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Accueil > Récentes > plan scénographique : LE POYS ?

plan scénographique : LE POYS ?

par Papidoulyon, le 07/09/2020 à 09:42 - 235 visites

Bonjour,

Sur le plan scénographique des années 1550, on voit un lieu nommé LE POYS. Ce lieu semble correspondre aujourd'hui à la place Meyssonnier. Quelle signification pouvait avoir ce mot mystérieux ? Puits ? Poids ? Autre ? J'ai cru un moment qu'il s'agissait de la Maison du Poids des Farines, mais elle était située de l'autre côté des anciens fossés des Terreaux au niveau du 16 de la rue d'Algérie? Ce n'est donc pas cela.
Merci de votre aide.

Je vous envoie une photo.

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LE POYS2.jpg
LE POYS2.jpg [ 345.53 Kio | Consulté 337 fois ]

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 10/09/2020 à 11:01

Réponse de la Documentation régionale


Bonjour,

Sur le plan numérisé, nous distinguons la mention Le Poys.

A partir du même site internet, en utilisant le menu déroulant pour afficher le fac similé de 1876, on voit cette fois-ci très bien les lettres inscrites au centre de l’ilôt LE POYS et R. DU P RANQUE
Sur le plan plus tardif de de Moithey (1783), la mention LE PUYS apparaît cette fois-ci en dehors de l’ilôt.

Il y a deux explications possibles que nous n’avons pas pu départager :
- La présence d’un puits très ancien : le puits Ranco

Sur le site de l’Inventaire du Patrimoine de la Région Auvergne Rhône-Alpes, au sujet de l'histoire de la place Meissonnier on peut lire :

« La place médiévale du Puits-Ranco correspondait au petit espace carré visible sur les plans anciens à l'ouest, centré sur un puits. Elle est agrandie du cimetière Saint-Pierre mitoyen en 1562 par décision du consulat protestant. En 1612, on pend pour enseigne sur deux corps de bâtiment dominant la place la grande et la petite coupe. En 1694, il semble qu'il y ait eu un projet d'harmoniser par des élévations homogènes les côtés ouest et nord de la place : en effet le 27 août de cette année, le propriétaire de l'immeuble ouest obtient l'autorisation de remodeler sa façade et celui de l'immeuble nord de la reconstruire le 11 janvier suivant. La réédification de l'immeuble ouest au début du 19e siècle et l'élargissement de la rue Saint-Pierre (Paul-Chenavard) en 1853-1856, supprimant deux travées de l´immeuble nord, ont brisé cette unité. A la même époque l'espace de l'ancienne place du Puits-Ranco fut absorbé dans l'élargissement de la rue de la Palme (Platière). Au printemps de 1896, des ossements de l´ancien cimetière sont trouvés lors du creusement des fondations du monument central. »

Dans l'ouvrage Places de Lyon de Charles Delfante et Jean Pelletier (p. 35) au sujet de la Place Meissonier :

« […] Dès le Moyen Age, à l’époque romane, trois églises et leurs cimetières se trouvaient proches : le prieuré Notre Dame de la Platière dont l’église et le cloître, détruits sans aucun états d’âme au milieu du XIXe siècle, était de la même veine architecturale que la basilique d’Ainay, et puis, côte à côte, en façade sur la place actuelle, les églises de Saint-Saturnin (détruite à la Révolution) et de Saint-Pierre, dont le porche sculpté et sa magnifique porte de bois sont encore visibles sur la place.
De 1550 à 1562, les protestants qui se réunissaient dans la cour de l’un d’entre entre eux, le marchand Archimbaud, détruisirent le cimetière qui se trouvaient devant les églises Saint-Pierre et Saint-Saturnin et donnèrent ainsi naissance à la place. […] »


Dans Lyon 1250-1550 de Jacques Rossiaud, on trouve :
p. 368 « On prononce plus aisément Saint-Sourlin que Saint-Sorlin pour désigner l’agglomérat de masures serrées près des murs de Saint-Pierre et peuplées d’affaneurs dont les femmes vont puiser l’eau au puits Ranco. »

- D'autre part la présence d’un poids public, mais les mentions que nous trouvons sont plus tardives que l'époque du plan scénographique :

Dans Le Lyon de nos pères par Emmanuel Vingtrinier (p. 1925) :
« Sur la place Saint-Pierre se trouve le poids de la ville […] »

D'autre part, dans cet Almanach astronomique et historique de la Ville de Lyon daté de 1777, nous trouvons également la mention du poids public de la ville.

Réponse de Papidoulyon

par Papidoulyon, le 13/09/2020 à 11:44

Bonjour,
Je remercie la personne inconnue qui a rédigé la réponse très précise à ma question précédente sur la mention LE POYS du plan scénographique. Je me permets de préciser que le site RenLyon (numérisation du plan scénographique avec effet de zoom de haute qualité et possibilité de comparer les dérivés historiques au plan d'origine), est le fruit du travail d'une personne résidant aux États-Unis, à Houston, spécialiste en cartographie et traitement numérique des images. Il s'appelle Andrew Taylor. Nous avons constitué ensemble une base de données de toutes les mentions du Plan scénographique (plus de 200) avec un lien renvoyant vers la situation du lieu sur le plan. Nous butons actuellement sur 2 questions :
1) que représente la figure féminine ailée tenant un croissant de lune ? Est-ce une allusion à l'emblème d'Henri II ?
2) Dans un cartouche figure une inscription latine qui se termine par la mention "Vide hist ecclesiast Libro V". qu'on peut traduire par "Voyez l'Histoire ecclésiastique Livre V". Sait-on à quel livre fait référence cette inscription ?

Merci de votre aide sur ces questions très spécialisées. J'espère qu'elle ont leur place sur ce forum.

ML

J'enverrai des photos en lien avec les 2 questions.

Pièces jointes:

inscription latine.jpg
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figure ailée.jpg
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Réponse du Guichet du savoir

par bml_anc, le 15/09/2020 à 13:58

Bonjour,

je me permets pour clore votre question et permettre aux autres lecteurs du guichet d'en profiter de citer ici l'article de Gérard Bruyère qui répond à toutes vos questions.

Gérard Bruyère, "Notes sur les ornements du plan de Lyon au XVIe siècle" dans Le plan de Lyon vers 1550 : édition critique des 25 planches, Lyon : Archives municipales, 1990.

Gérard Bruyère rappelle que le croissant seul est l'emblème personnel d'Henri II. L'ange ou génie de Lyon qui tient le croissant au-dessus du cartouche "LYON" est le tenant habituel dans les armoiries de la Ville. Comme le dit Gérard Bruyère la représentation de l'ange tenant le croissant peut ainsi s'interpréter : "Le Génie de Lyon [...] concilie, donc, dans une même figure, le thème de la gloire éternelle de la cité et celui de la libre soumission à la puissance royale. [...] l'autorité municipale s'efface devant l'autorité royale ; la Ville promeut, par sa propre gloire, celle du Roi."

Quant au cartouche, il donne un extrait de l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée qui cite la lettre de Marc-Aurèle sur les martyrs chrétiens. Cet extrait concerne les martyrs de Lyon. Le cartouche étant placé sur la colline de Fourvière (lieu de l'installation du site antique) et en rappelle le caractère sacré.

L'article de Gérard Bruyère mérite d'être lu dans son entier pour sa description et son explications des différents ornements, et jusqu'à l'hypothèse finale sur l'identité du commanditaire du plan, qui serait peut-être Jacques d'Albon de Saint-André.

Enfin, citons le site RenLyon, qui permet d'avoir une vue du plan scénographique très précise.
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