futura-sciences.com.

Les avis divergent concernant la nocivité des ondes Bluetooth :

Extrait de l'article Bluetooth ? Risqué, mais pas trop ! paru sur le site lesoir.be (avril 2017) :

"Nous avons demandé l’avis de deux médecins ORL spécialisés en audiophonologie, mais aussi d’un ingénieur français, Carl de Miranda, diplômé de Polytechnique et de l’École supérieure d’électricité. Selon ce dernier, il apparaît qu’au niveau de la puissance d’émission, seul le Bluetooth de classe 1, avec une portée de 100 mètres, est aussi puissant qu’une borne wi-fi. Un appareil Bluetooth de classe 2 a une puissance 40 fois inférieure au précédent, avec 10 à 20 mètres de portée. Quant à celui de classe 3, sa puissance est maximum 100 fois inférieure à celui de classe 1, avec une portée inférieure à 10 mètres. « Repérez donc toujours la classe de Bluetooth de l’appareil : n’utilisez pas de classe 1, conseille l’ingénieur. Et respectez aussi une distance minimum avec l’appareil connecté Bluetooth : plusieurs mètres s’ils sont de classe 1, au moins 1 mètre pour ceux de classe 2 et 50 cm pour celui de classe 3, ce qui exclut donc le contact permanent. » Un conseil qui prend aujourd’hui tout son sens avec l’arrivée sur le marché du « Bluetooth 5 », offrant une plus grande vitesse de transmission, plus de portée et moins d’interférences que son prédécesseur. Mais la puissance du système n’est pas le seul point à tenir à l’œil. En effet, l’un des avantages principaux de Bluetooth, à savoir sa capacité à gérer simultanément de la transmission de données et des appels vocaux, constitue justement, selon Carl de Miranda, un inconvénient majeur sur le plan de la santé. Prenons un appareil auditif. « S’il est essentiellement récepteur, il va recevoir des ondes et amplifier le signal sonore. Mais s’il dispose en plus de la capacité à entrer en relation avec la source d’info pour réajuster la qualité de la réception, il émettra lui-même des ondes. Et là, l’émission d’ondes deviendrait permanente. Il faut donc privilégier les appareils qui émettent uniquement lors des conversations », nous explique l’ingénieur. Pour Carl de Miranda, il importe, avant d’acheter un appareil auditif muni du Bluetooth, de poser trois questions au fabricant : 1º. À quelle classe appartient cet appareil (1, 2 ou 3) ? 2º. Fonctionne-t-il uniquement en mode récepteur ? 3º. Quelle est sa puissance maximale d’émission ?

La question des seuils fait toujours débat : a priori, le Conseil de l’Europe recommande 0,6 volt/mètre et préconise d’arriver à 0,2 volt/mètre. L’OMS, après plusieurs années d’études, est arrivée à la conclusion que « malgré de nombreuses recherches, rien n’indique pour l’instant que l’exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité soit dangereuse pour la santé humaine ». « L’OMS a un discours évolutif, remarque l’ingénieur. En 2011, elle classait les ondes électromagnétiques dans sa catégorie « cancérigène possible ». En mettant en évidence le risque de tumeur au cerveau (par augmentation de la température de celui-ci) en cas d’exposition directe prolongée. Elle a tendance à minimiser les risques quand elle n’en a pas la preuve. » Quoi qu’il en soit, le risque d’être affecté par les ondes Bluetooth est largement moindre que celui que l’on court avec les ondes émises par les téléphones mobiles (entre 900 et 1.800 mégahertz) qui se retrouvent tout en haut de la pyramide des micro-ondes, suivis de près par les baby-phones, les stations pour téléphone portable et les antennes-relais. Le Pr Philippe Lefèbvre, chef du service ORL (CHU Liège Sart Tilman), et le Dr Laurent Demanez, secrétaire général du Bureau International d’Audiophonologie (CHU Sart Tilman), partagent cet avis : « La technologie sans fil Bluetooth ne constitue pas vraiment un danger pour la santé, estime le Pr Philippe Lefèbvre. S’il y avait vraiment un problème, nous aurions assisté à une recrudescence des tumeurs cérébrales, or ce n’est pas le cas. Il y a aussi un milliard de GSM en circulation : s’il y avait eu une augmentation du nombre de cancers du cerveau, ça se saurait ! Cinq à dix ans seraient nécessaires pour le remarquer… » Le Dr Laurent Demanez, quant à lui, explique que les fréquences des ondes radio sont assimilables aux ondes FM, c’est-à-dire non toxiques. « Chaque firme a son standard. Les systèmes avec fil ont de toute façon tendance à disparaître. Mieux : le système Bluetooth permet aux personnes qui ont un appareil auditif de pouvoir tenir leur smartphone éloigné de leur tête : en cela, on peut donc même dire qu’ils réduisent le risque d’exposition directe prolongée à des ondes plus puissantes. »

