Quelle est l'origine historique de la la tradition du mâchon lyonnais ?
Question d'origine :
D'ou vient la tradition du Mâchon lyonnais? A quand remonte-t-elle?
Réponse du Guichet
La tradition du mâchon date de 1850. Elle vient des canuts, les ouvriers ou artisans tisserands de soie de la Croix-Rousse, qui partageaient des repas traditionnels lyonnais, charcuterie, fromage, tripes et pots de vin dès l'aube, après des heures de travail.
Bonjour,
Voici différentes sources qui expliquent les origines du mâchon.
Servi le matin, ce repas chaud réunit traditionnellement des convives ayant commencé très tôt leur activité. Il puise son origine au 19e siècle, dans la pause en matinée des canuts et marchands-fabricants de la soie et de leurs partenaires.
Le Mâchon … toute une histoire !, Beaujolais gourmand :
Historiquement, le mâchon est populaire à partir des années 1850 et consiste à partager un repas avec les restes réchauffés de la veille : cochonnailles chaudes ou froides, salades, lentilles du Puy, andouillette, pommes de terre, tablier de sapeur… bref, toute la cuisine lyonnaise dans sa définition la plus large et généreuse. Le mâchon avait deux aspects pratiques : il évitait de jeter le déjeuner ou dîner de la veille tout en permettant de réunir dans le même lieu aussi bien ouvriers que bourgeois. Certains canuts profitaient même du moment pour négocier commandes ou tarifs.
Mais c'est Florent Delignat qui a écrit cela le 26 novembre 2018 peut-on lire dans «Partager un mâchon» : que veut dire cette expression ?, Le Figaro.
Lyon capitale ajoute dans Week-end du mâchon à Lyon, mais c'est quoi un "mâchon" ? :
Le mâchon se prend traditionnellement vers 9h, mais dans le Dictionnaire historique de Lyon, Bruno Benoit souligne que l'on peut aussi "mâchonner vers cinq heures du soir". Par ailleurs, sa pratique est antérieure à 1850, auparavant, on pratiquait le goutillon, ou le chicaison, deux casse-croutes censés "rompre la monotonie de la journée" selon Bruno Benoit. Le mot mâchon est donc plus vieux que le brunch apparu en 1895 dans un article de l'auteur britannique Guy Beringer publié dans Hunter's Weekly. Participer à un mâchon, c'est la garantie de croquer directement dans l'histoire de Lyon et la certitude de ne pas avoir faim avant le soir, voire le lendemain, même lorsque l'on n’a pas pris de petit déjeuner avant.
A lire aussi :
Gastronomie lyonnaise, Guichet du savoir
Et dans les collections de la BmL :
Dictionnaire historique de Lyon / Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon ; coordination éditoriale Bruno Thévenon ; révision et relecture Michel Kneubühler, 2009
La Lyonnitude : dictionnaire historique et critique / Bruno Benoit, 2000
Bonne journée
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