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Jumeaux

par Iavé, le 13/07/2020 à 23:38 - 252 visites

Bonjour,
Les jumeaux ont ils plus de probabilité d'avoir
eux-mêmes des jumeaux ? Et si oui cette probabilité est-elle renforcé si il s'agit de jumelles ou de jumeaux ? Cordialement, IA Vial

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 16/07/2020 à 11:57

Bonjour,

Si on parle de jumeaux dizygotes ou faux jumeaux, alors oui, l’hérédité peut jouer un rôle. Les jumelles auraient en effet deux fois plus de chances que les autres femmes de donner naissance, à leur tour, à des jumeaux. Mais ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte, et les naissances gémellaires restent rares…

Vous trouverez des explications plus détaillées dans les sources citées ci-dessous :

« Avoir des jumeaux : faites confiance à la génétique
Environ 1 % des grossesses naturelles sont des grossesses gémellaires (1). Certains facteurs peuvent faire varier ce chiffre mais là encore, il est nécessaire de faire la distinction entre la grossesse monozygote et la grossesse dizygote.
La grossesse monozygote est rare : elle concerne 3,5 à 4,5 pour 1000 naissances, quels que soient l’âge de la mère, le rang de naissance ou l’origine géographique. A l’origine de cette grossesse il y a une fragilité de l’œuf qui va se diviser après la fécondation. Ce phénomène pourrait être lié au vieillissement de l’ovule (qui n’a cependant aucun lien avec l’âge maternel). On l’observe sur des cycles longs, avec une ovulation tardive (2). Il est donc impossible de jouer sur ce facteur.

A contrario, différents facteurs jouent sur la probabilité d’avoir une grossesse dizygote :
• l’âge maternel : la proportion de grossesse géméllaire dizygote augmente régulièrement jusqu’à 36 ou 37 ans où elle atteint un maximum. Elle décroit ensuite rapidement jusqu’à la ménopause. Ceci est dû au taux d’hormone FSH (hormone folliculo-stimulante) dont le taux croît régulièrement jusqu’à 36-37 ans, augmentant la probabilité d'ovulation multiple (3) ;
• le rang de naissance : à âge égal, le taux de faux jumeaux augmente avec le nombre de grossesses antérieures (4). Cette variation est cependant moins importante que celle liée à l’âge maternel ;
la prédisposition génétique : il existe des familles où les jumeaux sont plus fréquents, et les jumelles ont plus de jumeaux que les femmes de la population générale ;
• l’origine ethnique : le taux de gémellité dizygote est deux fois plus élevé en Afrique au sud du Sahara qu’en Europe, et quatre à cinq fois plus qu’en Chine ou au Japon (5). »
Source : passeportsante.net


« David Baud, médecin au CHUV de Lausanne en Suisse affirme dans la Tribune de Genève, que "lorsqu’une future mère tombe enceinte, elle a 1 à 2% de chances de voir deux fœtus s’installer dans son utérus". Il calcule donc qu’elle "a une chance sur 5 000 à 10 000 de vivre deux grossesses gémellaires successives".
"Il y a un facteur génétique à prendre en compte et plus les femmes sont âgées au moment de procréer, plus la probabilité de naissances multiples augmente", explique Daniel Surbek de la maternité de l’Inselspital de Berne en Suisse, dans le Tages-Anzeiger.

L'hérédité joue pour la naissance de "faux jumeaux" et non pour les "vrais jumeaux"

CRITERES. Si avoir des "vrais jumeaux", reste rare (3 naissances pour 1 000 enfants), avoir des "faux jumeaux" est plus fréquent, notamment après 35 ans : 5,8 chances sur 1 000 à l’âge de 20 ans, contre 13 après 35 ans. Mais tout dépend également de plusieurs critères : l’origine, le nombre de bébés déjà eus ou encore les traitements de fertilité pris par la future maman.
HÉRÉDITÉ. Il n'y a aucune preuve scientifique concernant la part de l'hérédité dans la naissance de vrais jumeaux. En revanche, les faux jumeaux proviennent de femmes qui ont des poly-ovulations. Or le fait d'avoir plusieurs ovules par cycle est un caractère qui se transmet génétiquement. Donc le fait d'avoir des faux jumeaux peut être héréditaire : la transmission génétique se ferait par la mère et de manière récessive.
ORIGINE. Comment donne t-on naissance à de vrais jumeaux ? Il arrive que l'oeuf (appelé zygote), formé lors de la fécondation du spermatozoïde et de l'ovule, se divise en deux avant le 15e jour qui suit la fécondation, sans que l'on sache exactement pourquoi. Cette division donnera des "vrais jumeaux" (encore appelés "jumeaux monozygotes"), au patrimoine génétique identique. Les "faux jumeaux" (ou jumeaux dizygotes) ne sont pas conçus de la même façon. En principe, lors de chaque ovulation, un seul ovule arrive à maturation, pour être fécondé par un spermatozoïde. Mais dans le cas de faux jumeaux, il y a eu émission de deux ovocytes. Ceux-ci seront alors fécondés par deux spermatozoïdes, très souvent au cours du même rapport sexuel, et donneront des faux jumeaux. Ces derniers peuvent être de sexe différents et se ressembler... ou pas. »
Source : sciencesetavenir.fr


« Que les jumeaux se rassurent… ou s’inquiètent ! Car malgré la rumeur, ils pourront eux aussi être parents de jumeaux. Non, la gémellité ne « saute » pas forcément une génération comme il est courant de l’entendre. Les jumeaux et jumelles adultes devenus à leur tour parents de jumeaux sont là pour le dire. Même si les « familles à jumeaux » existent, la transmission n’est pas régulière. De plus, elle ne touche que les femmes et ne concerne que les jumeaux dizygotes. Devenir parents de jumeaux résulte en fait d’une alchimie bien plus compliquée et peut toucher tout un chacun, avec de grandes disparités de par le monde, et toujours des différences entre les jumeaux monozygotes et dizygotes.

