Auriez-vous des informations sur le bouquet de fleurs installé sur le fenier de paille ?
Question d'origine :
Cher guichet du savoir,
Je suis à la recherche d'explications concernant le bouquet de fleurs que les paysans d'autrefois installaient sur le fenier de paille à la fin des moissons.
J'ai trouvé des infos concernant des bouquets ou des compositions florales que les ouvriers offraient à la femme du propriétaire lors du dîner de fin de moisson, mais je pense que ce n'est pas exactement la même tradition. En saurais-tu davantage ? Merci d'avance !
Réponse du Guichet
En France, il n’existait pas une fête unique de fin des moissons, mais une famille de coutumes régionales appelées fête de gerbaude dans le Sud-Ouest, Gleckshampfala en Alsace, paulée dans le Morvan relevant d'un folklore agraire européen. Au XIXe siècle, des folkloristes comme Wilhelm Mannhardt puis James Frazer ont proposé une théorie de l'esprit du grain.
Le bouquet des moissons décorait la dernière gerbe ou la dernière charretée pour symboliser l'abondance, l’espoir d’une bonne année suivante, la communauté... Il pouvait être conservé dans la grange ou près de la porte comme objet protecteur, exposé à l’église lors de la messe des moissons ou offert à la maîtresse de maison qui avait préparé le repas des moissonneurs. Les descriptions précises de bouquets de moisson apparaissent surtout dans les sources françaises du XIXe siècle.
Le Mucem conserve un bouquet de moisson comme pièce patrimoniale. Lors des dożynki polonaises, très populaires encore aujourd'hui, les bouquets deviennent des constructions sophistiquées et des concours sont organisés partout dans le pays. En France, la coutume agricole subsiste par le savoir-faire encore localement transmis du tressage des bouquets de blé ou lors de reconstitutions patrimoniales.
Bonjour,
Vous recherchez des explications concernant le bouquet de fleurs que les paysans d'autrefois installaient sur le fenier à la fin des moissons. Le mot fenier est régional : dans la Drôme, il peut désigner une grande meule de foin.
En France, il n’existait pas une fête unique de fin des moissons, mais une famille de coutumes régionales appelées fête de gerbaude dans le Sud-Ouest, Gleckshampfala ou petite poignée de bonheur en Alsace, ou simplement fête de la moisson. Dans le Morvan, on parlait plutôt de paulée :
Les travaux de récolte de foins ou de céréales donnaient lieu le plus souvent à une collation ou une fête, rassemblant les ouvriers et à laquelle contribuait le patron. En guise de symbole, «à la fin des moissons... on faisait une fête, la Paulée. À la dernière charretée de foin était accroché un bouquet de fleurs des champs».
Source : Usage du végétal (Patrimoine du Morvan)
Relevant de rites agraires européens, probablement nourris par les conditions sociales et symboliques de l’agriculture céréalière, la dernière gerbe ou la dernière charretée était décorée de fleurs, de feuillage, d’épis et parfois de rubans qui la transformaient en objet d’honneur, avant le repas et la fête des moissonneurs. Ce bouquet plus ou moins sophistiqué symbolisait la réussite de la récolte, l’abondance et l’espoir d’une bonne année suivante. Dans certaines régions, le bouquet pouvait être conservé dans la grange ou près de la porte comme objet protecteur, exposé à l’église lors de la messe des moissons ou offert à la maîtresse de maison qui avait préparé le repas des moissonneurs clôturant cette importante corvée.
Le site de Mairie de Wimille (Pas-de-Calais) consacre un article au bouquet de moisson :
La moisson terminée, les ouvriers agricoles offraient alors à leur employeur une sorte de médaillon fait d’épis de blé tressés et de paille, et désigné sous le terme poétique de bouquet de moisson. C’était tout un art de confectionner ce médaillon. Avec un soin particulier, il fallait d’abord rechercher les plus beaux épis ayant une paille assez longue. On l’épluchait ensuite et on travaillait le blé au premier nœud et avec précaution pour éviter de le casser. On pouvait alors orner le centre du médaillon de motifs divers, toujours en paille : une fleur, une croix, un fer à cheval…
L’imagination et le goût artistique étaient les qualités requises pour celui qui se chargeait de la réalisation du bouquet de moisson. Entouré de tous ses compagnons faucheurs, il s’en allait le porter solennellement au maître des lieux lequel s’extasiait, remerciait et pour montrer sa satisfaction, il invitait l’ensemble du personnel à des ripailles qu’on désignait sous le terme de « la parsoye ». Ce repas comprenait généralement du porc frais, du pâté, du bœuf, du veau et des tartes au dessert.
