Qui était Jeanne Pariset dont une rue à Brignais porte le nom ?
Question d'origine :
Bonjour,
Savez-vous qui était Jeanne Pariset dont une rue à Brignais porte le nom ?
Et accessoirement depuis quand cette rue existe-elle ?
Merci d'avance
Réponse du Guichet
Jeanne Pariset est un patronyme homonymique. En effet, il a existé (au moins) deux femmes portant ce prénom et ce nom. Celle qui a donné son patronyme à une rue de Brignais était engagée envers les plus démuni·es. Infirmière des Armées elle a secouru des blessés en Italie, au Maroc, en Indochine, en Algérie. Elle a officié à l'Hôpital Militaire Desgenettes de Lyon et plus tard, à la retraite, elle partit en Haute-Volta former les femmes aux règles élémentaires d'hygiène. C'est depuis 1996 qu'une rue de Brignais porte son nom. L'autre Jeanne Pariset, de Toulouse, est une Juste parmi les Nations.
Bonjour,
Récemment à Toulouse, au lycée privé Sainte-Marie de Nevers, un hommage posthume a été rendu à la toulousaine Jeanne Pariset, originaire de la ville rose. Celle-ci permit à plusieurs familles juives d’échapper à la déportation, un engagement qui lui valut d’être reconnue Juste parmi les Nations à titre posthume rapporte l'article Hommage posthume à la Toulousaine Jeanne Pariset, cette mère supérieure qui cachait des Juifs dans les dortoirs de son lycée durant la 2e Guerre mondiale, La Dépêche, 05/06/2026, mis à jour le 08/06/2026 accessible entièrement sous le titre Hommage à une Juste parmi les Nations via Cafeyn avec un abonnement à la BmL :
L'émotion et le recueillement étaient palpables parmi les élèves de terminale présents autour des autorités civiles et religieuses, et de la communauté éducative du lycée privé Sainte-Marie de Nevers lors de l'hommage rendu ce jeudi à Jeanne Pariset, mère supérieure de l'établissement de 1930 à 1954. Elle avait reçu, à titre posthume, le titre de Juste parmi les nations le 14 mai 2011, décerné par Yad Vashem, l'Institut international pour la mémoire de la Shoah, pour avoir sauvé de la déportation des familles juives dans l'ancien couvent de Sainte- Marie de Nevers, au cœur même du lycée. À la tête de son établissement, elle mobilisa discrètement les ressources de la communauté religieuse pour protéger ceux qui étaient traqués, notamment la famille Grossmann-Lévy, pendant l'Occupation. Lors de cette commémoration, les intervenants ont souligné la force de ses convictions face à l'injustice. «Jeanne Pariset - sœur Marie-Julienne - a choisi l'humanité plutôt que la peur», a rapporté Patrick Zanuttini, chef d'établissement du lycée Ste-Marie de Nevers. «C'est aussi un message universel de fraternité, de courage et de résistance à toutes les formes de haine qui a été transmis à la jeune génération»>, a précisé Philippe Riu, président de l'Association de gestion du lycée Ste-Marie de Nevers.
Ecouter aussi Jeanne Pariset, juste parmi les nations, vénérée à Toulouse, Radio Présence, 8 juin 2026.
Selon la notice du Comité français pour Yad Vashem sur Jeanne Pariset, elle est née le 9 septembre 1872 et décédée le 8 octobre 1959. Il ne s'agit donc pas de la même Jeanne Pariset dont une rue porte le nom à Brignais. En effet cette Jeanne Pariset est née le 29 juin 1909 à neuf heure du matin à Brignais comme l'indique le registre d'état civil de l'époque et est morte en 1994 selon l'ouvrage Brignais au fil des rues et des chemins / Les Amis du vieux Brignais, qui nous en dit plus sur cette femme engagée envers les plus démuni·es :
Jeanne Pariset 1909-1994
Jeanne Pariset était la fille de Fernand Pariset (père. Ce dernier était l'administrateur du Grand Bazar de Lyon et de la foire de Lyon. A Brignais il était propriétaire aux Ronzières. Il fut aussi Maire de Brignais de 1912 à 1925.
Le frère de Jeanne Pariset, Fernand (comme son père) fut aussi Président de l'Association Espérance et Vaillantes jusqu'à sa mort en 1972.
Toute sa vie Jeanne Pariset a œuvré pour soutenir les plus démunis.
Ancienne infirmière des Armées, sa carrière professionnelle fut exemplaire. Elle a passé une partie de sa vie à soulager les douleurs physiques et morales des autres et a soutenu et épaulé le Corps Médical dans les situations critiques.
C'était une femme de terrain qui a secouru les blessés de guerre en Italie, au Maroc, en Indochine, en Algérie et a été décorée de la Croix de guerre avec étoile de bronze et d'argent.
Revenue en France Jeanne Pariset servait à l'Hôpital Militaire Desgenettes à Lyon.
Puis à la retraite Jeanne partait comme bénévole en Haute-Volta former les femmes aux règles élémentaires d'hygiène.
Le 7 septembre 1991 elle était nommée Chevalier de la Légion d'Honneur. Jeanne Pariset décédait en 1994.
En 1996, sur proposition des Amis du Vieux Brignais, Michel Thiers et le Conseil Municipal donnaient le nom de Jeanne Pariset à une nouvelle rue de Brignais.
La Rue Jeanne Pariset part de la Rue de Janicu en passant devant le groupe scolaire Claudius Fournion, elle se termine Avenue Ferdinand Gaillard.
pp. 119-120
Bonne journée
Outlaw builder cookbook