Les chalutiers du Guilvinec ont ils été décimés suite à une décision du gouvernement ?
Question d'origine :
Bonjour,
Sur les réseaux sociaux les pêcheurs du Guilvinec disent que le gouvernement a fait le choix d'asphyxier l'économie d'une partie du Finistère en donnant une grande partie des droits de pêche à un énorme bateau qui va pêcher au large de la Mauritanie du poisson pour fabriquer du Surimi ou de la farine de poisson pour les élevages. Cet énorme bateau dont les propriétaires sont en partie malouins ne peut pas rentrer à Saint Malo.
1) Est-ce que la flotille de chalutiers du Guilvinec a été décimée par cette décision dont une des conséquences a été de payer largement la casse des chalutiers locaux ? Quelle était le trafic de poisson de la criée du Guilvinec il y a 5 ans et quel est le trafic aujourd'hui ?
2) Est-ce que la pêche cotière est concernée par cette baisse des capacités de pêche ?
3) Est-ce que d'autres ports de pêche français sont concernés par cette affaire et ont vu leur activité pêche fortement pénalisée ?
4) Est-ce que la pêche au large de La Mauritanie est débarquée en Mauritanie puis en France ? En Hollande ?
5) quelle est la fréquence de retour en Hollande de ce gros bateau ? Quelle est la durée de la saison de pêche au large de La Mauritanie ? Est-ce que ce bateau pêche aussi sur d'autres sites ? Maroc ? Golfe de Gascogne ? autre ?
6) Quelle justification le ministre de la pêche a donné à sa décision ? Echanges secrets à Bruxelles ?
7) question qui s'apparente au domaine précédent sur les coquilles Saint Jacques. Les syndicats de pêche ( Saint Brieuc) ont édicté des limitations très précises sur les horaires de pêche. Les pêcheurs locaux disent, en raison de droits très anciens, les chalutiers hollandais ont le droit de pêcher les coquilles autant qu'ils veulent. et mettent en danger les ressources. Qu'en est-il exactement ?
En vous remerciant par avance.
Bonne journée
Réponse du Guichet
Les raisons du déclin de la flotille du Guilvinec sont principalement d'ordre écologique et économique. Les effets néfastes de la surpêche sur les écosystèmes marins ont amené l'UE à interdire le chalutage en eau profonde au-delà de 800 mètres ; le prix du gazole marin a presque doublé suite aux conflits mondiaux et la maintenance se révèle très onéreuse.
Surtout, le plan de sortie de flotte post-Brexit en 2023 a eu des conséquences directes sur Le Guilvinec avec 26 chalutiers partis à la casse et des tonnages de la criée ont chuté de 20% entre 2022 et 2023. Selon l’Observatoire de l’économie maritime en Bretagne, la filière produit de la mer a perdu 10% de ses emplois en cinq ans.
L'affaire du chalutier-usine géant l'Annelies Ilena est un autre dossier même si les problématiques soulevées sont aussi d'ordre écologique et économique : le high-draging et l'utilisation de quotas mettant en péril l'Océan et les moyens de subsistance des pêcheurs artisans ; l'impact environnemental des transports du poisson transformé à bord puis débarqué aux Pays-Bas avant d'être transporté en Ille-et-Vilaine pour fabriquer les bâtonnets de surimi ; opacité de la décision publique concernant le transfert des quotas.
Bonjour,
Vous souhaitez savoir pourquoi la flottille du Guilvinec a reculé et s'il existe un lien avec l'affaire du chalutier-usine géant l'Annelies Ilena.
Guilvinec est le premier quartier maritime de France. Il rassemble les 4 ports du pays bigouden : Le Guilvinec, Saint-Guénolé, Loctudy et Lesconil. Cet ensemble forme une entité très typée dont la production représente 17,5 % de la pêche française. [...] Sa flottille est composé de 54 hauturiers, 30 côtiers et 20 canots. [...] En 2022, le port du Guilvinec a enregistré une capture totale de plus de 14 000 tonnes d'espèces de poissons. (Source : Pavillon France).
