Je recherche des informations sur l'histoire de Georges Antoine Simonet
Question d'origine :
Bonjour, je m'interroge sur l'histoire de Georges Antoine Simonet.
En 1745, il se lance dans la fabrication d'étoffe de soi, d'or et d'argent avec un associé. Son nom est il connu ?
Par ailleurs, il part en Suisse en 1756 et demande à une famille helvétique de venir former ses ouvriers l'année suivante. Savons-nous de quelle famille il s'agit et pourquoi c'est cette famille en particulier l'intéresse ?
Merci !
Réponse du Guichet
A ce jour, les sources disponibles ne nous permettent pas de connaître le nom de l'associé de Georges-Antoine Simonet, ni celui de la famille qu'il a fait venir de la région de Saint-Gall.
Bonjour,
Malheureusement les deux informations ne sont pas connues.
Les principaux textes écrits sur Georges-Antoine Simonet s’appuient tous sur la Notice sur George-Antoine [sic pour Georges-Antoine] Simonet, créateur de la fabrique de mousselines de Tarare publié par Hyppolite Cote en 1846, soit presque 70 ans après la mort de Simonet.
Selon la Note bibliographique sur l'histoire de la fabrique de Tarare parue dans la Revue du Lyonnais série 3, n°6 de 1868, Cote prends ses sources dans les papiers de Simonet :
« lui-même que sa famille a conservé avec soin […] ces documents originaux qui lui furent communiqués par M. Melchior Salet, l’un des descendants de Simonet »
Autre étude du XIXe siècle sur l’industrie de la mousseline à Tarare, Le Coton de Louis Reybaud qui s’est documenté à partir d’archives fournies par M. Ruffier, président de la Chambre consultative de Tarare.
Les études suivantes reprennent leurs informations de ces deux premiers travaux. Citons le Dictionnaire général des tissus anciens et modernes de Jean Bézon, ou les plus récents articles de Casati-Brochier dans Généalogie et histoire ; n°153, mars 2013, p. 32-35 et de la Société d’histoire et d’archéologie des Monts de Tarare, 2009.
Il ne semble pas y avoir eu de recherche plus récente sur Georges-Antoine Simonet qui aurait exhumé de nouvelles sources archivistiques.
La raison d’un tel silence sur le nom des familles suisses venues en France est expliquée dans les travaux cités précédemment.
« il passa en Suisse, car il lui fallait des ouvriers capables de former des élèves. Ce ne fut pas sans peine qu'il parvint à se les procurer; la législation helvétique ne le cédait en rien à la nôtre, sous le rapport de sa rigueur; si celle-ci réservait la potence aux contrebandiers, celle-là prononçait la peine de mort contre tout citoyen qui aurait porté à l'étranger les secrets de l'industrie nationale. Il fut donc obligé d'envelopper ses démarches de mystères, soit dans l'intérêt de leur réussite , soit pour n'être pas tracassé. Cependant, à force de sollicitations, il détermina une famille suisse à s'expatrier pour venir à Tarare; mais il fallut cacher soigneusement le traité que l'on conclut, car les magistrats du pays en auraient empêché l'exécution. » (Dictionnaire général des tissus anciens et moderne).
D’autres approches pourraient être envisagées comme la recherche de patronyme d’origine suisse allemande à Tarare au tournant du XIXe siècle. Néanmoins cette recherche sera compliquée par la forte présence de ressortissants helvétiques venus travailler à Tarare au XIXe siècle comme le précise Les étrangers en France : guide des sources d'archives publiques et privées : XIXe-XXe siècles (1999, p.1853).
Bonne journée.
Lug, pionnier lyonnais des super-héros