Qu'est-ce que l'"Académie des hellénistes et orientalistes de Lyon" ?
Question d'origine :
Bonjour, au 67 de la rue Maréchal Foch, 6e, existe une plaque commémorant une "Académie des hellénistes et orientalistes de Lyon" où "au gré du 19 e siècle sont intervenus : Lord Byron, Lamartine, Chateaubriand, Eugène Delacroix, Flaubert". Cette plaque a été posée pendant le mandat de Nicole Chevassus, maire du 6e.
Que savez-vous de cette Académie ???
Réponse du Guichet
L'académie des hellénistes et orientalistes de Lyon à laquelle fait référence la plaque du 67 avenue Maréchal Foch à Lyon dût être fort confidentielle, car les seules informations que nous ayons trouvé à son propos figurent dans un article du Progrès de 2005 (paru à l'occasion de la pose de la plaque) et un encart dans le numéro spécial de Lyon people consacré à l'avenue Foch en 2017... Afin d'en savoir plus, nous avons contacté Jacques Bruyas, président de deux des associations à l'initiative de la pose de cette plaque. Nous vous tiendrons informé de sa réponse.
Bonjour,
Voici ce qu'on peut lire dans l’article paru dans le Progrès de Lyon le jeudi 24 février 2005 (p. 5), à l’occasion de la pose de la plaque commémorative au niveau du café Morand dans le 6e arrondissement (consultable sur Europresse) :
« En souvenir de l'Académie orientaliste
Une plaque commémorative témoigne désormais : le café Morand a hébergé une Académie orientaliste et helléniste. Explications
Nicole Chevassus, maire du 6e, a pris de la hauteur pour dévoiler, jeudi, une plaque commémorative en l'honneur d'un lieu de culture disparu : l'Académie orientaliste et helléniste qui se tenait, dès les années 1850, au café Morand, 67 avenue Foch (alors avenue de Noailles).
Au XIXe siècle, peintres, poètes et romanciers, émus par le sort de la Grèce aspirant à la liberté, se sentaient attirés par les routes de l'Orient.
A l'initiative de Lord Byron naquit, en Europe, une trentaine d'Académies orientalistes et hellénistes, bientôt fréquentées par Chateaubriand, Lamartine, Delacroix et bien d'autres. La France en comptait une deuxième à Paris. Celle de Lyon, au début du XXe siècle, quitta l'avenue Foch pour s'installer dans le restaurant de la mère Filloud, rue Duquesne, avant de disparaître entre les deux guerres.
L'initiative de cette reconnaissance d'un passé culturel revient à trois associations : « la Selyre » (1), «Rive-Gauche Culture » et « Orient Méditerranée ».
La première est présidée par Jean Etevenaux, les deux autres par Jacques Bruyas.
Une démarche-témoignage déjà initiée par la pose d'une plaque sur les façades du Grand Café de Genève et du Café de la Gare.
Une démarche-témoignage, habituelle dans la capitale, qui pourrait se poursuivre dans le 6e, « le plus parisien des quartiers lyonnais », Jacques Bruyas dixit.
> NOTE
(1) Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpin. »
Une brève relative au café Morand publiée dans le Lyon people juin 2017 spécial Avenue Foch (p. 207) signée J.B. (probablement Jacques Bruyas) donne un peu plus de détails sur cette "académie". Le numéro est consultable en ligne.
En dehors de ces deux articles, nous n'en avons pas trouvé trace dans nos collections. Aucune publication éditée par cette académie ne figure à notre catalogue.
Le Congrès provincial des orientalistes : compte-rendu de la troisième session, Lyon, 1878 ne semble pas y faire référence (nous vous laissons le soin d'en faire une lecture approfondie).
Autres sources consultées en vain :
Indicateur Lyonnais Henry des années 1896, 1920 et 1928, rubrique Sociétés (Sciences, lettres, arts) : aucune société de ce nom ou d’un nom approchant.
Sociétés savantes et bibliothèques de Lyon / Joseph Bonnel, 1889
Lyon et la région lyonnaise en 1906 : l'ouvrage répertorie les principales sociétés savantes en activité à cette date. L’académie des hellénistes et orientalistes de Lyon n’y figure pas.
Presse et revues :
Presse lyonnaise du 19e siècle (non exhaustif, il s'agit surtout de petits titres lyonnais)
Salut public : rien de probant dans les premiers résultats explorés
Vous pouvez également prendre contact avec les Archives municipales de Lyon, qui devraient à minima conserver des informations relatives à la pose de la plaque, et peut-être de la documentation sur cette académie (la page permettant de rechercher dans les fonds est actuellement indisponible nous n'avons pu y lancer une recherche).
Bon courage dans vos recherches !
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