Question d'origine :
Bonjour,
Michel Verne, le fils de Jules Verne a fait plusieurs films autour des œuvres de son père et de lui même.
Pouvez vous me dire si il est possible de voir ces films et sont ils numérisés et où ?
Je vous remercie pour votre aide et vous souhaite une bonne journée ! Cordialement, Eric Kirikou
Réponse du Guichet
Vous nous interrogez sur Miche Verne, le fils de Jules Verne, et plus particulièrement sur la question de son cinéma. Il a fait plusieurs films autour des œuvres de son père et de lui-même. Vous voudriez voir ces films, savoir s’ils sont numérisés et à quel endroit.
Nous sommes au regret de vous faire savoir que nous n’avons trouvé aucune trace de ce corpus de films et n'avons aucune idée sur une éventuelle numérisation de cette œuvre.
Bonjour,
Vous nous questionnez sur Michel Verne (1861-1925) le fils de Jules Verne (1828-1905). Votre interrogation porte plus spécifiquement sur le cinéma de Michel Verne. Il a fait plusieurs films autour des œuvres de son père et de lui même. Vous voudriez voir ces films et savoir s’ils sont numérisés et à quel endroit.
Nous n’avons hélas rien trouvé à ce sujet sur ces sites :
BnF Bibliothèque nationale de France
CNC Centre national du cinéma et de l'image animée
L'encyclopédie Wikipédia indique quelques informations :
Créateur de la Société Le Film Jules Verne en 1912, Michel Verne signe en parallèle un contrat avec la société d'édition Éclair Films et leur cède les droits d'adaptation de huit romans de son père. Il participe au tournage des Enfants du Capitaine Grant. (1914) et supervise Les Indes noires en 1916-1917 avant de résilier son contrat avec Éclair en août 1917.
Michel s'associe alors avec un homme d'affaires, Jules Schreter, pour développer sa société. En 1918-1919, il réalise ainsi : L'Étoile du Sud, Les 500 millions de la Bégum et La Destinée de Jean Morénas. La société Le Film Jules Verne est vendue en 1932 au producteur Alexander Korda et à la London Films puis cesse ces activités en 1966.
Un article du journal Le Monde précise ceci :
En même temps que l'arrivée du premier long-métrage inspiré par Verne (Vers le pôle Sud, de Louis Feuillade, 1909), il faut noter l'opportunisme du fils de l'écrivain, Michel Verne, qui fonde, en 1913, avec Eclair, la société des "Films Jules Verne" dans l'intention d'exploiter un filon juteux. Une initiative qui tourne court en 1920 après l'ambitieuse réalisation d'un Mathias Sandorf par Henri Fescourt
Le Bulletin de la Société Jules Verne parle de Michel Verne en ces termes :
Pauvre Michel Verne ! Il ne figure dans aucun dictionnaire du cinéma, pas même dans celui des Oubliés du cinéma français. En fait, personne n’a oublié le réalisateur de films, puisque personne ne sait qu’il a existé. Michel Verne est principalement connu pour le rôle insolite de nègre posthume qu’il a joué en réécrivant – non sans talent – des pans entiers de l’œuvre paternelle encore non publiée, supercherie ébruitée en 1909 par Le Journal qui publiait en feuilleton Les Naufragés du Jonathan. Ce crime ne lui a jamais été pardonné et a confirmé l’image du « perverti épouvantable » que son père, visiblement hors de ses gonds, a décrite à maintes reprises dans sa correspondance avec Pierre-Jules Hetzel.
La mise à jour des « tripatouillages » en tous genres commis par la « main du fils » (Olivier Dumas) dans l’œuvre encore non publiée de Jules Verne, entreprise dans les pages même de ce Bulletin était indispensable, mais elle a aussi, par son angle exclusif, réduit le fils de l’écrivain à une figure de coupable.
Conséquence de ce discrédit pour faux en écritures, le cinéaste Michel Verne est resté longtemps au coin avec son bonnet d’âne, avant que Brian Taves ne commence à exhumer ses films et ainsi à le réhabiliter.
Nous n'avons, hélas, pas trouvé la moindre trace du cinéma de Michel Verne, ni d'une numérisation de ces films.
Nous vous souhaitons bonne suite dans vos investigations.
Bonne journée,
Dr Mabuse