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Accueil > crypte avec ossuaire

crypte avec ossuaire

par zagribouille, le 03/04/2006 à 14:30 - 11347 visites

Bonjour,
Petite j'avais visité une eglise lyonnaise sous laquelle était une crypte avec ossuaire. J'aurais voulu la revoir mais j'ignore son emplacement!
Avec mes remerciements. isabelle

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 04/04/2006 à 16:17

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Il s'agit de la Chapelle des Brotteaux, située 147-149 rue de Créqui, dans le 6e arrondissement de Lyon. Cette chapelle est l'oeuvre de l'architecte Pascalon, construite de 1898 à 1901, en remplacement de 2 édifices précédents.

Dans la crypte de cette chapelle, se dresse en effet un autel aussi étrange qu'exceptionnel, qui a été entièrement réalisé avec des crânes et des ossements. Ce sont les restes des 209 lyonnais qui ont été fusillés le 3 décembre 1793 dans la plaine des Brotteaux parce qu'ils s'étaient opposés à la Révolution. Ils ont été exécutés comme plusieurs autres milliers de Lyonnais à l'époque, puis jetés dans une fosse commune. Et leurs corps seront exhumés en 1823, quand les familles des victimes décideront de réaliser cet autel.

Ce lieu dédié a la mémoire des fusillés de la plaine des Brotteaux a été plusieurs fois détruit.

Le 29 mai 1795, après la mort de Robespierre, les familles avaient fait construire un tombeau en leur mémoire, monument rectangulaire surmonté d'une coupole en forme de pyramide, réalisé par l'architecte Cochet et le sculpteur Joseph Chinard, qui sera détruit en janvier 1796.

En 1814, un nouveau lieu dédié à la mémoire des fusillés est reconstruit et inauguré par le futur Charles X, le 21 octobre : c’est une église en forme de pyramide entourée de jardins, sur un hectare et demi, abritant un caveau où les os des fusillés seront déposés à partir de 1823.

En 1886, le maire de Lyon, Antoine Gailleton a voulu détruire la pyramide en prolongeant la rue Créqui et la rue Louis Blanc, sur le terrain où se trouvait le monument. Une pétition s’opposant à ce projet ayant été signée par plus de 2000 Lyonnais, un compromis est établi entre le maire et les familles des victimes : la pyramide sera détruite, mais la ville s’engage à reconstruire une vingtaine de mètres plus loin, un autre monument dédié à la mémoire des fusillés de décembre 1793. Le 2 août 1906, la chapelle est bénie sous le vocable de Sainte-Croix.

C'est la chapelle qu'on peut voir aujourd'hui. Un monument assez austère surplombé par un dôme élevé, et qui a deux tours carrées.
On peut consulter la liste des victimes apposée de part et d'autre de la nef.

Dès l'origine, les pères capucins en eurent la garde, jusqu'en 1979, avec une interruption due à la loi d'expulsion des religieux. Depuis mai 1979, cette chapelle est gardée par les soeurs de l'ordre Missi Domini (Famille missionnaire de Notre-Dame). L'édifice est la propriété d'une association "loi 1901" dite "Commission du monument religieux des Brotteaux".

Elle est ouverte tous les jours au public, de 7 à 19 heures.

Quelques-unes de ces informations ont été recueillies...sur la plaque informative apposée sur la chapelle, mais sont principalement tirées de l'article La chapelle des crânes aux Brotteaux du dossier Lyon décodée, mystères et légendes, très détaillé tant dans la description des lieux que celle des événements, et fort bien illustré de belles photographies de l'intérieur et de l'extérieur de la Chapelle.

Vous pouvez compléter votre information, notamment sur les péripéties politiques des diverses versions du monument, par la lecture de l'article La Chapelle des Brotteaux : histoire controversée d'un lieu de mémoire.
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