Le site Splann ! dont l’objet est de produire des enquêtes journalistiques d’utilité publique en Bretagne et dans le monde, se demande si nous allons Vers la fin de la pêche au chalut en Bretagne ? (28 avril 2026).
Cet article documente les raisons écologiques et économiques du déclin de la flotille du Guilvinec. Les effets néfastes de la surpêche sur les écosystèmes marins ont amené la France à prendre des mesures de fixation de quotas et et l'Union Européenne à interdire le chalutage en eau profonde au-delà de 800 mètres après une campagne de l’ONG Bloom en 2016. De plus, la flotille fait face à des crises économiques importantes que sont la flambée du prix du gazole marin depuis le conflit au Moyen-Orient mais aussi la guerre en Ukraine, une maintenance très onéreuse et le plan 2023 de sortie de flotte post-Brexit qui a réduit l’effort de pêche français suite à la fermeture de certaines zones anglaises.
Voici quelques extraits saillants de l'article :
Avec la flambée du prix du gazole, les chalutiers doivent affronter une nouvelle période de crise. Après avoir été dans l’œil du cyclone à cause de ses impacts écologiques, la pêche au chalut est aujourd’hui remise en question pour son manque de rentabilité économique. Est-elle en train de disparaître ? Voyage au quartier maritime du Guilvinec, où la pêche au chalut est historique.
La pêche en général, et au chalut en particulier, fait partie de l’histoire du pays bigouden : de nombreuses familles comptent des marins, des ouvriers qui travaillent chez des mareyeurs ou bien dans un chantier naval. Le quartier maritime du Guilvinec, qui représente 17,5 % de la production française, est le troisième port de pêche au niveau national. En 2024, il comptait 89 chalutiers tandis que Concarneau en comptait 12, Morlaix 7 et Brest seulement 3. Ce type de pêche, qui ramène du merlu, de la langoustine ou de la lotte, est une véritable colonne vertébrale locale : selon le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, elle représente jusqu’à 60% des volumes débarqués à la criée du Guilvinec et 80% de la valeur vendue.
Les chiffres sont sans appel. Selon l’Observatoire de l’économie maritime en Bretagne, dont le troisième rapport est paru en décembre 2025, la filière « produits de la mer alimentaires » (qui comprend la pêche, le mareyage et la commercialisation) a perdu 10% de ses emplois entre 2019 et 2024 soit 1.828 postes. Le pays de Cornouaille (dont font partie les ports du pays bigouden comme Le Guilvinec, Saint Guénolé ou Lesconil) est le plus touché avec 1.394 emplois perdus. 2023 a été une année fatidique : avec le plan de sortie de flotte post-Brexit, qui a réduit l’effort de pêche français suite à la fermeture de certaines zones anglaises, 45 bateaux sont partis à la casse en Bretagne dont 26 chalutiers pour le seul port du Guilvinec. Conséquence directe, les tonnages de la criée du Guilvinec ont chuté de 20% entre 2022 et 2023. C’est indéniable, le modèle atteint ses limites. [...]
Dès les années 1980, des mesures ont été prises au niveau européen et déclinées en France, parmi lesquelles la fixation de quotas pour protéger les stocks. Mais elles n’ont pas réglé toutes les questions et ses impacts écologiques continuent d’être documentés tant sur les fonds marins que sur son manque de sélectivité. [...] Il est également responsable d’un taux de prise accessoire élevé, malgré les améliorations revendiquées, comme la taille des mailles augmentée pour laisser passer les juvéniles. [...] Pour toutes ces raisons, l’Union européenne a décrété l’interdiction du chalutage en eau profonde, au-delà de 800 mètres, après une campagne de l’ONG Bloom en 2016. [...]
