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Accueil > Richesse de vocabulaire

Richesse de vocabulaire

par susan calvin, le 15/07/2005 à 13:04 - 8421 visites

J'ai eu lu , il ya longtemps, un moyen de quantifier la richesse en vocabulaire d'un individu.


Elle s'exprimait en nombre de mots connus (ou utilisés, je ne sais plus)


Est ce que cette échelle existe ?

A partir de combien de mots (connus ? utilisés?) peut on déclarer que quelqu'un à un vocabulaire riche ?

Est ce que cette échelle varie suivant les langues ?


Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 18/07/2005 à 15:30

Réponse du service Guichet du Savoir

Comme nous l'indiquons dans cette réponse du Guichet du Savoir, il est difficile, voire impossible, de quantifier le vocabulaire exact, qu'il s'agisse du vocabulaire actif ou passif, d'un individu, mais :

[i]Il est démontré qu’avec 3 000 mots on “couvre” 97% du vocabulaire usuel. [...] Mais on ne peut certainement pas en conclure que [...] l’usager peut se contenter de 3 000 mots pour les communications courantes.
[...]
La langue française comprend à peu près cent mille mots [...] l'ensemble des mots qu'on utilise soi-même, le vocabulaire actif, varie selon les milieux et les personnes, de sept ou huit cent mots (moyenne des élèves du primaire) à cinq ou six mille mots, parfois plus. Quand au vocabulaire passif - l'ensemble des mots qu'on comprend sans les employer -, il peut dans le meilleur des cas couvrir de dix à douze mille termes.
[...]
La langue française est riche d’au moins 70 000 mots [...] Les moins optimistes ont chiffré à 800 mots environ le vocabulaire actif (dont on use spontanément) du jeune Français issu de l’enseignement primaire. Dans la foulée, on estimait à 1 500 le vocabulaire du lecteur de France-Soir et à 3 500 celui du Monde. Il ne faut sans doute pas mettre la barre trop bas. S’il est démontré qu’avec 3 000 mots on “couvre” 97% du vocabulaire usuel, il l’est également qu’un homme cultivé peut comprendre jusqu’à 10 ou 12 000 termes.[/i]
Hervouet, L. (1979). Ecrire pour son lecteur. Lille : Trimédia / ESJ.
source : From linguistics to communication’s didactics : The case of lexicology de Bertrand Labasse


Nous n'avons pas trouvé trace d'une échelle qui permettrait d'évaluer la richesse de vocabulaire d'un individu au niveau quantitatif.

[i]En fait, chaque homme a son propre vocabulaire, constitué pour satisfaire ses besoins de communication, et l'ensemble des mots utilisés par ceux qui se comprennent parce qu'ils parlent la même langue constitue le vocabulaire de cette langue à un instant donné. Quelques exemples montreront qu'une réflexion sur ce thème peut bousculer certaines idées reçues.
Des peuples de pasteurs, comme les Batutsi du Rwanda et du Burundi ou les Peul de l'Ouest africain, ont leur culture profondément marquée par les bovins. Dans chacune de leur langue, il existe un vocabulaire de plusieurs dizaines de mots concernant les vaches. Il n'existe aucun mot évidemment pour désigner un phoque. Alors que chez les Eskimos, la situation est inverse. Imaginons un monde d'informaticiens qui ne sortent par de leurs bureaux, les mots les plus utilisés seraient peut-être bit, logiciel, hardware, etc., mais les vaches et les phoques n'auraient nulle place dans le vocabulaire.
Cela signifie que l'homme se crée le vocabulaire dont il a besoin pour vivre et n'accède à un vocabulaire complètement différent que par la lecture, le voyage ou la recherche. Si la langue française est plus riche que le kirundi ou l'eskimo, c'est surtout parce que nous sommes plus nombreux et que nous pratiquons davantage de métiers, mais cela ne signifie pas qu'un Français déterminé utilise quotidiennement beaucoup plus de mots qu'un Murundi ou qu'un Eskimo.
En fait, ce qui est important c'est que chaque homme — et chaque langue — puisse acquérir le vocabulaire qui lui est utile pour aborder une nouvelle phase de sa vie culturelle. Cette capacité est évidente et ce sont les pays où les mutations sont les plus rapides qui intègrent une plus grande quantité de mots nouveaux, pris à l'étranger ou formés à partir d'autres procédés.
La grammaire, elle permet toujours d'exprimer les nuances de l'action à partir de ce vocabulaire : elle ne l'exprime pas de la même façon, mais le fat même de l'exprimer différemment est souvent un enrichissement de la pensée de l'humanité toute entière.
[...] Le français usuel comprend environ 32 000 mots, parmi lesquels parmi lesquels 20 000 d'origine savante ou étrangère et 12 000 d'origine populaire française. Sur un noyau de 4200 mots d'origine populaire, les plus couramment employés, 3 800 sont d'origine romane et 400 d'origine germanique."[/i]
source : "Les langages de l'humanité : une encyclopédie des 3000 langues parlées dans le monde"

Pour approfonfir le sujet, vous pouvez venir consulter les ouvrages de linguistique, de sociolinguistique à la Bibliothèque municipale de Lyon.
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