Combien a coûté le chantier de construction de la basilique de Fourvière ?
Question d'origine :
Bonjour, sait-on approximativement combien a coûté le chantier de construction de la basilique de Fourvière ? Avec une conversion en euros si possible ! Merci d'avance !
Réponse du Guichet
Si les comptes de l'époque ne sont pas toujours homogènes, les historiens retiennent toutefois une estimation de l’ordre de 10 millions de franc-or de la fin du XIXᵉ siècle. Un tel coût peut s’expliquer par les riches décorations, des fondations complexes, une réalisation sur plus de 20 ans, des milliers de mètres carrés de mosaïques et une abondance exceptionnelle de sculptures, marbres, vitraux et décors intérieurs.
On pourrait penser que la basilique de Fourvière, consacrée en 1896, a été financée par l'État ou par le diocèse, alors qu'elle est essentiellement le fruit d'une immense souscription populaire. Des milliers de particuliers, de paroisses et de bienfaiteurs ont contribué financièrement à sa construction, en accomplissement du « vœu de Fourvière » formulé pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Si l'on devait aujourd'hui bâtir un monument équivalent, les estimations seraient probablement de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros.
Bonjour,
Voici quelques repères concernant la basilique Notre-Dame de Fourvière :
- Pose de la première pierre : 1872.
- Consécration : 1896, après environ 25 ans de travaux principaux.
- Les aménagements décoratifs et certaines finitions se sont poursuivis jusqu'en 1964.
Voici ce que mentionne la page Wikipedia dédiée à la Basilique :
Les deux architectes partagent à parts égales une rémunération correspondant à 6 % des frais engagés dans le chantier. Cette somme correspond ainsi à 11 698 francs en 1873, 12 937 en 1879 et 6 391,08 en 1888. Les sculpteurs sur échafaudages touchent entre 40 et 90 centimes de l'heure. Le financement est assuré en grande partie par une souscription populaire. Mais Paul Brac de la Perrière, chargé des tractations entre la Commission et Bossan, essaie de limiter le devis à un million et demi de francs. De son côté, Jacques Ginoulhiac fixe une limite à 1 800 000 francs maximum. Peine perdue, car le succès de la souscription initiale (800 000 francs reçus dès avant le vœu, grâce à l'activisme de Joannès Blanchon, puis 500 000 encore en 1872) incite les commanditaires à se montrer peu regardants vis-à-vis des dépassements d'honoraires. Néanmoins, le projet est diminué d'un vingtième dans toutes ses dimensions, ce qui en réduit le volume total de plus de 14 %. Le devis finalement présenté à l'archevêque s'élève à 1 720 000 francs. En 1896, à l'achèvement du chantier, la somme dépensée s'élève à plus de dix millions de francs, une partie du décor intérieur et extérieur restant encore à terminer.
Le coût exact du chantier de la basilique Notre-Dame de Fourvière est difficile à établir avec exactitude puisque les travaux ont duré plusieurs décennies. Si les comptes de l'époque ne sont pas toujours homogènes, les historiens retiennent toutefois une estimation de l’ordre de 10 millions de franc-or de la fin du XIXᵉ siècle.
S’il est difficile d’estimer ce que représentent ces montants de nos jours, on peut dire que les estimations seraient probablement de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros si l'on devait aujourd'hui bâtir un monument équivalent en pierre de taille, avec un niveau de décoration, de sculpture et de mosaïques comparable.
Un tel coût peut s’expliquer notamment par le fait que la basilique est l'un des édifices religieux les plus richement décorés de France. Les fondations ont été complexes sur la colline de Fourvière, plus de vingt ans ont été nécessaires pour la réalisation du gros œuvre, des milliers de mètres carrés de mosaïques ont été réalisés, le monument comporte une abondance exceptionnelle de sculptures, marbres, vitraux et décors intérieurs ; cela a nécessité un financement reposant en grande partie sur une souscription populaire, avec des dons provenant de toute la France.
À titre de comparaison, la restauration actuelle des quatre tours de la basilique est budgétée à 5,2 millions d'euros, ce qui montre qu'entretenir un tel monument représente encore aujourd'hui un investissement considérable.
La basilique de Fourvière est d'ailleurs un cas assez remarquable : on pourrait penser qu'elle a été financée par l'État ou par le diocèse, alors qu'elle est essentiellement le fruit d'une immense souscription populaire. Des milliers de particuliers, de paroisses et de bienfaiteurs ont contribué financièrement à sa construction, en accomplissement du « vœu de Fourvière » formulé pendant la guerre franco-prussienne de 1870.
Un autre chiffre qui donne une idée de l'ampleur du chantier est le volume de pierre mis en œuvre : plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes, auxquels s'ajoutent les marbres, les mosaïques (plus de 1 500 m²) et les sculptures. À la fin du XIXᵉ siècle, c'était l'un des plus grands chantiers religieux d'Europe.
Enfin, un détail amusant : si l'on devait entreprendre aujourd'hui un projet similaire, il est probable que le coût dépasserait le milliard d'euros si l'on voulait reproduire fidèlement les techniques artisanales, les matériaux nobles et le temps de travail nécessaire. Les grandes cathédrales et basiliques historiques sont pratiquement impossibles à reconstruire à l'identique avec les coûts de main-d'œuvre actuels.
En résumé :
- Coût historique du chantier : environ 10 millions de franc-or.
- Équivalent par inflation : environ 40 millions d'euros.
- Valeur de reconstruction actuelle : vraisemblablement plusieurs centaines de millions d'euros, compte tenu des matériaux, du savoir-faire artisanal et des normes contemporaines.
Bonne journée.
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