Les merveilles
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 14/10/2014 à 14h39
358 vues
Question d'origine :
Bonjour
J'ai lu avec interet le topic sur les beignets.
Mais je reste sur une interrogation: quelle est l'origine de l'appellation: MERVEILLES?
Vous évoquez François Massialot, mais signale t-il l'origine du nom et la localisation?
Pour tout compliquer, il existait aussi des "MERVEILLES" en Suisse et dans le Jura au XVIII°...
Merci pour votre aide
Bien cordt
Réponse du Guichet
Le 15/10/2014 à 09h40
Bonjour,
Il semble que l’extrait de l’ouvrage Mots de table, mots de bouche que nous citions dans notre réponse précédente à la question histoires de beignets n’évoque François Massialot que pour son usage de « merveilles » au sens d’ « étonnant, admirable » (« être merveilles » ; « faire merveilles ») et non en rapport direct avec les beignets, même si on peut supposer que l’origine du nom du beignet soit aussi lié au sens plus commun du mot « merveille ».
Nous ne trouvons en tout cas pas de mention des merveilles à l’entrée des beignets dans Le Cuisinier royal et bourgeois.
Dans Le Dictionnaire de la gourmandise, Annie Perrier-Robert évoque l’origine des merveilles, mais pas de leur nom :
MERVEILLE
Beignet traditionnel des pays aquitains, emblématique du cycle carnavalesque […]. – Dans le canton de Vaud (Suisse), crème sucrée et frite à l’huile. – Autrefois étaient nommées merveilleuses des pastilles brillantes, au suc de fruits (fraise, framboise, orange, citron, lait d’amandes, etc.), acidulées ou non, dressées au cornet.
Au XVIIe siècle, Pierre Gontier fait mention des merveilles dans ses Exercitationes hygiasticae. Au XVIIIe, François Massialot les cuit à la graisse de porc. Dans le Périgord, la confection des merveilles de carnaval était autrefois plus complexe qu’elle ne l’est aujourd’hui : la pâte était abaissée, puis tartinée de graisse et repliée sur elle-même. L’opération était renouvelée trois fois avant que la pâte ne fût enfin abaissée, pour être découpée et frite. De formes très diverses (animaux, croissants, etc.), les merveilles étaient rehaussées d’un peu d’eau-de-vie ou de rhum et parfumées à l’anis ou au citron.
En Gascogne, la pâte des merveilles, naguère traditionnellement faite à partir de graisse d’oie ou de saindoux, est parfumée avec de l’eau de fleurs d’oranger, un zeste d’orange ou de l’armagnac. Les merveilles constituent aussi une spécialité du Lot, où elles sont faites de bandes de pâte accolées et entrelacées – cet aspect les différencie des agulhets (ronds) et des cambos d’oulhos (étroits rectangles). On les appelle aussi oreillettes ou galan dans le Midi.
Le Dictionnaire historique de la langue française précise que le sens particulier de « beignet léger » est attesté à partir du XVIIIe s. (1754) ; il reste courant régionalement (notamment dans le sud-ouest de la France, en Provence).
Toutefois, selon le Dictionnaire Suisse romand, la première mention de merveilles en France date de 1607 (Le Thresor de santé, ou mesnage de la vie humaine, Lyon, J.-A. Huguetan, p.36 ; att. communiquée par P. Rezeau) :
Technicisme du français général (terme de gastronomie, de pâtisserie, de cuisine, etc.; v. TLF), le mot appartient à l'usage courant dans deux aires galloromanes où il est particulièrement répandu (mais correspond à des référents légèrement différents); d'une part, en Suisse romande et en Savoie ; d'autre part, dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest (où il est bien attesté dans plusieurs parlers, v. FEW). Comme le signale P. Rézeau, "il est peu sûr que le mot et ses divers référents soient connus dans l'ensemble de la France, mais les livres de cuisine contribuent à faire connaître les merveilles (v. RézeauOuest 1984 s.v.)
Nous n’avons malheureusement pas trouvé plus d’informations sur l’origine des merveilles dans les autres ressources que nous avons consultées.