En 2022, tout a changé : son modèle économique a commencé lui aussi à être questionné. Le chalut est gourmand en énergie : selon les chiffres du programme européen Amarrée, un chalutier faisant entre 20 et 24 mètres, consomme environ 413.946 litres de gazole par an tandis qu’un fileyeur de même taille ne consomme que 101.751 litres par an soit 4 fois moins et un caseyeur de moins de 16 mètres seulement 38.603 litres par an, c’est-à-dire 10 fois moins. Avec la guerre en Ukraine, le prix des matières premières s’est envolé malgré les détaxes publiques : le prix du gazole est passé de moins de 0,35 centimes du litre en 2020 à 0,84 centimes du litre en 2022. Parallèlement, les matériaux de réparation et d’entretien des bateaux ont augmenté de 30%, ce qui rend leur maintenance très onéreuse quand on sait qu’un chalutier neuf, comme le Marie-Lou, qui mesure plus de 20 mètres à Lorient, peut valoir plus de trois millions d’euros.
Le port du Guilvinec a perdu la moitié de sa flottille : « Notre métier est très particulier. À la différence des autres métiers, à part l’agriculture, nous ne pouvons pas répercuter la hausse des prix sur celui du poisson. On ne le vend pas, on nous l’achète. » C’est la particularité du prix du poisson : il est fixé chaque jour, selon le mécanisme des enchères montantes ou descendantes, en fonction du volume débarqué au niveau local mais aussi au niveau national. Résultat : les professionnels ne savent pas combien va être vendu leur poisson quand ils le débarquent, et ils ne peuvent pas adapter leur marge au prix de vente. Dans ces conditions, la rentabilité économique reste incertaine.
Source : Vers la fin de la pêche au chalut en Bretagne ? (Splann ! 28 avril 2026)
Cette crise peut aussi être vue comme une opportunité pour repenser l’ensemble de la pêche, que ce soit au niveau écologique, économique ou social. Plusieurs pistes sont ainsi explorées dans l'article sus-cité.
L'affaire du chalutier-usine géant l'Annelies Ilena est un autre dossier. Voici une synthèse des principaux enjeux soulevés par l'affaire de l'Annelies Ilena et de ses répercussions en France :
L'Annelies Ilena (ex « Atlantic Dawn »), est un navire-usine de type chalutier pélagique, mis en service en 2000, d'une longueur de 144 mètres, battant en 2024 pavillon polonais, et appartenant au groupe néerlandais Parlevliet & van der Plas. Considéré comme le plus grand chalutier pélagique du monde, il a bénéficié d’un investissement de 15 millions d’euros de la Compagnie des Pêches de Saint-Malo pour y installer une unité de production de surimi-base, capable de pêcher et transformer en surimi 400 tonnes de poisson par jour.
Il a acquis le surnom de « navire de l'enfer » en raison de son passé controversé : un accord de pêche conclu avec la Mauritanie en 2002 a permis une exploitation intensive de ses eaux pendant cinq ans, avant que le navire ne soit racheté par le groupe néerlandais Parlevliet & van der Plas en 2007. Il a aussi été condamné pour fraude et notamment arraisonné en 2013 dans les eaux irlandaises pour "high grading", une pratique interdite de rejet des poissons de moindre valeur.
L'article très complet du Nouvel Obs du 8 avril 2024, Chalutier XXL et usine à surimi : l’« Annelies Ilena » ou le symbole des outrances de la pêche industrielle, met en avant l'ensemble des critiques émises à son égard : l'utilisation de quotas mettant en péril l'Océan et les moyens de subsistance des pêcheurs artisans ; l'impact environnemental des transports (Le poisson pêché en grande majorité dans l’Atlantique Nord est transformé à bord en un produit congelé puis débarqué dans le port d’IJmuiden aux Pays-Bas, et enfin transporté par camions jusqu'en Ille-et-Vilaine pour fabriquer les bâtonnets de surimi) ; des pratiques controversées (contournement des lois européeennes en 2002, exploitation intensive des eaux mauritaniennes pendant cinq ans, fraude pour hight grading dans les eaux irlandaises) ; des décisions politiques opaques et un conflit d'intérêt (le volume français de capture de merlan bleu étant géré et distribué par le groupement de pêcheurs From Nord, dont le président est le directeur de la Compagnie des Pêches de Saint-Malo). Des critiques jugées infondées par le directeur de la Compagnie des Pêches de Saint-Malo, Florian Soisson.
