Quelle est la date de naissance du photographe Noël Coudan ?
Question d'origine :
bonjour...
pourrai je savoir la date de naissance de Noel Coudan le photographe
merci
Réponse du Guichet
Noël Coudan (parfois orthographié Coudant) est un photographe lyonnais portraitiste au charbon du XIXe siècle, notamment de chanteurs célèbres comme Cossira, dont le studio était installé au 56 rue Centrale à Lyon, de la fin des années 1860 au début du XXe siècle. Le fonds de ses photographies dispersées sont notamment conservées à la BnF et aux ADRML.
Nous avons trouvé sur Geneanet la généalogie de Noël Coudan, né à Charolles le 26 novembre 1836 et mort à Charolles le 11 septembre 1915 à l'âge de 78 ans. Cette date de naissance est bien confirmée par l'acte de naissance de Nöel Coudan dans les registres d’État civil des Archives départementales de Saône-et-Loire. Après 1902, les actes d’État civil (dont les décès) ne sont pas numérisés, mais consultables en salle de lecture des AD de Saône-et-Loire aux horaires mentionnés sur le site.
Bonjour,
Le Guichet du Savoir a répondu à une question sur les archives de Noël Coudan (15 oct. 2007). La base Photographes en Rhône-Alpes de la BmL contient une photographie du fonds Jules Sylvestre (1859-1936) : [La Rue Centrale et l'atelier du photographe Noël Coudan] :
historique
L'atelier Coudan se trouve au premier plan. Noël Coudan (ou Coudant) fut photographe de studio, rue Centrale à Lyon. Il débuta son activité en 1876.
Source : Photographes en Rhône-Alpes
Dans le fonds des Chromolithographies publicitaires conservé par les Archives Départementales du Rhône et de la Métropole de Lyon (ADRML), on trouve sous la cote 21Fi219, des photographie de Noël Coudan : des Portraits inaltérables au charbon Prix très modérés Spécialité de portraits d'enfants Procédés instantanés Splendide installation 56 rue Centrale à Lyon. Les ciseaux.
Le Catalogue collectif de France recense deux recueils de photographies de Noël Coudant, conservés à la Bibliothèque nationale de France (Bnf) dans L'Univers Images et Cartes qui réunit un gisement documentaire exceptionnel de plusieurs millions de ressources iconographiques et cartographiques conservées dans les collections de la Bibliothèque nationale de France :
- Coudant Noël / [Recueil. Oeuvre de Noël Coudant. Photos-cartes de visite] / [18..]
Auteur(s) : Coudant, Noël. Photographe Voir les notices liées en tant qu'auteur
Titre(s) : [Recueil. Oeuvre de Noël Coudant. Photos-cartes de visite] [Image fixe]
Date(s) : [18..]
Description matérielle : photographie positive montée sur carton : papier albuminé ; 10,5 x 6,5 cm environ
Note(s) : Comprend 1 photo-carte de visite [information de septembre 2025]Autre(s) auteur(s) : Sirot, Georges (1898-1977). Collectionneur Voir les notices liées en tant qu'auteur
Sujet(s) : Femmes -- Portraits Voir les notices liées en tant que sujet
Genre iconographique : Portraits -- 19e siècle
Typologie : Carte de visite
Organisation des collections : Oeuvre non monté : pièces demeurées en feuilles et conservées dans des portefeuilles ou des boîtes (EST).