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) émet un avis relativement modéré dans l’article Radiofréquences, téléphonie mobile et technologies sans fil, mis à jour en novembre 2017 :
« L’ensemble des effets sanitaires potentiels des radiofréquences, cancérogènes ou non, a été étudié et leurs niveaux de preuve ont été classés, sur la base d’une méthode d’évaluation inspirée de celle du centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les conclusions de l’évaluation des risques publiés en 2013 ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés. Certaines publications évoquent néanmoins une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables. Les conclusions de l’expertise sont donc en cohérence avec le classement des radiofréquences proposé par le CIRC comme « cancérogène possible » pour les utilisateurs intensifs des téléphones mobiles. […]
Compte tenu de ces éléments, il n’apparaît pas fondé, sur une base sanitaire, de proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition pour la population générale. »

Le dernier « rapport d’expertise collective » sur le sujet, publié par l’ANSES, intitulé Radiofréquences et santé (pdf) date d’octobre 2013. La section « Exposition liée aux objets communicants » (p.116 du document) évoque les objets connectés :
« Ces applications non «télécoms» se caractérisent par des besoins moins «gourmands» en bande passante et en puissance que la téléphonie (les capteurs sans fils sont conçus pour consommer le moins d’énergie possible). Les réseaux de capteurs sans fils ou les communications «machine à machine» opèrent à des niveaux de puissance faibles, ne nécessitant pas de sophistication technologique, notamment pour garantir une autonomie énergétique des éléments du réseau la plus longue possible. Cette approche technologique «rudimentaire» se traduit aussi par un rayonnement électromagnétique plus faible. Il est donc raisonnable de penser que l’exposition de ces objets communicants est très faible. Il faut citer comme application très particulière d’objets communicants les capteurs Bluetooth placés dans des couches pour bébé, permettant ainsi de prévenir les parents en cas de fuites. Bien que le niveau d’exposition soit faible, elle peut être assez longue. »
Ce rapport souligne aussi la dangerosité moindre du kit oreillette Bluetooth par rapport au kit main libre classique qui implique une exposition accrue aux ondes émises par le téléphone portable :
« Il existe dès aujourd’hui des dispositifs pour réduire l’exposition, par exemple le kit oreillette pour téléphone mobile grâce auquel l’exposition à la tête peut être réduite. Les expérimentations montrent d’ailleurs un gain supérieur dans la réduction de l’exposition avec le kit oreillette Bluetoothpar rapport au kit main libre (le rapport des puissances maximales émises entre un téléphone mobile et un émetteur bluetoothest de 1 pour 2000) ». (p.104 du pdf)

L’association Robin des Toits, qui se présente comme « l’association nationale pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil », publie des articles beaucoup plus alarmistes, comme celui-ci intitulé Wi-FI / Bluetooth / DECT : pourquoi c'est dangereux ? - désactiver le Wi-fi et informer vos voisins par une affichette. Cette association semble s’appuyer sur des études différentes de celles de l’ANSES.

D’autres articles issus de la presse généraliste ou spécialisée proposent un avis mesuré concernant la nocivité du Bluetooth :
- Les ondes téléphoniques, Wifi, et bluetooth sont-elles dangereuses ?, article paru sur le site begeek.fr (février 2016)
- Téléphonie mobile, Wi-Fi, bluetooth... : faut-il avoir peur pour notre santé ?, article paru sur le site du Progrès (février 2017)

Ressources utiles :
- Les ondes nocives / Jacques Mandorla (2016). Résumé : « Ce livre, après avoir analysé les différentes ondes auxquelles nous sommes exposés, fait le point sur leurs éventuels risques pour la santé en s'appuyant sur des études scientifiques et des faits relayés dans la presse. Il présente les différents moyens de s'en protéger. Richement illustré, cet ouvrage est le plus complet sur le sujet. »
- Au coeur des ondes : les champs électromagnétiques en question / Fabien Ndagijimana, François Gaudaire (2013). Résumé : « Les auteurs, ingénieurs, expliquent les principes de fonctionnement des applications utilisant les ondes électromagnétiques (téléphone mobile, émetteurs wifi, radiodiffusion, etc.) afin de faire mieux comprendre les mécanismes en jeu et d'appréhender les risques éventuels liés à l'exposition des personnes. »
- Des trains d'ondes dans l'habitation / Delphine Viandier Francru (2013). Résumé : « Après avoir présenté les notions théoriques des ondes électromagnétiques, l'ouvrage explique les phénomènes physiques intervenant dans les appareils produisant des ondes avec lesquelles nous cohabitons tels que le four micro-ondes, les modes d'éclairage, le téléphone sans fil et le wi-fi. L'ouvrage fournit également des exercices avec corrigés. »
- Champs électromagnétiques, environnement et santé / sous la direction de Anne Perrin, Martine Souques (2010). Résumé : « Nombre d'idées fausses circulent sur les effets des rayonnements non ionisants sur notre santé. Elles conduisent à une simplification excessive, à des amalgames fâcheux ou à une analyse parfois orientée des données. Les effets peuvent être alors exagérés ou plus grave, minimisés. Les auteurs de cet ouvrage (médecins, ingénieurs ou chercheurs) se sont attachés à fournir au public une information scientifique validée, facilement compréhensible et raisonnée sur les champs électromagnétiques et leurs effets biologiques et sanitaires. »

