coniferes
DIVERS
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Le 01/07/2006 à 15h13
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Question d'origine :
j'aimerai savoir s'il y a une periode pour que le conifere produise de la seve....j'aimerai savoir comment la recolter?
Réponse du Guichet
Le 04/07/2006 à 09h16
Dans un premier temps, prenez connaissance des réponses que nous avons apportées aux deux questions suivantes :
- la sève des arbres
- La resine des arbres est ce la sève?
Au vu de ces réponses, nous supposons que vous voulez parler de résine plutôt que de sève.
...
Cette résine peut être abondante et se trouver dans des poches ou canaux spécialisés du bois (pin, épicéa...) ou être absente du bois (sapin, séquoia, douglas...) mais présente dans l'écorce, les feuilles, les bourgeons ou les cônes. L'if, un peu à part, n'est pas résineux. Si la résine est très constante chez les résineux, quelques feuillus peuvent néanmoins en produire.
...
C'est pour la
• Depuis l'abandon du gemmage en France, la résine est importée de Chine, du Brésil, du Portugal...
La distillation de résidus de papeterie donne également des acides résiniques de composition très proche de ceux de la colophane de gemme. La résine peut enfin être tirée des racines en place d'arbres abattus (méthode américaine donnant la colophane de souche).
• Sont également exploités pour leur résine le pin d'alep, le pin à crochets (on en tirait un baume), l'épicéa commun et le mélèze d'Europe, source de la célèbre térébenthine de Venise, résine claire qui ne durcit pas à l'air, utilisée par les artistes peintres pour réaliser les glacis de leurs tableaux. Un mètre cube d'aubier frais contient 21kg de résine chez le pin maritime, 13,3kg chez le mélèze, 9,4kg chez l'épicéa et 3,2kg chez le sapin.
Source :
Il faut alors préparer la future care, que l’on place à l’Est car elle est à l’abri des intempéries. Pour cela on utilise le sarcle à peler, outil en acier, recourbé qui va permettre de racler l’écorce. Le pelage est une opération délicate car il faut laisser une fine épaisseur d’écorce en évitant de blesser le pin prématurément.
Vient ensuite le cramponnage, qui consiste à placer une lame de zinc incurvée dans le pin (le crampon), grâce au pousse-crampon, pièce en métal présentant une extrémité convexe et tranchante, que l’on cogne avec un maillet. Le crampon va retenir le pot et surtout guider la gemme à l’intérieur. Pour préparer le bassot ( la première care que l’on ouvre au pied du pin) on place le zinc un peu au-dessus du sol pour pouvoir placer le pot juste en dessous. Pour les arbres dont la care à déjà au moins un an, on place le crampon à environ 10 cm du haut de la care de l’année précédente, ainsi qu’une pointe un peu plus bas, pour retenir le pot que l’on coince entre le zinc et le clou.
La profondeur de la care ne doit pas excéder 1 cm.
Afin que la résine coule régulièrement, il faut rafraîchir les cares toutes les semaines en progressant de quelques centimètres vers le haut à chaque pique. Les copeaux qui tombent sont appelés des galips et sont gardés pour allumer le feu.
La pique occupe les gemmeurs durant la majorité de la campagne de gemmage, jusqu’au mois d’octobre. On progresse en général de 1 m par an, les cares qui ont plusieurs années peuvent atteindre jusqu'à 5 m Le résinier montait alors sur son pitey pour pratiquer la pique. A ce stade la température et l’ensoleillement sont décisifs,
Quand les pots étaient pleins, la femme du résinier les vidait grâce à une petite spatule (la palinette) dans des escouartes (récipients de 16 litres en bois ou en zinc), c’est l’ammasse. Les escouartes seront à leur tour vidées dans des barriques en métal pour être enfin acheminées vers les distilleries de résine.
Au fil des saisons, le résinier entamera de nouvelles cares autour de l’arbre, ainsi un pin peut être gemmé pendant près de 80 ans. Un résinier devait en moyenne s’occuper de 4000 pins, qui produisaient chacun environ 2,5 litres de résine par an en sachant qu’une care produit 1 à 1,5L par an.
Avec le temps, des bourrelets se forment sur les cotés de la care, l’arbre cicatrise. Mais cette cicatrisation est rarement complète, et certains pins gemmés à mort (sur tout le tour de l’arbre) ont été tellement sollicités, qu’en cicatrisant ils s’évasent dans leur partie inférieure. On les appelle des pins-bouteilles.
Source (et suite) sur
Dossiers sur le gemmage et les gemmeurs :
- futura-sciences.com
- aquitaineforet
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