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Viince [ 24/07/2020 à 12:44 ]

De quoi a-t-on besoin pour mettre au point un vaccin ?
Quels sont les derniers vaccins mis au point ?

Réponse attendue le 30/07/2020

Réponse attendue le 28/07/2020 - 12:07


bml_san [ 29/07/2020 à 14:20 ]

Réponse de la Médiathèque du Bachut Santé :

Bonjour,

Vous souhaitez savoir de quoi nous avons besoin pour mettre au point un vaccin ? Et quels sont les derniers vaccins qui ont été mis au point ?

La mise au point d’un vaccin est un processus long et complexe, qui nécessite différentes étapes.

Comme nous l’explique l’inserm, dans son texte « Pré-requis pour la mise au point d’un vaccin », les vaccins sont avant tout mis au point pour protéger « de jeunes enfants de tous les pays du monde ». Ils doivent donc être reconnus comme non toxique pour les humains.

Ils peuvent être administrés en une fois, ou plusieurs, à quelques mois d’intervalle. Les antigènes injectés dans l’organisme par le biais du vaccin vont faire place à des anticorps prêts à lutter contre la maladie.

La première étape pour mettre au point un vaccin est la mise en place d’une banque de germes, grâce à la mise en culture d’un agent infectieux, selon des règles très strictes, en terme de température, de milieu de culture, qui doivent être constantes, afin d’obtenir une quantité importante de germe identiques selon doctissimo.fr.

Le choix de la souche que l’on va cultiver va dépendre du type de vaccin que les chercheurs souhaitent mettre au point.

Les vaccins vivants

Les vaccins vivants peuvent être mis au point à partir d’organismes qui sont inoffensifs, comme cela a été le cas pour le vaccin contre la variole, qui contenait le virus de la « vaccine », non infectieux pour les êtres humains, mais « suffisamment proche du virus de la variole pour entraîner une réaction immunitaire efficace » toujours selon doctissimo.fr.

Cependant, pour une majorité de vaccins, les sources sont atténuées, par des passages en cultures successives, ou à l’aide de méthodes chimiques qui permettent de contenir leur capacité infectieuse.

Concernant les vaccins dits « bactériens » seul le B.C.G., (Bacille de Calmette Guérin), recommandé pour les enfants et les adolescents, comme nous l’explique le site : sante.journaldesfemmes.fr, qui permet de lutter contre la tuberculose, sévère maladie respiratoire, est réalisé à partir de bactéries vivantes atténuées.

Les vaccins peuvent aussi être élaborés grâce au génie chimique, à l’aide de souches sans gènes responsables de leur virulence.

Les vaccins inertes

Les vaccins inertes, ou inactivés se composent de l’agent infectieux inactivé, que ce soit par la chaleur, ou un procédé chimique lui subtilisant son pouvoir d’infection. Le tout, sans supprimer sa capacité à déclencher une réponse immunitaire, comme nous l’explique le site internet : sante.lefigaro.fr.

Certains vaccins inertes sont développés sans l’agent infectieux, mais avec simplement un ou plusieurs de leurs antigènes.

La première étape de ce processus est donc de trouver quelles sont les protéines non dangereuses, qui peuvent déclencher une réaction immunitaire suffisante comme nous l’explique encore l’article «le processus de fabrication des vaccins » sur doctissimo.fr.

Suite à cela, ces antigènes sont isolés et purifiés. Le vaccin contre la grippe, est, par exemple, issu de protéines provenant de l’enveloppe du virus selon le même article sur doctissimo.fr.

Les vaccins contre le tétanos et la diphtérie sont réalisés grâce à des protéines sécrétées par ces bactéries, les anatoxines, purifiées puis traitées par un procédé chimique pour qu’elles perdent de leur toxicité.

Récemment, des antigènes ont été réalisés par génie génétique. C’est le cas du vaccin contre l’hépatite B. Celui-ci se compose d’un antigène synthétisé par des cellules de levure, qui sont modifiées en usine de synthèse grâce à l’importation du gène permettant la fabrique de l’antigène.

Après cette mise au point du vaccin, nous allons découvrir la fabrication du produit pharmaceutique final.

Pour cela, différentes préparations antigéniques peuvent être accordées afin d’obtenir des vaccins combinés. Différents produits, nécessaires à la conservation et à l’efficacité du vaccin, comme des adjuvants, des stabilisants ou des diluants sont alors ajoutés.