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb48605426m
Notice n° : FRBNF48605426
- Coudant Noël / [Recueil. Photographies positives. Oeuvre de Noël Coudant] / [Après 1860]
Auteur(s) : Coudant, Noël. Photographe Voir les notices liées en tant qu'auteur
Titre(s) : [Recueil. Photographies positives. Oeuvre de Noël Coudant] [Image fixe]
Date(s) : [Après 1860]
Description matérielle : 1 photogr. pos. montée sur carton : papier albuminé ; 17 x 24,5 cm (im.), 31,5 x 41,5 cm (sup.)d'après négatif sur plaque de verre
Note(s) : Pour le détail de l'oeuvre, consulter "L'inventaire des photographes du 19e siècle", dactylogr.. - Initiales du photographe sur le négatif. - Timbre humide : "N. Coudant Photographe - Rue Centrale 56. Lyon" sur le montage. - Daté d'après l'activité du photographeAutre(s) auteur(s) : Sirot, Georges (1898-1977). Collectionneur Voir les notices liées en tant qu'auteur
Sujet(s) : Lyon (Rhône, France) -- Place Bellecour Voir les notices liées en tant que sujet
Genre iconographique : Paysages urbains -- 19e siècle
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb42166201h
Notice n° : FRBNF42166201
Ces deux recueils sont liés à la notice d'autorité auteur Coudant, Noël, qui malheureusement ne nous donne pas d'éléments précis sur ses dates de naissance et de mort :
Coudant, Noël forme internationalePays : France
Sexe : MasculinResponsabilité(s) exercée(s) sur les documents : AuteurNaissance : 18..Mort : 19..Photographe actif à Lyon (Rhône), au 56 rue Centrale, de la fin des années 1860 au début du XXe siècle.
Source(s) :
[Recueil. Photographies positives. Oeuvre de Noël Coudant] [Image fixe], [Après 1860] Répertoire des photographes de France au dix-neuvième siècle / J.M. Voignier, 1993
Identifiant international de l'autorité : ISNI 0000 0000 7740 5824 , cf. http://isni.org/isni/0000000077405824Identifiant de la notice : ark:/12148/cb16190390nNotice n° : FRBNF16190390
Le blog L' Atelier des photographes du XIX siecle répertorie des éléments généalogiques et historiques sur son atelier, repris vraissemblablement plus tard par son fils Félix Henri :
Noel COUDAN - Lyon
Début Activité : 1869
Adresse : 56 Rue Centrale en face Allée de Largue / 5 place des Jacobins
Sucesseur de Ernest Besson
- Message de la part de SANDRINE
C'était un ami de mon arrière-arrière grand père et il fut témoin à la naissance de ses deux enfants, Auguste et Amélie en 1872 et 1876 et encore témoin lors du mariage de cette dernière en 1893.
L'acte de mariage de son fils Antoine Jean le 6 février 1909 à la mairie du 3e arrondissement de Lyon nous apprend qu'à cette date Nöel Coudan était retourné vivre à Charolles en Haute-Saône (son village natal) avec son épouse Marie Reine Ruet et que son fils aîné Félix Henri avait repris l'atelier de photographie.
- Henri Béraud, écrivain lyonnais,
a immortalisé dans l’un de ses plus célèbres romans ("La Gerbe d'or"), la vitrine de Noël Coudan :
« Il (Félix Desvernay, bibliothécaire retraité de la ville) habitait, rue de l'Ancienne Préfecture, un appartement calfeutré et romantique. Comme il s'attardait volontiers aux brasseries nocturnes, dans la société de mon père, il se levait tard. Vers trois heures, il sortait. Il suivait à petits pas le trottoir, devant les cadres du photographe Noël Coudant où l'on voyait des ténors à gros cous et barbiches en fer à cheval. Cette vitrine, peuplée de chanteurs en pourpoint sur peluche sombre, elle peut avoir disparu comme bien d'autres choses. Pour moi, elle est encore là-bas, près de la fontaine des Jacobins. On démolirait le quartier pierre à pierre, qu'elle serait toujours là, avec son Boudouresque aux cheveux rejetés, son Capoul, ses élégants à la mode de 1890, en tout petits vestons à carreaux, et ses dames aux corsages moulés sur le buste : " Portraits au charbon, inaltérables. Médailles d'or, Paris, Bordeaux"....A gauche du photographe il y avait un marchand de marrons, si effacé, si couleur de vieille pierre, qu'il était sculpté dans la muraille. De l'autre côté il y avait un restaurant, avec dans sa vitrine, sous globe de verre, une merveilleuse petite diligence jaune, avec ses chevaux, ses voyageurs, son cocher en blouse, sa capote verte et ses marchepieds ».