Nous vous invitons à consulter les réponses du Guichet du savoir aux questions suivantes relatives au bluetooth :
- Emission ondes Wi-fi (2015)
- Influence du vent sur les ondes ? (2013)
- Bluetooth (2010)
- Téléphones portables - WiFi - Bluetooth (2008)

Bonne journée

Réponse de Pim's

par Pim's, le 10/02/2018 à 21:17

N'ayant pas reçu de réponse sur ce point je pose ma question de nouveau.

J'ai une montre connectée en Bluetooth à mon smartphone.
Il n'y a pas de bouton pour déconnecter la montre du bluetooth.

J'aimerais savoir si mon smartphone n'est pas connecté au bluetooth, si la montre émet des ondes pour rechercher une liaison comme le fait un téléphone avec le réseau même si on appel pas ?

Ou si le fait que le smartphone est déconnecté la montre l'est de fait sans aucune émisison d'ondes ?

J'espère que ma question est un peu plus claire.

Merci

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 13/02/2018 à 11:31

Bonjour,

Tout d'abord êtes-vous certain.e que vous ne pouvez pas mettre votre montre en mode avion ?
Il existe plusieurs types de montres connectées. À quelle classe de bluetooth appartient votre montre ? Certaines montres peuvent se connecter en bluetooth, d'autres peuvent aussi se connecter au Wi-fi de manière autonome...
Quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas en mesure de vous dire si votre montre émet en permanence des ondes. Nous vous conseillons de contacter le fabricant pour en savoir plus.

D'après les documents que nous avons consultés, ce serait plutôt les ondes provenant du téléphone portable qui pourraient potentiellement être nocives. Les ondes pouvant être émises par votre montre sont extrêmement faibles.
C'est en tout cas ce qui est rapporté dans un article du New-York Times publié en mars 2015.
Cet article met toutefois en cause la dernière génération d'objets connectés qui intègre une connectivité cellulaire, les objets dits "autonomes".

Par exemple, la montre Apple watch 3 dispose désormais d'une carte SIM virtuelle lui donnant accès au réseau cellulaire. Grâce à cette connexion 4G, l'Apple Watch devient un produit totalement autonome, bien plus qu'un simple périphérique de l'iPhone. Cette connectivité va permettre aux possesseurs d'Apple Watch Series 3 d'envoyer et répondre à des SMS, passer des coups de téléphone, écouter de la musique en streaming, solliciter Siri ou suivre un itinéraire directement sur leur montre, indépendamment de l'iPhone.
source : Apple Watch 4G : qu'est-ce que la carte eSIM qui l'affranchit de l'iPhone ?

Voici quelques extraits traduits de l'article en question :

" Le Dr Joseph Mercola, un médecin spécialiste en médecine douce qui a beaucoup écrit sur les effets néfastes potentiels des téléphones cellulaires sur le corps humain, a déclaré que tant qu'un objet connecté ne dispose pas d'une connexion 3G, les effets néfastes sont minimes.
"Le rayonnement vient vraiment de la connexion 3G sur un téléphone portable, donc des appareils comme le Jawbone Up et Apple Watch devraient être OK", a déclaré le Dr Mercola dans une interview téléphonique. "Mais si vous achetez une montre avec une puce cellulaire intégrée, vous avez un téléphone portable attaché à votre poignet." Et cela, dit-il, est une mauvaise idée.
(L'Apple Watch utilise le Bluetooth et le Wi-Fi pour recevoir des données, et les chercheurs affirment qu'il n'y a aucun préjudice causé par ces fréquences sur le corps humain.) Les objets connectés équipés de connexions 3G ou 4G, y compris le Samsung Gear S, pourraient être plus nocifs. Bien que cela n'a pas été prouvé, Apple a refusé de commenter cet article, et Samsung n'a pas pu être joint pour commenter.)
source : The Health Concerns in Wearable Tech / NICK BILTON - New-York Times - MARCH 18, 2015

Les propos tenus dans cet article ont été démentis et nuancés le lendemain : [Flash] Le New York Times fait marche arrière et dément le lien entre objets connectés et cancer tout en indiquant toutefois :
" Nick Bilton, rédacteur de l’article, a reconnu qu’il n’aurait pas dû s’appuyer sur les dires du Dr Mercola et que des informations supplémentaires à son sujet auraient dû être dévoilées.
Car même si ses thèses ne sont pas prouvées scientifiquement, il ne s’agit pas non plus de dire que les objets connectés ne présentent aucun risque pour la santé. On sait déjà qu’une forte exposition aux ondes électromagnétiques peut à la longue devenir nocive. "
source : objetconnecte.net

Bonne journée.
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