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Pourquoi des fleurs si multiplication par bulbe?

par 7erence, le 12/10/2019 à 21:10 - 137 visites

Bonjour,
Pouvez-vous nous expliquer pourquoi les plantes qui se multiplient par bulbes fleurissent également (ex. safran) ?
Merci.
7erence.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 14/10/2019 à 14:30

Bonjour,

Comme nous l’expliquions dans une précédente réponse sur les plantes à bulbe, le bulbe ou rhizome sert uniquement à la reproduction végétative (asexuée) produisant des clones génétiques, alors que les fleurs et les graines (reproduction sexuée) permettent de créer de nouveaux individus dotés de leurs propres gènes. La reproduction végétative est intéressante pour constituer rapidement une population importante à partir d’un seul individu, mais la reproduction sexuée reste indispensable pour la survie de l’espèce, car la diversité génétique lui permet de se défendre plus efficacement contre les virus et les maladies, et de résister aux contraintes du milieu. Par ailleurs, les graines et spores permettent une dissémination sur de grandes distances, au contraire de la reproduction végétative :

« Les virus ne sont habituellement pas transmis par les graines. Le semis est un moyen simple d'obtenir des plantes saines. Au contraire, la multiplication végétative propage les virus qui contaminent de nombreuses plantes à bulbes (Gloriosa...) »
Source : iris-bulbeuses.org

« Les graines

– La graine est un être totalement nouveau, créé par la reproduction sexuée entre deux êtres différents et née de la rencontre d’un ovule contenu dans la fleur et d’un grain de pollen venu d’une autre fleur de la même espèce. Cette graine est formée d’un embryon (une plante en réduction qui grandira au moment de la germination) et deux feuilles chargées de réserves (les cotylédons) qui donneront la nourriture nécessaire à la jeune plante avant qu’elle ait développé sa racine pour se nourrir par ses propres moyens.

Les bulbes

– Un bulbe est une pousse souterraine verticale disposant de feuilles modifiées utilisées comme organe de stockage de nourriture par une plante à dormance. Les plantes formant de vrais bulbes sont toutes des monocotylédones.
Le bulbe constitue en fait par définition un bourgeon (organe des végétaux où se développent de nouveaux organes) servant dans l’évolution de végétaux à compenser voire complémenter la reproduction sexuée par graine si les fleurs avortent à cause des conditions de milieu (ex: perce neige, jonquilles, …)
Le bulbe est toujours le même être vivant qui a pris une forme différente en accumulant des réserves dans des feuilles deumeurées courtes et dans la courte tige qui les porte, devenant ainsi capable de résister à l’hiver. Au printemps, ses réserves lui permettront de reprendre sa forme d’été et de fabriquer sa fleur. »
Source : Quelle est la différence entre une graine et un bulbe ? »


« Reproduction des plantes et pérennité de l’espèce

Reproduction asexuée


De nombreuses plantes engendrent des descendants par reproduction asexuée, principalement par multiplication végétative. Certaines utilisent simplement la capacité d’enracinement de leurs organes, réalisant de cette manière un marcottage ou un bouturage. C’est ainsi que de nombreuses plantes à rhizome, comme les roseaux, finissent par se séparer du pied parental vieillissant qui dégénère et disparaît, ou que les feuilles charnues de nombreuses succulentes, comme les cactus du genre Opuntia, peuvent s’enraciner si elles se détachent de la plante mère.
D’autres plantes se multiplient par l’intermédiaire d’organes spécialisés. Par exemple, les plantes à tubercules, comme la pomme de terre, ou à bulbilles, comme l’ail, donnent par ces organes autant de descendants l’année suivante. De même, les plantes à stolons, comme le fraisier, émettent de longues tiges à croissance horizontale rapide capables d’enracinement ; d’autres plantes comme le framboisier produisent des drageons à partir de leurs racines.
Une espèce effectuant une telle multiplication végétative peut très rapidement constituer une population importante à partir d’un seul individu. C’est le cas, par exemple, de la fougère-aigle qui est capable d'envahir tout un sous-bois. Cette population est dite clonale, car tous ses individus possèdent le même génome, mis à part les mutations qui ont eu lieu lors des réplications dans les méristèmes végétatifs. Génétiquement homogène, cette population présente donc l’inconvénient d’être identiquement sensible aux mêmes pathogènes ou aux contraintes du milieu.

Reproduction sexuée

Les plantes se reproduisent de manière sexuée en faisant intervenir successivement deux événements cellulaires complémentaires : la méiose, où une cellule diploïde se divise en quatre cellules haploïdes nommées spores ; et la fécondation, où deux gamètes haploïdes (à n chromosomes) mâle et femelle s’unissent pour former un zygote (cellule œuf) diploïde (à 2n chromosomes).
Méiose et fécondation ne s’enchaînent pas de façon consécutive. En effet, le cycle de développement de toutes les plantes possède deux générations : une génération d’individus diploïdes (correspondant aux plantes feuillées chez les plantes vasculaires) appelés sporophytes car ils produisent des spores par méiose ; et une génération d’individus haploïdes (de taille très réduite), appelés gamétophytes car ils forment des gamètes mâles et (ou) femelles.
Suivant leur lignée, les plantes ne présentent pas les mêmes structures disséminées (grains de pollen, graines ou spores) ni les mêmes modalités de fécondation.
Ainsi, les plantes à fleurs effectuent leur reproduction sexuée intégralement au niveau de leurs pièces florales. Les étamines, pièces mâles de la fleur, émettent des grains de pollen après méiose ; tandis que les carpelles, pièces femelles centrales souvent soudées en un pistil, forment à l’intérieur des ovules, eux-mêmes contenus dans les cavités de l’ovaire, un sac embryonnaire après méiose. Lors de la pollinisation, les grains de pollen sont transportés par un vecteur, le plus souvent le vent ou les insectes. Si un grain de pollen est déposé sur le pistil d’une fleur de la même espèce et non rejeté par ce dernier, il fécondera un des ovules de cette fleur. Les spermatozoïdes potentiels contenus dans le grain de pollen sont acheminés, par l’intermédiaire d’un tube pollinique s’allongeant dans le pistil, jusqu’au sac embryonnaire où ils fécondent les gamètes femelles. Sitôt la fécondation effectuée, un ovule se transforme progressivement en une graine dans laquelle se développe la nouvelle petite plante issue de la fécondation et s’accumulent des réserves énergétiques. Lors de leur maturation, la plupart des graines subissent une déshydratation qui entraîne un métabolisme ralenti et une résistance au gel en particulier. Les graines de nombreuses espèces entrent également en dormance, un état d’inaptitude à germer même si les conditions extérieures sont favorables. Parallèlement, la fleur fane et son pistil se transforme en fruit qui, selon les espèces, devient charnu ou sec, et s’ouvre spontanément à maturité (on dit qu’il est déhiscent) ou reste fermé (indéhiscent). Les graines sont ensuite disséminées seules ou avec le fruit, ce dernier pouvant augmenter les chances de dissémination. Puis, si les conditions deviennent favorables et que les dormances éventuelles sont levées, une graine germe par hydratation puis développement de la jeune plante qu’elle contient, grâce à l’utilisation des réserves jusqu’à son autotrophie.
D’autres lignées de plantes, comme les fougères ou les mousses, nécessitent pour leur fécondation la présence d’eau liquide car leurs spermatozoïdes nagent dans le milieu extérieur, grâce à des flagelles, jusqu’aux gamètes femelles qui restent inclus dans l’organisme maternel. Ces plantes émettent dans le milieu aérien, après méiose, des spores qui sont ensuite disséminées par le vent. Ces spores, cellules légères et résistantes, redonnent après germination une nouvelle plante haploïde qui, elle, donnera des gamètes.
La reproduction sexuée présente certains avantages : une dissémination de l’espèce sur de grandes distances, par les graines ou les spores, et des descendants qui possèdent chacun un génotype unique, grâce aux recombinaisons génétiques de la méiose et à la rencontre aléatoire des gamètes, d’autant plus si la fécondation est croisée (les deux parents apportant des allèles potentiellement plus variés que lors d’une autofécondation). »
Source : universalis-edu.com


Bonne journée.
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