L’étude d’immunogénicité chez l’animal

Suite à cette phase de description des propriétés physiques, chimiques et pharmaceutiques du potentiel vaccin, celui-ci sera testé d’abord sur un animal, dans le cadre d’une étude d’immunogénicité comme nous l’explique l’inserm dans son article « La prédiction de l’immunogénicité des protéines thérapeutiques », afin de s’assurer de l’éventuelle protection de celui-ci.

L’étude de toxicité chez l’animal

Comme nous l’explique l’inserm toujours dans son article « « Pré-requis pour la mise au point d’un vaccin », des études sont ensuite menées sur l’animal, afin de savoir si une toxicité anormale apparaît après l’injection d’une dose humaine de vaccin à une souris, puis de 10 doses humaines à un cobaye.

Le plan de test chez les humains

Ce plan comprend 4 phases, comme nous l’explique l’article « mise au point d’un vaccin : l’exemple du gardasil » publié sur le site de l’E.N.S. Lyon, ou encore cette vidéo :


Une phase I de tolérance

Une fois le vaccin défini comme non toxique pour l’animal, celui-ci sera d’abord administré à un petit nombre de volontaires « sains », afin de vérifier l’absence d’effets secondaires nocifs et avoir une idée de l’immunogénicité du vaccin.

Une phase II d’immunogénicité

Lors de cette seconde phase, le vaccin est injecté à plusieurs centaines de sujets cibles de ce vaccin. Celle-ci a pour but de déterminer la dose adéquate de vaccin à administrer à ceux-ci, ainsi que la périodicité à laquelle cette opération doit être réalisée.

La phase III d’efficacité

Les méthodes de l’épidémiologie permettent de tester le vaccin sur un nombre important de patients, des centaines voire des milliers de personnes comme nous l’explique cet article « essai vaccinal : les différentes étapes » publié sur le site "lecrips-idf.net". Cette phase dure généralement entre 3 et 5 ans.

La phase IV de pharmacovigilance

Selon ce même article, «essai vaccinal : les différentes étapes », les médecins et les patients sont incités à communiquer si des effets secondaires, non signalés auparavant aux instances de surveillance apparaissent, une fois que le vaccin est commercialisé.

Les conditions de mise sur le marché

Un vaccin est un médicament singulier, car sa fabrication est faite à partir d’organismes vivants, comme nous l’explique la fin de l’article « le processus de fabrication des vaccins » sur doctissimo.fr. Les précautions prises pour leur fabrication sont drastiques, dans des locaux stériles, par du personnel spécialement formé, vêtu de tenues stériles, dans des conditions ne permettant pas de causer une infection, afin d’éviter le risque de contamination des cultures ou des préparations. Cela permet également d’éviter les risques d’infections pour le personnel.

Les conditions à remplir pour mettre sur le marché des vaccins sont plus importantes que celles qui concernent d’autres médicaments.

La procédure de libération des lots par l’A.N.S.M. (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) suit une réglementation liée à des directives européennes. Elle garantit que les lots de vaccins présents sur le marché européen ont suivi un contrôle de qualité par une autorité nationale, comme l’explique celle-ci sur son site internet : ansm.sante.fr. La libération par lot, permet également de garantir une bonne régularité de production des vaccins au cours du temps, comme l’explique encore l’organisme sur cette page internet : " Maîtrise de la sécurité et de l’efficacité de chaque lot".

Les derniers vaccins mis au point

Nos recherches nous ont permis de trouvé des articles sur la mise au point d’un vaccin contre le cancer du col de l’utérus et un autre contre l’herpès génital.

Un vaccin contre le cancer du col de l’utérus est disponible depuis 2006, (2006 c’est bon ou c’est trop vieux ?) comme nous l’explique cet article : « cancer du col de l’utérus : un vaccin disponible ! » sur le site doctissimo.fr, et « mise au point d’un vaccin : l’exemple du gardasil » cité précédemment.

Un vaccin contre l’herpès génital a également été mis au point en 2017 comme nous l’explique cet article « un vaccin contre l’herpès » sur le site internet doctissimo.fr.

Les vaccins du futur

D’autres vaccins sont également à l’étude, comme celui contre le cancer du poumon, ou la maladie d’Alzheimer entre autre, comme nous l’explique l’article « les vaccins du futur » publié sur le site doctissimo.fr.

Pour aller plus loin, vous pouvez également consulter cette précédente réponse du guichet du savoir « la production d’un vaccin ».

Vous pouvez également consulter des livres sur les vaccins disponibles à la bibliothèque municipale de Lyon :

Les vaccins et la vaccination : 100 questions-réponses

Les vaccins pour les nuls

Immunisés ? : Un nouveau regard sur les vaccins

La guerre des vaccins : histoire démocratique des vaccinations

Réponse attendue le 01/08/2020 - 14:08