étiquettes de bouteilles en verre
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 22/06/2015 à 16h43
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Question d'origine :
Bonjour,
Lors du recyclage d'une bouteille en verre, celle-ci subit plusieurs opérations ayant pour but de ne garder que le verre pur. J'aimerai savoir comment sont enlevées les étiquettes des bouteilles lors de ce traitement.
Réponse du Guichet
Le 23/06/2015 à 10h31
Bonjour,
Les étiquettes en papier sont retirées par soufflage ou aspiration avant que le verre soit broyé :
Au premier tri manuel, les erreurs importantes sont retirées (sacs, bouteilles en plastique…). Ensuite, un tri mécanique épure le verre des métaux ferreux et non ferreux puis un tri optique au laser identifie les infusibles (porcelaine, verre culinaire, vitrocéramique) et enfin un soufflage enlève les éléments légers tels que les bouchons et le papier.
Le verre est alors broyé pour obtenir du « calcin ». Ce calcin est fondu à 1 600°C pour reformer des emballages ou pour participer à la fabrication des isolants.
Source : Consignes et traitement du verre, syndicat mixte Nord-Dauphiné
Tout au long de la chaîne, les différentes impuretés (étiquettes, bouchons, métaux ferreux ou non ferreux…) sont sortis du gisement au moyen de machines ad hoc : cyclones (aspiration) pour les déchets légers, overbands pour les ferreux, courants de Foucault pour les non ferreux…
Source : Tri optique par couleur : le retour, Entreprise Solover
La première étape consiste à charger le verre dans une trémie pour alimenter la chaîne de traitement en continu. Les métaux ferreux sont éliminés par overband. Un premier tri, manuel, est ensuite effectué afin d’extraire la majorité des impuretés (plastiques, papier/carton, etc.).
Le verre est criblé afin de séparer trois fractions :
• une fraction 0 à 8 mm (fines) ;
• une fraction 8 à 22 mm (moyen) ;
• une fraction supérieure à 22 mm (gros).
La fraction supérieure à 22 mm est celle qui subit le plus grand nombre de traitements. Elle est d’abord triée manuellement afin d’éliminer les impuretés les plus gênantes. Puis elle est broyée. De là, une fraction 0/8 mm et une fraction 8/22 mm sont récupérées. Chacune de ces fractions est mélangée à celle de même taille précédemment extraite pour subir la suite du traitement.
La fraction 8/22 mm est débarrassée des métaux ferreux par overband et non ferreux par machine à courants de Foucault. Elle est ensuite soit lavée soit traitée thermiquement pour être débarrassée des matières organiques.
Elle est passée sous une machine de tri optique qui permet de la débarrasser des infusibles résiduels, en éjectant par insufflation d’air les morceaux qui ne sont pas transparents (les infusibles) de ceux qui le sont (le verre) . La partie éjectée est repassée sous tri optique plusieurs fois afin de récupérer le maximum de verre.
En moyenne, en fin de traitement, il y a une perte de 5 % en masse de la quantité de verre qui a été introduite au départ. Cette part du verre est appelée « refus de tri ». Ces refus sont éventuellement destinés à une utilisation dans d’autres secteurs industriels (sous-couche routière, etc.).
La fraction 0/8 mm ne subit aucun traitement supplémentaire car les industriels considèrent que cette fraction contient trop d’impuretés. De plus, le traitement de cette fraction leur serait trop coûteux. Cependant, afin de limiter les pertes, la fraction 0/8 mm est injectée à hauteur de 50 grammes par tonne.
Une opération supplémentaire, celle du tri du verre par couleur, pourrait s’ajouter à cette ligne de traitement. Elle se situerait après le tri optique des infusibles. Actuellement, plusieurs centres de tri expérimentent cette technologie. Pour cela des caméras Infrarouges détectent le verre incolore dans le flux en mélange et, par insufflation d’air, l’éjecte.
