Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Actualités > Joyeux anniversaire la Part Dieu ! > Quartier Part Dieu : origine du nom

Quartier Part Dieu : origine du nom

par Spring, le 10/06/2007 à 23:35 - 1148 visites

Bonjour,

Je souhaite connaître l'origine du nom "Part-Dieu"donné à ce quartier de Lyon appartenant au 18°s à Mme de Servient. Quelle en est son histoire jusqu'en 1983.
Je vous remercie de votre réponse
Spring

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 13/06/2007 à 16:33

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Voici d’autres éléments pour compléter cette réponse précédente du Guichet du Savoir sur l’origine du nom de la Part-Dieu.

Celle-ci reste incertaine mais le document Les années Part-Dieu rejoint la thèse de M. Vanario et rapporte qu’il aurait pu être « attribué au XIIème siècle par un homme pieux qui voyait là un terrain sauvé saisonnièrement des eaux, et rendu de ce fait fertile (…), d’où un don du ciel : la « Part Dieu » ».

Joël Rival de Rouville, biographe du quartier, relate l’histoire du domaine de la Part-Dieu, dans plusieurs articles de la revue Rive Gauche (numéros 40, 45-49, 51-53 publiés de 1972 à 1975). En 1203, Guillaume de Fuer, appartenant à une puissante famille lyonnaise, cède au chapitre de Saint-Just Saint-Irénée une terre appelée « à la Pardeu ». Les autorités religieuses la donnent rapidement à Jean Blanchard, en échange de divers fonds que celui-ci possédait sur la colline de Saint-Irénée.

Le domaine est avant tout un ensemble disparate de prairies, marécages, terres cultivées et lones. Ce n’est qu’au XVème siècle, avec les membres de la famille Rousselet qualifiés de « seigneurs de la Part-Dieu », que l’ensemble commence à former un tout. Ils édifient progressivement le domaine en fief et construisent une maison forte.

Après une nouvelle série de ventes et héritages, l’échevin de Lyon Marc-Antoine Mazenod devient le propriétaire du domaine. Il l’accroît en achetant à la municipalité lyonnaise la longue bande de terres entre le cours du Rhône et la rue Boileau. A sa mort en 1679, sa fille Catherine hérite du fief et devient « dame de la Part-Dieu ». En 1694, elle épouse le comte Maurice-Amédée de Servient mais le mariage malheureux finit en 1699 par une séparation de biens. A la mort de son mari en 1705, elle peut alors gérer pleinement son domaine. Toutefois, des donations des terrains sont déjà prévues. Dès 1697, dans un testament tenu secret, Madame de Servient a fait des pauvres de Lyon ses légataires universels, sous diverses conditions notamment la célébration de 600 messes basses et d’une rente viagère. En 1725, elle lègue son domaine de la Part-Dieu à l’Hôtel-Dieu de Lyon.

Cette acquisition complétée par des achats et dons de terrains aux Brotteaux font de l’administration hospitalière (Hôtel-Dieu puis Hospices civils après la Révolution) le propriétaire d’un vaste ensemble domanial agricole, loué à des fermiers.

Entre 1826 et 1874, les terres sont peu à peu grignotées par les constructions et les Hospices civils font même l’objet de mesures d’expropriation en faveur des autorités militaires, désireuses de créer une caserne. Le projet avance avec le maréchal-comte de Castellane, nouveau gouverneur militaire : il s’agit de réunir toutes les unités de cavaleries lyonnaises au sein d’un même ensemble de casernes. Le quartier, qui portera un temps le nom du général lyonnais Margaron, est achevé en 1862 et accueille ses premiers occupants : deux régiments de dragons, rejoints ensuite par les hussards puis des cuirassiers et autres troupes d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie. Les effectifs culminent au Second Empire (4300 hommes) mais chutent après la Seconde Guerre mondiale.
Le 30 décembre 1960, le domaine passe du ministère des Armées à celui de la construction puis l’Etat le cède à la commune de Lyon. En 1968, les derniers militaires quittent les lieux.

Le projet de la Ville de Lyon est de réaliser à la Part-Dieu un centre administratif, financier, culturel et commercial à la hauteur de la 2ème agglomération de France. Un immense chantier s’ouvre en 1967 et les premiers édifices s’élèvent : barres de logement, immeubles de bureaux, nouvelle Halle de Lyon (1970), Bibliothèque municipale (1972). D’autres inaugurations suivent : auditorium Maurice Ravel et centre commercial en 1975, Hôtel de la Communauté urbaine de Lyon, Tour du Crédit Lyonnais et locaux de la Caisse d’Epargne en 1977, bureaux d’EDF-GDF en 1979 et gare de la Part-Dieu en 1983.

Le Point sur l'Actualité Une nouvelle entrée pour la Bibliothèque municipale de Lyon offre une bibliographie complémentaire et propose de nombreuses photographies de l'évolution urbanistique du quartier.

D'autres documents portant sur l’évolution du quartier de la Part-Dieu et de ses principaux bâtiments publics sont consultables à la Bibliothèque municipale du même nom : ouvrages, dossiers de presse, documentaire vidéo " Moutons, dragons, béton ».
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact