Question d'origine :
Existe-t-il un ouvrage ou document retraçant la vie de Mme Blanche Rebatel ,
connaissez vous sa date de naissance et sa date de décès, ainsi que lezs faits marquants de sa vie?
Réponse du Guichet
Le 05/04/2006 à 09h43
Marie-Blanche Rebatel , née en 1877 à Lyon (2e), est la fille du Docteur Fleury Rebatel.
Elle épouse Edouard Herriot le 30 octobre 1899.
Elle décède le 25 septembre 1962, à Sainte-Baudille-de-La Tour (Isère).
Nous n'avons pas trouvé à la bibliothèque d'ouvrages la concernant, et les documents sur Edouard Herriot ne nous apportent aucun renseignement sur elle.
Nos collègues des Archives municipales ont aimablement effectué pour nous une recherche, et fort heureusement, dans le registre d'Etat civil, en marge de son acte de naissance, est mentionnée la date de sa mort.
Nous nous sommes donc reportés à la presse de cette époque. Le 26 septembre 1962, le Progrès indique à la une : "Cinq ans après le président, Mme Edouard Herriot est morte, hier à Brotel" et le compte-rendu se trouve p. 4. Nous y avons relevé les informations suivantes :
Blanche Rebatel est née à Lyon le 4 août 1877. Elle appartient à une grande famille de médecins. Son père, le Dr Fleury Rebatel est président du Conseil général du Rhône, lorsque Edouard Herriot, chargé de cours à la Faculté des lettres, s'inscrit au Parti radical socialiste. Il reçoit souvent chez lui le jeune et brillant professeur, et c'est ainsi qu'en 1899, E. Herriot épouse la fille de son tuteur politique.
Madame Herriot, dont seuls les amis ont le privilège de connaître la culture, tant littéraire que musicale, a choisi d'être la compagne attentive, mais discrète, de son mari. Elle se tient toujours à l'écart de la vie politique et de ses obligations. Elle n'accepte jamais de paraître en public, sauf une fois l'an, lors du banquet de la fête nationale du 14 juillet, qu'elle préside dans les salons de l'hôtel de ville, aux côtés du maire.
E. Herriot faisait grand cas de son intelligence et de sa sagesse et se félicita souvent d'avoir écouté ses opinions et ses avis, même lorqu'ils ne correspondaient pas aux siens.
Femme de grand coeur, elle s'était consacrée pendant la guerre de 1914/18, avec dévouement, aux oeuvres municipales en faveur des soldats, ce qui lui valut de recevoir la croix de Chevalier de la légion d'honneur.
Elle a choisi d'accompagner son mari et de partager ses épreuves, non seulement dans l'internement (à Vittel, Vaux et Nancy), mais elle était également à ses côtés dans la déportation, et lorsque les soldats de l'Armée rouge les délivrèrent le 28/4/1945 à Postdam. Elle l'accompagna aussi lors de ses derniers moments à l'hôpital Sainte-Eugénie.
Soignée depuis quelques mois à la clinique Champvert à Lyon, sentant la mort approcher, elle a voulu être ramenée à Brotel, "antique et solitaire demeure qui, au haut de la falaise, règne sur le Val d'Amby".
C'est là que tous deux furent plaçés en résidence surveillée en 1942, c'est là qu'ils vinrent en 1945 oublier les jours de la déportation, et c'est là que chaque fois qu'il en avait le loisir, le Président venait se reposer des fatigues de la vie politique.
Selon ses volontés expresses, ses funérailles se sont déroulées dans la plus stricte intimité. Une messe à été célébrée en l'église de Sainte-Baudille-de-La Tour (Isère), et son corps inhumé au cimetière de Loyasse, à Lyon, auprès de Président Edouard Herriot.
Vous pouvez consulter, à la bibliothèque de la Part-Dieu, l'article du Progrès dans son intégralité, ainsi que d'autres titres lyonnais de cette époque.
DANS NOS COLLECTIONS :
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir commenter.
Se connecter
Récursion