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Soucieu en Jarrest

par Vervenne, le 07/12/2019 à 16:14 - 659 visites

Bonjour, j'aimerais savoir où trouver des informations sur la construction des maisons de veloutiers au XIXè siècle à Soucieu en Jarrest ? Qui finançait les constructions, quels étaient les propriétaires, quelles configurations avaient les appartements... etc.. Savez-vous où je peux trouver de la documentations sur ces questions ?

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 10/12/2019 à 10:24

Bonjour,

Voici quelques précisions sur les veloutiers de que nous trouvons dans une publication de la mairie de Soucieu :

« «Les bistinclins»
Dans toutes les rues, on entend leur claquement sec; le «bistanclac» (véritable onomatopée) d'où on tirera finalement le sobriquet des Jarréziens : les «Bistinclins».
Les maisons hautes sont conçues pour gagner de la lumière dans leur dernier étage. C’est là qu’on entrepose les métiers à tisser. Soucieu en Jarrest compte en 1896, 403 maisons pour 1665 habitants, 446 veloutiers, 343 cultivateurs, 11 instituteurs, 8 boulangers, 8 cafetiers cabaretiers, 8 cordonniers, 6 maréchaux-ferrants. On travaille dans son village. »
Source : Soucieu d’antan et d’aujourd’hui ou l’histoire inachevée d’un village, mairie de Soucieu-en-Jarrest


L’ouvrage de Jacques Rivoire, Soucieu-en-Jarez et ses environs : étude historique, folklore régional de Mornant à Vaugneray, évoque la présence importante de tisserands à partir de 1750 et jusqu’à la fin du XIXe siècle, mais sans fournir plus de précisions sur leurs maisons et leur construction :

« Soucieu, jusque vers 1900, fut un pays de tisserands. Dans toutes les rues, au Perron, vers l’église, à la Flette, au Pillot, on entendait le claquement sec des métiers à tisser ; il y en avait plusieurs centaines dans le pays. C’étaient les tisserands qui donnaient sa vraie vie au village : chaque jour vers midi, les métiers s’arrêtaient, les canuts quittaient l’atelier et descendaient l’écuelle à la main, manger la soupe en plein air devant la maison. Deux ou trois fois par an, ils partaient pour Lyon rendre leur pièce de velours ; le départ se faisait en bandes, vers les cinq heures du matin, avec la pièce sur l’épaule. On enfilait les chemins de traverse pour gagner vite la grande ville, on s’arrêtait aux croisées des chemins pour s’essuyer le front et vider la bouteille, et le soir on rentrait content, avec quelques pièces d’argent dans le gousset, et de l’ouvrage pour longtemps.
A partir de dix-neuf cents, l’artisanat fut en déclin ; les métiers à bras furent remplacés par d’autres métiers fonctionnant à l’électricité, la soie fut supplantée par les textiles artificiels. De grandes usines s’installèrent et les petits canuts s’éteignirent peu à peu ou quittèrent le pays. »


N’ayant rien trouvé de plus dans les quelques ressources que nous possédons sur la commune de Soucieu, nous vous conseillons de contacter la mairie afin d’en savoir plus.

A défaut, il sera peut-être nécessaire de mener vous-même des recherches en vous aidant des ressources des archives départementales pour retracer l’histoire de ces habitations.


Bonne journée.
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