Source : La collecte, le tri et le recyclage du verre des déchets ménagers et assimilés, cercle-recyclage.asso.fr
Pour aller plus loin :
- Le traitement du verre pour le recyclage, verre-avenir.fr
- Recyclage du verre : le Sitom fait toute la différence, sitomvalleesmontblanc.fr
- Pourquoi et comment recycler le verre ?, consoglobe.com
- La collecte, le tri et le recyclage du verre des déchets ménagers et assimilés, Ecole des mines de Saint-Etienne
Bonne journée.
Les étiquettes en papier sont retirées par soufflage ou aspiration avant que le verre soit broyé :
Au premier tri manuel, les erreurs importantes sont retirées (sacs, bouteilles en plastique…). Ensuite, un tri mécanique épure le verre des métaux ferreux et non ferreux puis un tri optique au laser identifie les infusibles (porcelaine, verre culinaire, vitrocéramique) et enfin un soufflage enlève les éléments légers tels que les bouchons et le papier.
Le verre est alors broyé pour obtenir du « calcin ». Ce calcin est fondu à 1 600°C pour reformer des emballages ou pour participer à la fabrication des isolants.
Source : Consignes et traitement du verre, syndicat mixte Nord-Dauphiné
Tout au long de la chaîne, les différentes impuretés (étiquettes, bouchons, métaux ferreux ou non ferreux…) sont sortis du gisement au moyen de machines ad hoc : cyclones (aspiration) pour les déchets légers, overbands pour les ferreux, courants de Foucault pour les non ferreux…
Source : Tri optique par couleur : le retour, Entreprise Solover
La première étape consiste à charger le verre dans une trémie pour alimenter la chaîne de traitement en continu. Les métaux ferreux sont éliminés par overband. Un premier tri, manuel, est ensuite effectué afin d’extraire la majorité des impuretés (plastiques, papier/carton, etc.).
Le verre est criblé afin de séparer trois fractions :
• une fraction 0 à 8 mm (fines) ;
• une fraction 8 à 22 mm (moyen) ;
• une fraction supérieure à 22 mm (gros).
La fraction supérieure à 22 mm est celle qui subit le plus grand nombre de traitements. Elle est d’abord triée manuellement afin d’éliminer les impuretés les plus gênantes. Puis elle est broyée. De là, une fraction 0/8 mm et une fraction 8/22 mm sont récupérées. Chacune de ces fractions est mélangée à celle de même taille précédemment extraite pour subir la suite du traitement.
La fraction 8/22 mm est débarrassée des métaux ferreux par overband et non ferreux par machine à courants de Foucault. Elle est ensuite soit lavée soit traitée thermiquement pour être débarrassée des matières organiques.
En moyenne, en fin de traitement, il y a une perte de 5 % en masse de la quantité de verre qui a été introduite au départ. Cette part du verre est appelée « refus de tri ». Ces refus sont éventuellement destinés à une utilisation dans d’autres secteurs industriels (sous-couche routière, etc.).
La fraction 0/8 mm ne subit aucun traitement supplémentaire car les industriels considèrent que cette fraction contient trop d’impuretés. De plus, le traitement de cette fraction leur serait trop coûteux. Cependant, afin de limiter les pertes, la fraction 0/8 mm est injectée à hauteur de 50 grammes par tonne.
Une opération supplémentaire, celle du tri du verre par couleur, pourrait s’ajouter à cette ligne de traitement. Elle se situerait après le tri optique des infusibles. Actuellement, plusieurs centres de tri expérimentent cette technologie. Pour cela des caméras Infrarouges détectent le verre incolore dans le flux en mélange et, par insufflation d’air, l’éjecte.
Source : La collecte, le tri et le recyclage du verre des déchets ménagers et assimilés, cercle-recyclage.asso.fr
- Le traitement du verre pour le recyclage, verre-avenir.fr
- Recyclage du verre : le Sitom fait toute la différence, sitomvalleesmontblanc.fr
- Pourquoi et comment recycler le verre ?, consoglobe.com
- La collecte, le tri et le recyclage du verre des déchets ménagers et assimilés, Ecole des mines de Saint-Etienne
Bonne journée.
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