Bien que les mécanismes de conception des jumeaux soient encore très mystérieux, les spécialistes ont déterminé différents facteurs qui pourraient être responsables du phénomène. Les grossesses gémellaires monozygotes et dizygotes ne résultant pas du même « processus », les facteurs qui influencent leur fréquence seront différents.
Les jumeaux dizygotes, les « faux » jumeaux, sont issus d’une double ovulation. Deux follicules différents sont entrés en croissance au niveau d’un ovaire ou des deux. Ce phénomène peut être fréquemment induit pas les traitements de la stérilité. La stimulation produit deux ovules, ou plus, au lieu d’un. Les médicaments utilisés sont comparables à la FSH, Follicle Stimulating Hormone, une hormone que la femme peut produire naturellement et dont la sécrétion expliquerait la conception de jumeaux dizygotes.
Les femmes africaines auraient d’ailleurs le taux de sécrétion le plus élevé de FSH au monde, ce qui expliquerait le record de naissances de jumeaux détenu par les femmes de la tribu des Yorubas, à l’ouest du Nigeria. Cette tribu a une fréquence de gémellité de 5,3%, dont 91% sont des jumeaux dizygotes. Les patates douces qu’elles consomment en grande quantité, les yams, contiennent une substance analogue aux hormones oestrogéniques. Différentes études sur des femmes enceintes de singuliers et de jumeaux et sur différentes espèces animales tendent à accréditer la thèse de l’influence de la FSH, que certains chercheurs ont mis en avant dès 1964.
Si l’augmentation du taux de FSH permet la maturation de deux follicules, d’autres facteurs sont à l’origine des grossesses gémellaires dizygotes spontanées. On citera notamment le facteur ethnique, l’âge de la mère, sa parité, c'est-à-dire le nombre d’enfants déjà portés, les saisons, le facteur géographique, le facteur sexuel, les facteurs hormonaux, l’hérédité et le facteur nutritionnel. Tous sont intimement liés et une même femme pourra en cumuler plusieurs.

Ce sont donc les Africaines qui ont le taux de naissances gémellaires dizygotes le plus élevé (16 pour 1000). Viennent ensuite les femmes blanches (8 pour 1000). Les plus faibles taux ont été relevés en Asie (3 pour 1000). Outre l’aspect ethnique, le facteur géographique engendre de grandes disparités. La Californie, par exemple, a une incidence de naissances multiples plus élevée que le reste des Etats-Unis. La lumière du soleil ou encore le mode de vie ont été mis en avant pour expliquer ce phénomène, mais sans convaincre réellement. Plus généralement, la campagne semble être plus propice que la ville à la survenue de jumeaux. Une étude anglaise de 1976 et une étude canadienne mettraient également en cause les saisons en indiquant un pic de naissances gémellaires à l’automne, sans toutefois être confirmées par d’autres études plus récentes.
Si la responsabilité génétique directe du père dans le fait d’avoir des jumeaux semble être écartée, la mère peut en revanche jouer un rôle. Le phénomène de double ovulation peut se transmettre héréditairement. Les jumelles ont ainsi deux fois plus de jumeaux que la population générale. Les familles à jumeaux existent donc bel et bien, mais ne concernent, rappelons-le, que les jumeaux dizygotes. Et si jumeaux dizygotes et monozygotes peuvent se retrouver dans une même famille, aucune étude à ce jour n’implique un facteur héréditaire pour ces derniers.
L’âge moyen des mères de jumeaux est plus élevé que celui des mères de singuliers. Le taux de grossesse gémellaire dizygote augmente avec l’âge jusqu’à 37 ans (en liaison avec le taux de FSH), puis redescend. Indépendamment de son âge, plus la parité augmente, plus la femme peut vivre une grossesse gémellaire.

Quant aux facteurs responsables de la survenue d’une grossesse gémellaire monozygote, ils sont difficiles à comprendre. Le taux reste stable quelle que soit l’ethnie ou la région du globe. L’âge des femmes ayant des jumeaux monozygotes semble toutefois influer puisqu’en Europe, le taux de 3 pour 1000 passe à 4,5 pour 1000 après 40 ans. Les chercheurs s’accordent à dire qu’une femme âgée de 37 ans ou une mère très jeune (moins de 18 ans) auront davantage de chances de devenir mère de jumeaux et que, dans ces tranches d’âge, la fréquence de jumeaux monozygotes est plus élevée. Ces deux périodes correspondent à l’instabilité de l’équilibre hormonal du début et de la fin de la vie reproductive. La longueur des cycles menstruels, quand elle est supérieure à 28 jours, semble également mise en cause. »
Source : Les Jumeaux: idées reçues sur les jumeaux, Muriel Decamps


Bonne journée.
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