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Quel peuple le plus gourmand de poisson ?

par Hazem, le 23/02/2019 à 16:42 - 1427 visites

Bonjour,
Manger du poisson ou fruits de mer rend vraiment intelligent ?
Merci beaucoup.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 25/02/2019 à 12:55

Bonjour,

Nous vous rappelons tout d’abord que selon notre charte d’utilisation chaque message « ne doit comporter qu'une seule question », merci d’en tenir compte à votre prochaine visite. Nous allons toutefois répondre à vos deux questions pour cette fois.

D’abord, selon notre-planete.info, « Les nationalités qui mangent le plus de poissons sont : les Coréens (78,5 kg par habitant), les Norvégiens (66,6 kg), les Portugais (61,5 kg), les Birmans (59,9 kg), les Malaysiens (58,6 kg) et les Japonais (58 kg). »

Cela fait-il des Coréens, Norvégiens et Portugais des modèles d’intelligence, pour en venir à votre seconde question ? Rien n’est moins sûr, mais l’apport régulier de certaines substances contenues dans le poisson et les fruits de mer (mais pas exclusivement) contribue à éviter des retards de développement de votre cerveau, ou à en ralentir la détérioration. Parmi ces substances, les fameux omégas 3 :

« Le poisson renferme en effet deux formes actives d'omégas 3 (03), ces acides gras dits polyinsaturés fournis par les habitants des mers et des rivières : l'eicosapentaénoïque (EPA) et le docosahexaénoïque (DHA), qui ont un précurseur, l'acide alpha linolénique (ALA), présent aussi dans certains végétaux comme le lin. Ces fameux acides gras sont dits essentiels, car indispensables à notre organisme, qui ne peut les fabriquer lui-même et doit les trouver dans l'alimentation. Les omégas 3 ont connu un vif succès à partir des années 1990 : des études parues dans la revue médicale britannique The Lancet dès 1976 montraient que les pays grands consommateurs de poisson (Japon, Groenland) ont des taux de mortalité cardio-vasculaire et de dépressions graves plus bas que leurs voisins.

Les omégas 3 jouent en effet un rôle essentiel dans le développement et le fonctionnement du cerveau en participant à la structure des terminaisons nerveuses et des membranes des neurones. Ils contribuent aussi à sa bonne irrigation sanguine, EPA et DHA améliorant la fluidité du sang et l'élasticité des vaisseaux. Ils limitent ainsi l'agrégation des plaquettes, ces cellules sanguines qui peuvent fusionner et entraîner la formation de caillots, et l'athérosclérose — c'est-à- dire le rétrécissement des artères par dépôt de cholestérol. Ces deux phénomènes sont impliqués dans l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral (AVC). »

(Source : sciencesetavenir.fr)

Une autre de ces substances est l’iode. Naturellement présente dans le sel de mer, et donc dans tous les produits de celle-ci, l’iode est indispensable à la production des hormones T3 et T4, « impliquées notamment dans la régulation du métabolisme de base des cellules de l'organisme », selon futura-sciences.com. Une carence en iode peut provoquer l’hypothyroïdie, « une diminution des sécrétions des hormones thyroïdiennes » :

« Autrefois, la principale cause d'hypothyroïdie était la carence en iode, élément indispensable à la production de ces deux hormones. Dans certaines régions, elle entraînait des retards de développement mental lorsqu'elle apparaissait tôt dans la vie : on parlait alors de crétinisme. L'introduction systématique du sel iodé dans l'alimentation a fait très fortement reculer l'incidence de la maladie dans les pays développés. »

Il est à noter que selon des recherches en cours, la carence en iode serait la cause de retards mentaux non seulement des individus concernés, mais aussi de leur descendance, surtout lorsqu’elle se combine à la présence de perturbateurs endocriniens :

« Pour le docteur italien Francesco Vermiglio, […] plus les femmes enceintes sont carencées en iode – oligoélément présent notamment dans le poisson ou dans le sel –, plus elles risquent de donner naissance à des enfants souffrant d'hyperactivité, de troubles de l'attention, mais aussi d'un faible QI. Barbara Demeneix ajoute quant à elle une deuxième explication : alors que les carences en iode s'accentuent, les perturbateurs endocriniens – notamment le brome, le chlore, et le fluor – bloquent l'assimiliation de l'iode par la thyroïde des femmes enceintes, qui ne fabrique ainsi plus d'hormone thyroïdienne, pourtant essentielle au développement cérébral de leur fœtus. »

(Source : lepoint.fr)

Bonne journée.
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