Source : pate-a-beignet.info
Pour aller plus loin :
- Voyage au pays des merveilles : bugnes, beignets, oreillettes et guenilles, pointsdactu.org
- Fasnachtsküchli / Merveilles / Chiacchiere, kulinarischeserbe.ch
Il semble que l’extrait de l’ouvrage Mots de table, mots de bouche que nous citions dans notre réponse précédente à la question histoires de beignets n’évoque François Massialot que pour son usage de « merveilles » au sens d’ « étonnant, admirable » (« être merveilles » ; « faire merveilles ») et non en rapport direct avec les beignets, même si on peut supposer que l’origine du nom du beignet soit aussi lié au sens plus commun du mot « merveille ».
Nous ne trouvons en tout cas pas de mention des merveilles à l’entrée des beignets dans Le Cuisinier royal et bourgeois.
Dans Le Dictionnaire de la gourmandise, Annie Perrier-Robert évoque l’origine des merveilles, mais pas de leur nom :
Beignet traditionnel des pays aquitains, emblématique du cycle carnavalesque […]. – Dans le canton de Vaud (Suisse), crème sucrée et frite à l’huile. – Autrefois étaient nommées merveilleuses des pastilles brillantes, au suc de fruits (fraise, framboise, orange, citron, lait d’amandes, etc.), acidulées ou non, dressées au cornet.
Au XVIIe siècle, Pierre Gontier fait mention des merveilles dans ses Exercitationes hygiasticae. Au XVIIIe, François Massialot les cuit à la graisse de porc. Dans le Périgord, la confection des merveilles de carnaval était autrefois plus complexe qu’elle ne l’est aujourd’hui : la pâte était abaissée, puis tartinée de graisse et repliée sur elle-même. L’opération était renouvelée trois fois avant que la pâte ne fût enfin abaissée, pour être découpée et frite. De formes très diverses (animaux, croissants, etc.), les merveilles étaient rehaussées d’un peu d’eau-de-vie ou de rhum et parfumées à l’anis ou au citron.
En Gascogne, la pâte des merveilles, naguère traditionnellement faite à partir de graisse d’oie ou de saindoux, est parfumée avec de l’eau de fleurs d’oranger, un zeste d’orange ou de l’armagnac. Les merveilles constituent aussi une spécialité du Lot, où elles sont faites de bandes de pâte accolées et entrelacées – cet aspect les différencie des agulhets (ronds) et des cambos d’oulhos (étroits rectangles). On les appelle aussi oreillettes ou galan dans le Midi.
Le Dictionnaire historique de la langue française précise que le sens particulier de « beignet léger » est attesté à partir du XVIIIe s. (1754) ; il reste courant régionalement (notamment dans le sud-ouest de la France, en Provence).
Toutefois, selon le Dictionnaire Suisse romand, la première mention de merveilles en France date de 1607 (Le Thresor de santé, ou mesnage de la vie humaine, Lyon, J.-A. Huguetan, p.36 ; att. communiquée par P. Rezeau) :
Technicisme du français général (terme de gastronomie, de pâtisserie, de cuisine, etc.; v. TLF), le mot appartient à l'usage courant dans deux aires galloromanes où il est particulièrement répandu (mais correspond à des référents légèrement différents); d'une part, en Suisse romande et en Savoie ; d'autre part, dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest (où il est bien attesté dans plusieurs parlers, v. FEW). Comme le signale P. Rézeau, "il est peu sûr que le mot et ses divers référents soient connus dans l'ensemble de la France, mais les livres de cuisine contribuent à faire connaître les merveilles (v. RézeauOuest 1984 s.v.)
Nous n’avons malheureusement pas trouvé plus d’informations sur l’origine des merveilles dans les autres ressources que nous avons consultées.

Source : pate-a-beignet.info
- Voyage au pays des merveilles : bugnes, beignets, oreillettes et guenilles, pointsdactu.org
- Fasnachtsküchli / Merveilles / Chiacchiere, kulinarischeserbe.ch
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