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Information sur la disparition du cimetière saint-Laurent

par Euphrosine_03, le 13/01/2021 à 16:33 - 167 visites

Bonjour,

Je cherche des informations sur l'histoire du cimetière saint-Laurent qui jouxtait l'église Saint-Paul de Lyon.
Et plus largement des informations sur la vie de Jean Gerson à Lyon et l'histoire de son corps après sa mort.

Merci beaucoup.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 16/01/2021 à 11:50

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,
Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle Lyon avait en ses murs dix lieux d’inhumations attenant aux églises, issus des aîtres paroissiaux. On compte des cryptes et les cimetières de St-Paul, St-Laurent, St-Georges, Ste Croix, St-Pierre le Vieux, Fourvière, St-Pierre St saturnin, ND de la Platière, St-Vincent, Ainay et St-Nizier qui est le plus important. Dans l’article paru dans le bulletin du SEL, Les cimetières jusqu’au XVIIIe siècle (n°107, 2014) il est écrit : « A l’époque gallo-romaine, il y a séparation entre le monde des vivants et celui des morts. Avec le christianisme il est décidé qu’autour de chaque église, il doit y avoir un terrain délimité, séparé du monde laïc pour en faire un lieu sacré et consacré à l’inhumation des morts. Chacun voudra être le plus près possible d’un lieu de culte ou de reliques de façon à bénéficier de leur protection… »

Au Xe siècle, l’église de St-Paul devient une nécropole importante comportant trois cimetières situés derrière les chevets de Saint-Paul et de Saint-Laurent. L’emplacement de ces anciens cimetières est visible sur un plan du quartier canonial au XVIIIe siècle d’après l’Atlas de la rente noble (© Arch. dép. Rhône, 13G372) (voir l’illustration jointe).
Bien qu’il soit fait mention de ces anciens cimetières dans quelques-uns des ouvrages et articles que nous avons pu consulter, aucune information particulière n’est apportée sur leur histoire. Nous trouvons toutefois dans un article intitulé La pollution par les cimetières urbains Pratiques funéraires et discours médical à Lyon en 1777, résultat d’une enquête menée à cette époque sur l’ensemble des cimetières et des cryptes lyonnais, des informations chiffrées, présentées sous forme de tableaux, sur les sujets suivants : les lieux d’inhumations de Lyon : cryptes et cimetières ; La densité funéraire à Lyon en 1778 ; La part des cimetières dans les territoires paroissiaux de Lyon.

La Révolution mettra un terme à la plupart des inhumations intra-muros. Dans l’ouvrage Lyon et ses cimetières il est écrit à ce sujet : « dès 1791 le projet d’un cimetière unique pour Lyon et ses faubourgs, pouvant accueillir 4000 morts par an, est retenu, mais les décisions efficaces n’arrivent que dans les toutes premières années du XIXe siècle, consécutivement au texte fondateur du 23 prairial an XII, qui ordonne l’abandon des anciens cimetières et la création de nouveaux hors de l’enceinte des villes, sur des terrains élevés, bien ventilés et clos de murs, où seront faites des plantations. »

S’agissant d’informations sur la vie de Jean Gerson, vous pourrez lire les ouvrages présents à la bibliothèque municipale de Lyon. En voici le recensement. Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF donne accés à quelques ouvrages sur la vie de Jean Gerson.Le bienheureux Jean Gerson est l'un d'eux.

Sur l’histoire de sa dépouille nous lisons dans les ouvrages, Saint-Paul de Lyon et Histoire de la ville de Lyon (volume 2, p.478) :
Citer:
Gerson fut enterré dans l’église de Saint-Laurent, à droite de la chaire du prédicateur. Sa réputation de sainteté était telle que de tous les points de la région on accourait à son tombeau […] Le peuple, témoin de la vie de la sainte vie du vieillard crut que la tombe qui en renfermait les dépouilles mortelles, avait le don des miracles : cette opinion datait de plus haut […] les merveilles opérées sur le tombeau de Gerson donnèrent occasion à Charles VIII d’établir un autel en son honneur. Les protestants le détruisirent en 1562. La mémoire de Gerson s’affaiblissait un peu, lorsque la découverte de son corps, le 13 avril 1643, par les ouvriers qui creusaient le tombeau d’une dame de Grassis, lui donnât un regain d’éclat. Gerson reparut à la lumière revêtu de ses habits sacerdotaux et tenant un calice. Quelques jours après, le cardinal Alphonse de Richelieu, archevêque de Lyon, accompagné du clergé de sa cathédrale, venait assister à la reconnaissance officielle du corps du chancelier. Cette découverte fut l’objet d’une relation détaillée écrite par un perpétuel de Saint-Paul, Etienne Verney, et eut dans tout Lyon un grand retentissement. On érigea de nouveau un autel au pieux Gerson […] Le tombeau de l’illustre chancelier n’a pas été détruit, comme on l’a souvent affirmé, pendant les guerres religieuses du seizième siècle, mais il fut oublié et disparu avec l’église de Saint-Laurent détruite en 1793 par un incendie. »

Bonne journée

Pièces jointes:

Saint-Paul, plan du quartier canonial au XVIIIe siècle d’après l’Atlas de la rente noble (© Arch. dép. Rhône, 13G372)..jpg
Saint-Paul, plan du quartier canonial au XVIIIe siècle d’après l’Atlas de la rente noble (© Arch. dép. Rhône, 13G372)..jpg [ 305.29 Kio | Consulté 142 fois ]
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