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Avatar par défaut gds_lt - Département : Equipe du Guichet du Savoir
Le 10/07/2025 à 12h33

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Commentaires 4

Avatar personnalisé Commentaire de pcla : Publié le 15/07/2025 à 13:49
Amusant, l'article donné par le GS. "Plus largement, nous pouvons dire que cet épisode souligne l'extrême dépendance du monde moderne à l'électricité". De l'art de conclure ce qu'on a envie de conclure sans tenir compte de la réalité. Non, il fallait écrire "Plus largement, nous pouvons dire que cet épisode souligne l'extrême fragilité d'un réseau de distribution d'électricité quand les sources intermittentes sont prépondérantes, comme c'est le cas en Espagne." Car la cause de la panne est évidente, d'après ces sources mêmes: l'éolien et le solaire. D'où le silence assourdissant dans la presse sur ces études. De tout cela, on apprend plus sur la psychologie collective - et sur ce que peut être le conformisme - que sur le problème des sources d'énergie.
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Avatar personnalisé Commentaire de pcla : Publié le 15/01/2026 à 14:28
Le cas espagnol est mentionné dans cet article et donne la réponse à ma question, de façon à mon avis plus fiable que Le Monde et Médiapart, inévitablement du côté du manche car touchant des subsides et ne voulant pas les perdre: https://www.bvoltaire.fr/entretien-lillusion-dune-promesse-qui-ne-sera-pas-tenue-la-baisse-du-prix-de-lelectricite/
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Avatar personnalisé Commentaire de pcla : Publié le 27/03/2026 à 11:45
Une autre réponse à ma question: https://h16free.com/2026/03/27/83817-le-cocktail-iberique-cetait-du-vent Ce sont bien les ENR qui sont responsables. En même temps, on voit que Médiapart n'est pas une source fiable.
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Avatar personnalisé Commentaire de pcla : Publié le 04/04/2026 à 20:25
Informations sur cette panne dans Le Figaro du 31 mars 2026 (Mathieu de Taillac), qu'on ne pourra trouver ni dans Le Monde, ni dans Médiapart: « On est foutus, on est foutus ! On est en train de se déconnecter ! » : la mégapanne électrique n’en finit pas de mettre l’Espagne sous tension RÉCIT - Près d’un an après le black-out, la diffusion d’échanges entre le gestionnaire du réseau et les compagnies d’électricité alimente une crise politique. Onze mois après la mégapanne qui, le 28 avril 2025 , a plongé la péninsule ibérique dans le noir pendant plus de dix heures, la surtension a contaminé la politique espagnole. La diffusion de conversations téléphoniques dans les médias entre le gestionnaire du réseau, Red Eléctrica Española (REE), et les compagnies électriques, jette un nouvel éclairage sur les responsabilités de chaque partie, qui contredit la version de REE. Madrid, siège de REE, le 28 avril 2025, à 12 h 13, soit 19 minutes avant l’incident. Un technicien de REE répond à l’inquiétude d’un opérateur d’une compagnie électrique : « Oui, c’est vrai, il y a des oscillations dans tout le système… - À cause du photovoltaïque. - À cause du photovoltaïque… Ça oscille, là… On ne sait pas trop mais… de très grandes variations du photovoltaïque à cause des prix, des échanges… Peu de groupes avec de l’inertie dans le système (soupir)… C’est la merde, là… » 12 h 32 : la minute précise où se produit le black-out. L’opérateur d’une compagnie électrique, à laquelle il a été demandé d’activer une centrale pour apporter de la stabilité au système, appelle REE pour l’informer de l’heure à laquelle celle-ci pourra être opérationnelle : « Vous nous aviez demandé un préavis pour (la centrale à gaz à cycle combiné de) Castejon. - Oui. - On me dit qu’à 15 heures, si on leur confirme maintenant, elle pourrait être activée. - Putain, putain, putain, on est foutus, on est foutus ! On est en train de se déconnecter ! - Oui, on n’a plus rien ici non plus. Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous ? - Non. Rien. - Tout est parti. » Les enregistrements mettent à mal la version du gestionnaire du réseau REE. Celui-ci décharge toute la responsabilité sur les compagnies privées, qu’il accuse de ne pas avoir assuré leurs obligations de stabilisation du réseau, une fonction que seules les centrales traditionnelles (nucléaires, thermiques, hydrauliques…) sont capables de remplir pour compenser l’instabilité inhérente aux énergies renouvelables. Sur cette bataille du récit entre REE, dont l’État est le premier actionnaire, et les compagnies privées, s’est greffée la controverse politique. Le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez s’est rangé derrière la version du gestionnaire du réseau et de sa présidente, Beatriz Corredor, une ex-ministre socialiste. Le Parti populaire (PP, droite), principale formation de l’opposition, mobilise le Sénat, où il est majoritaire, pour mener sa mission de contrôle et d’investigation. Le 25 mars, Beatriz Corredor était reçue pour la seconde fois par la commission d’enquête sénatoriale sur l’ « apagon », comme on appelle ici la panne. Dans la Chambre haute, elle se sait en milieu hostile. D’autant que plusieurs des conversations entre REE et les opérateurs, envoyées à la commission par plusieurs compagnies électriques, écoutées à huis clos par les sénateurs avant destruction des enregistrements, ont été retranscrites sur des fiches manuscrites puis diffusées à la presse par des élus du PP. Les échanges avec la commission sont tendus. « Pensez-vous assumer personnellement vos responsabilités, au nom de REE ? » , l’interroge un sénateur de droite. Un peu plus tard, le président de la commission insiste : « Mme Corredor, vous devez répondre aux questions que l’on vous pose. Vous pouvez aussi décider de ne pas répondre. Mais vous ne pouvez pas mentir. » Les sénateurs estiment que la patronne du réseau répond à côté, en citant le rapport indépendant sur l’origine de la panne. Cinq jours plus tôt, le 20 mars, Entso-e, l’organisation qui regroupe les gestionnaires des réseaux électriques des pays de l’Union européenne, a publié son rapport final. Le document se garde de désigner un coupable unique et décrit une chaîne de défaillances relevées chez le gestionnaire du réseau REE mais aussi chez les opérateurs ainsi que chez le régulateur. Le fait est que REE fait tout pour préserver la confidentialité de ses échanges avec les compagnies. Le journal El Mundo a rendu compte ce lundi d’un échange épistolaire entre les compagnies électriques Iberdrola et Endesa, REE et l’Audiencia Nacional, le tribunal pénal qui avait instruit l’hypothèse d’une cyberattaque avant de classer l’affaire en janvier dernier. Dans leurs lettres, Iberdrola et Endesa demandent d’accéder aux 8000 audios et 1300 e-mails que REE a remis aux juges. L’organisme présidé par Beatriz Corredor s’y oppose, au motif que le matériel est « sensible et confidentiel ». La demande des entreprises équivaudrait, selon la métaphore de REE, à réclamer « d’accéder au cadavre » pour « analyser si une décision prise dans le cadre d’une enquête policière pour homicide est conforme au droit » . El Mundo lui oppose sa propre comparaison : dans la tragédie ferroviaire d’Adamuz, en Andalousie, qui provoqua la mort de 46 personnes en janvier dernier, la juge d’instruction a autorisé les parties à connaître le contenu des boîtes noires des trains accidentés.
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