Voici quelques extrais saillants de l'article :
Tout dans ce navire transpire le gigantisme. Grâce à son filet de 600 mètres de long, ce bateau est capable de capturer 400 tonnes de poissons en une journée et d’en stocker 7 000 tonnes. Surnommé le « chalutier de l’enfer » par les pêcheurs de Mauritanie, l’« Annelies Ilena » est devenu le symbole des outrances de la pêche industrielle. « Il incarne à lui seul la folie des industriels et met en péril l’océan ainsi que les moyens de subsistance des pêcheurs artisans qui ont pourtant les meilleures performances sociales, économiques et environnementales », témoigne Charles Braine, président de l’association Pleine Mer.
« L’“Annelies Ilena” est tellement gros qu’il ne passe même pas dans le port de Saint-Malo », se désole de son côté Laetitia Bisiaux, chargée de projet chez Bloom, pour qui « rien ne va dans ce projet ». Le merlan bleu, pêché en grande majorité dans l’Atlantique Nord, sera transformé à bord en une sorte de pâte de poisson congelée. Le produit sera ensuite débarqué dans l’immense port d’IJmuiden, aux Pays-Bas, puis transporté par camions jusqu’en Ille-et-Vilaine pour fabriquer les bâtonnets de surimi.
Des critiques que rejette en bloc le directeur de la Compagnie des Pêches de Saint-Malo, Florian Soisson, qui juge ces accusations « infondées ». « La durabilité de la pêche ne dépend pas de la taille du navire », assène-t-il. Et d’ajouter que l’« Annelies Ilena » n’entrera aucunement en compétition avec les autres petits bateaux, étant donné qu’il pêchera à plus de 100 miles des côtes et entre 300 et 600 mètres de profondeur, « là où aucun bateau de pêche artisanale ne peut se rendre en raison des conditions de mer ». La mutualisation des activités sur le chalutier permettrait même, selon Florian Soisson, « une économie de carburant – et donc d’émissions – de 2,5 millions de litres par an ».
Reste que le chalutier s’est déjà retrouvé au centre de nombreuses controverses. En 2002, le navire, qui n’est pas encore l’« Annelies Ilena » mais l’« Atlantic Dawn », bat pavillon irlandais. A cause de sa taille, l’obtention d’un permis de pêche dans les eaux européennes lui est interdite. « Son propriétaire avait alors réussi à contourner les lois européennes en l’enregistrant en tant que navire marchand », explique Laetitia Bisiaux. Ce qui lui avait permis de recevoir « des licences de pêche temporaires ». A la faveur d’un accord de pêche conclu avec la Mauritanie, le chalutier congélateur a ensuite opéré pendant plusieurs années dans les eaux ouest-africaines, où il aurait « siphonné les populations de poissons, sans pour autant permettre le développement des communautés de pêcheurs », explique Charles Braine.
En 2015 (une fois racheté par Parlevliet & Van der Plas, et rebaptisé « Annelies Ilena »), son capitaine a été condamné à une amende de 105 000 euros pour avoir enfreint les règles de pêche de l’UE en raison d’une « pratique continue et systématique » d’écrémage, rapporte le « Irish Times ». Ce procédé illégal consiste à trier le poisson après l’avoir pêché, et à rejeter par-dessus bord les espèces (mortes) les moins rentables afin de garder de la place en cale pour celles de plus grande valeur marchande. Une sanction qui ne semble pas avoir assagi le vaisseau. Selon le média en ligne Reporterre, qui a consulté les données de Global Fishing Watch, entre le 15 et le 28 novembre dernier, l’« Annelies Ilena » a pêché pendant près de deux cent cinq heures dans des aires marines supposément protégées au nord de l’Ecosse. [...]