Les informations données par le témoignage suscité nous ont permis de retrouver la trace de Noël Coudan sur Geneanet :
Noël COUDAN
Born November 26, 1836 (Saturday) - Charolles, 71120, Saône-Et-Loire, Bourgogne, FRANCE
Deceased September 11, 1915 (Saturday) - Charolles, 71120, Saône-Et-Loire, Bourgogne, FRANCE, aged 78 years old
Photographe Lyon et Charolles
Nous avons retrouvé l'acte de naissance de Nöel Coudan dans les registres d'état civil des Archives départementales de Saône-et-Loire, confirmant ainsi sa naissance le 26 novembre 1836 :
Après 1902, les documents d’État civil (dont les registres des décès) ne sont pas numérisés. Ils sont consultables uniquement en salle de lecture des Archives départementales de Saône-et-Loire aux jours et heures mentionnés sur le site.
- Les Annales politiques et littéraires, 1 nov. 1927, p. 8/50. Il s'agit de l'extrait cité plus haut du roman La Gerbe d'or de l'écrivain lyonnais Henri Béraud, où ce dernier évoque la vitrine du photographe ;
- La Petite Gironde, 23 févr. 1923, p. 1/4. Voici quelques extraits évoquant, à l'occasion du portrait du ténor Feu Cossira, la vitrine du photographe lyonnais, un artiste à la mode [qui] excellait dans la « photographie au charbon ». Et il alléchait les chalands en exposant à leurs regards les portraits des gens les plus fêtés [...] C'étaient les chanteurs d'opéra... :
FEU COSSIRA
ou le dernier ténor sur peluche foncée
Par Henri BÉRAUD
[...]Il y avait autrefois, à Lyon, non loin de la boulangerie du père Béraud, à l'enseigne « La Gerbe d'Or », un photographe nommé Noël Coudant. C'était un artiste à la mode dans cette bonne ville où les brouillards et la bonne chère font que chacun vit avec lenteur et circonspection. Ainsi, feu Coudant, qui au temps de mon enfance datait déjà, excellait dans la « photographie au charbon ». Et il alléchait les chalands en exposant à leurs regards les portraits des gens les plus fêtés. Ce n'étaient, en cet âge harmonieux et cette honnête cité, ni les stars du cinéma, ni les boxeurs, ni les danseurs venus d'Argentine avec leur pelage crêpu et leur teint de salade. C'étaient les chanteurs d'opéra, les braves chanteurs poupins, puérils et barbichus, dont les ventres gonflaient leurs pourpoints dorés tout comme s'arrondit la courbe majestueuse et confortable des loges d'avant-scène. [...]
Pour revenir, feu M. Coudant peuplait sa vitrine de chanteurs célèbres. Au milieu de leur concert, et semblant le présider, on voyait Boudouresque, appelé « Boudou » par les amateurs ; il était grandeur nature, en redingote, et regardait passer les gens d'un air sérieux et paternel. [...]
Nous autres, les enfants, nous préférions un autre personnage, dont une demi-douzaine d'effigies, sous divers costumes, s'alignaient au bas de la boîte vitrée. On le voyait, à gauche, sous la cotte et le gorgerin de Vasco de Gama, puis serré dans le noir pourpoint de Roméo ; puis il était Raoul de Nangis, dont la sévère et huguenote collerette dégageait le cou pour le passage des contre-ut... Mais, de quelque manière qu'il fût paré, et quel que fût le personnage qu'il incarnait, il s'accoudait au dossier d'un même fauteuil, montrait un même visage, dont un rideau de sombre peluche faisait ressortir la bonhomie et la clarté. C'était Cossira.
Dossier Tous les photographes du 19e siècle (BnF Essentiels) ;
Les photographies du XIXe siècle dans les bibliothèques. Aperçu de la situation actuelle (BBF 1989-5, par Sylvie Aubenas).
Bien à vous

The tattoo writer