Question d'origine :
Bonjour Ô Guichet du savoir!
Quelle est l'origine du métier de "pion" (autrefois surveillant, aujourd'hui assistant d'éducation)?
Cette appellation a-t'elle un lieu avec les pièces de jeu?
Merci pour tes explications historico-étymologiques!
Réponse du Guichet
Le 02/11/2011 à 10h03
Réponse du service Guichet du Savoir
Bonjour,
Le Dictionnaire historique de la langue française préparé sous la direction d’Alain Rey apporte des précisions sur l’origine du terme pion :
Pion : n. m. d’abord peon (vers 1180) puis pyon (apr. 1450) et enfin pion (1477-1478) est issu du latin pedonem, accusatif de pedo, pedonis (péon). Dérivé de pes, pedis (pied). Pedo, attesté dès le latin classique comme surnom, à pris à basse époque, selon les glossaires, le sens de « qui a de grands pieds » ; en langue parlée, il a dû se dire pour « qui va à pied » car il est attesté en latin médiéval pour un piéton, un fantassin.
Le mot est passé en français avec ce sens de « soldat à pied », vivant jusqu’au XVIIe s. (Scarron) et éliminé par fantassin. Dès la fin du XIIe s., il est employé au jeu d’échecs pour désigner la plus petite pièce, celle qui se déplace lentement par rapport aux autres, symbole de l’homme de guerre à pied par rapport au cavalier. Par développement péjoratif commun à d’autres dérivés de pied (par exemple piétaille, piètre) pion a servi à désigner un pauvre hère, un clochard (1505) ; ce sens a disparu. Par ailleurs, le terme de jeu a donné la locution figurée damer le pion (1688) « surpasser », précédée par donner le pion à qqn (1661), sorti d’usage. Par extension, on passe au sens de « pièce du jeu de dames » (1689) et, en général, « pièce d’un jeu ». Au début du XIXe s., c’est dans l’argot des écoliers, le mot désignant un subalterne, que pion a pris le sens de « surveillant d’école » (1834), suscitant le féminin pionne « maitresse en second dans un pensionnat de jeunes filles (1878), puis « surveillante ».
Source : Dictionnaire historique de la langue française
Bonjour,
Le Dictionnaire historique de la langue française préparé sous la direction d’Alain Rey apporte des précisions sur l’origine du terme pion :
Le mot est passé en français avec ce sens de « soldat à pied », vivant jusqu’au XVIIe s. (Scarron) et éliminé par fantassin. Dès la fin du XIIe s., il est employé au jeu d’échecs pour désigner la plus petite pièce, celle qui se déplace lentement par rapport aux autres, symbole de l’homme de guerre à pied par rapport au cavalier. Par développement péjoratif commun à d’autres dérivés de pied (par exemple piétaille, piètre) pion a servi à désigner un pauvre hère, un clochard (1505) ; ce sens a disparu. Par ailleurs, le terme de jeu a donné la locution figurée damer le pion (1688) « surpasser », précédée par donner le pion à qqn (1661), sorti d’usage. Par extension, on passe au sens de « pièce du jeu de dames » (1689) et, en général, « pièce d’un jeu ». Au début du XIXe s., c’est dans l’argot des écoliers, le mot désignant un subalterne, que pion a pris le sens de « surveillant d’école » (1834), suscitant le féminin pionne « maitresse en second dans un pensionnat de jeunes filles (1878), puis « surveillante ».
Source : Dictionnaire historique de la langue française
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