Source : Chalutier XXL et usine à surimi : l’« Annelies Ilena » ou le symbole des outrances de la pêche industrielle (Nouvel Obs du 8 avril 2024).
Laetitia Bisiaux pointe l'opacité de la décision publique :
Paris n’a aucun intérêt à « céder purement et simplement » des dizaines de milliers de tonnes de captures. Contre quoi, et à quelle hauteur, la France échangera-t-elle ce quota ? Contacté par « le Nouvel Obs », le secrétariat d’Etat chargé de la Mer et de la Biodiversité n’a pas donné suite.
Si le commerce du merlan bleu n’est pas en concurrence directe avec la petite pêche, Charles Braine s’inquiète de son côté que les quotas du « Joseph Roty II » ne suffisent pas à ce chalutier géant. « L’“Annelies Ilena” est plus grand et a donc des capacités de pêche plus importantes. Théoriquement, il a besoin de plus de quotas. Où vont-ils être trouvés ? », questionne-t-il, s’inquiétant que des pêcheurs artisanaux d’autres espèces ne se retrouvent impactés. Et pour ne rien atténuer au flou de cette situation, le volume français de capture de merlan bleu est entièrement géré et distribué par le groupement de pêcheurs From Nord, dont le président n’est autre que… Florian Soisson, directeur de la Compagnie des Pêches de Saint-Malo. Questionné à propos de ces accusations de conflits d’intérêts, ce dernier dénonce « un procès d’intention ». En attendant, rien n’est tranché. Et les associations continuent de demander l’annulation du transfert, plaidant même pour totalement modifier le système d’attribution des quotas, en les basant sur des critères sociaux et environnementaux.
Source : Chalutier XXL et usine à surimi : l’« Annelies Ilena » ou le symbole des outrances de la pêche industrielle (Nouvel Obs du 8 avril 2024).
Voici d'autres articles intéressants :
En Bretagne, des pêcheurs artisans bâillonnés (Splann ! 28 avril 2026) ;
Le plus grand chalutier du monde va être exploité par la France (Radio France, mardi 30 janvier 2024).
Nous vous recommandons de croiser les sources ONG (Bloom, engagées mais bien documentées) avec la presse spécialisée (Mer et Marine, Reporterre) et les sources institutionnelles (Assemblée nationale) pour avoir une vision équilibrée, le sujet étant clivant entre défenseurs de la pêche industrielle et de la pêche artisanale.
Enfin, concernant votre dernière question portant précisément sur la pêche des coquilles Saint Jacques, nous vous invitons à formuler cette question sur notre plateforme Le Guichet du Savoir. Voici quelques pistes sur les controverses qui lui sont liées : une concurrence indirecte (les chalutiers géants peuvent pêcher jusqu'à 200 tonnes de poisson en une nuit, ce qui perturberait la chaîne alimentaire marine) ; la captation des quotas français par des groupes néerlandais ayant racheté des armements français ; exemption de règles sur la coquille Saint-Jacques pour les petits navires britanniques et irlandais, non soumis au protocole franco-britannique de gestion de la Baie de Seine.
Aller plus loin :
Pêche industrielle : un chalutier néerlandais fait polémique au large des côtes françaises (France Info, 8 mai 2026)
On a mangé la mer [Livre] : une enquête au cœur de la crise de la pêche en France / un récit de Maxime de Lisle ; dessin et couleur d'Olivier Martin ; [préface de Bruno David], 2025 :
1 roman graphique à travers lequel les auteurs dénoncent la surexploitation des océans. En France, les mers ont été vidées de 90 % de leurs poissons de fond. Entre des consommateurs mal informés demandant plus de poissons à des prix moindres et des industriels courant derrière la croissance, la responsabilité de chacun est engagée. Les pêcheurs n'agissent que comme exécutants des attentes de la société. ( c) Electre
Bien à vous
Faire de l’expérience collective un atout