Dans les années qui ont suivi la première guerre mondiale cette pratique du bouquet de moisson a été totalement abandonnée dans le Boulonnais. Il n’en fut pas de même dans le Montreuillois où cette coutume fut poursuivie par un certain Monsieur Guerville. Celui-ci avait des problèmes d’articulation, sans doute l’arthrose. Son médecin lui conseilla d’exécuter des travaux manuels pour aider la rééducation de ses doigts. D’après son épouse, c’est à partir de ce moment que l’ancien maçon eut l’idée d’entreprendre la confection des bouquets. Comme il était adroit de ses mains et qu’il ne manquait pas de goût, il réussit comme dans tout ce qu’il entreprenait. Pas de quoi faire fortune, en dépit d’une forte demande pour ces médaillons de paille qui trônaient sur les murs des auberges de la région. Les patrons de ces établissements étaient fiers de les exposer et favorisaient volontiers les commandes qui partaient jusqu’au Canada et même jusqu’au Japon.Et chacun de ces amateurs de poser la question : d’où venait cette coutume ? On n’en savait rien finalement. A ce sujet, le patron de l’auberge d’Inxent, dans le Montreuillois, était fier de les exposer et il favorisait volontiers les commandes qui venaient de l’étranger. Il poussa même sa petite enquête, et trouva qu’ils étaient d’origine ukrainienne. Selon lui, ils rappellent les coiffes de blé ou de seigle portées par les femmes de la région de Kiev On ne peut pas être affirmatif mais après tout, pourquoi pas !
Source : site de Mairie de Wimille (Pas-de-Calais)
Au XIXe siècle, des folkloristes comme Wilhelm Mannhardt puis James Frazer ont proposé une théorie selon laquelle la dernière gerbe représenterait un esprit du grain ou une force de végétation, expliquant certains rites européens où la dernière gerbe décorée est portée en procession, conservée jusqu’aux semailles suivantes et parfois brûlée, noyée ou donnée aux animaux. Sur cette théorie de l'esprit du grain, vous pouvez lire :
Wald- und Feldkulte [Cultes des forêts et des champs] / Wilhelm Mannhardt, 1875-1877 : ouvrage important sur l'histoire religieuse et le folklore de cet érudit allemand ;
Le rameau d'or / James George Frazer : publiée en 1890 par l'anthropologue écossais Sir James Frazer, une étude comparée de mythologies et de religions (source éditeur) ;
Alonso Romero, F. (1994). El espíritu del grano: Tradiciones agrícolas propiciatorias en Galicia y en otras comunidades europeas [L'esprit du grain : traditions agricoles propitiatoires en Galice et dans d'autres régions d'Europe]. Cuadernos De Estudios Gallegos, 41(106), 367–389 ;
Davidson, H. E. (1989). Myths and Symbols in Religion and Folklore [Mythes et symboles dans la religion et le folklore]. Folklore, 100(2), 131–142.
Des descriptions précises de bouquets de moissons apparaissent surtout dans les sources françaises littéraires et ethnographiques du XIXe siècle : George Sand décrit la gerbaude berrichonne en 1846 ; Laisnel de La Salle la documente pour le Centre en 1875 ; Sébillot et Jules Lecœur la décrivent en Bretagne et en Normandie dans les années 1880 :
George Sand, La Mare au diable, Paris, Desessart, 1846 : témoignage littéraire majeur sur la gerbaude berrichonne.
Germain Laisnel de La Salle, Croyances et légendes du centre de la France, 2 vol., Paris, A. Chaix, 1875 : source fondamentale pour le Berry et le Centre, contenant des notices sur la gerbaude, les fêtes paysannes et les coutumes céréalières.
Jules Lecœur, Esquisses du Bocage normand, t. II, Condé-sur-Noireau, Morel, 1887, p. 242-249 : description normande de la fête de la gerbe et du repas de fin de moisson.
Robert Hertz, Sociologie religieuse et folklore, Paris, PUF, 1928, section « Fête de la Moisson » : enquête orale en Mayenne.
Praneuf, Michel. “La dernière gerbe in Rites populaires et traditions limousines” (1989) :
Festivités de la fin de la moisson en Limousin, (la "gerbaude", décoration de la derniere charretée), en Allemagne (coq attaché au milieu du champ), en Grèce (compétition entre moissonneurs), en Bulgarie (dernière gerbe revêtue d'une chemise de femme et promenée en cortège puis brulée ou noyée, ou conservée aux poutres d'une ferme), en Albanie (épis accrochés aux ceintures pour conjurer le mal), dernière gerbe laissée aux oiseaux (en Grece, Allemagne, France).
Le site du Mucem de Marseille (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée) possède des collections relevant du patrimoine Agriculture et alimentation, et notamment la pièce Bouquet de moisson (numéro d’inventaire : 2014.3.1) décrite ainsi :
Les bouquets de moisson confectionnés par les moissonneurs sont des assemblages plus ou moins complexes d’épis de blé. Ils étaient traditionnellement exposés à l’église lors de la messe des moissons ou offerts à la maîtresse de maison qui avait préparé le repas des moissonneurs clôturant cette importante corvée. Apposé parfois sur la porte des granges, le bouquet pouvait être un symbole de protection de la récolte.
Pendant la période communiste, en Pologne, les terres n’ont pas été collectivisées et les fêtes des moissons se sont parfois maintenues. Aujourd’hui très populaires, ces festivités illustrent l’osmose entre fête religieuse et fête laïque avec kermesse. Les bouquets deviennent des constructions sophistiquées et des concours sont organisés partout dans le pays. Ce bouquet est inspiré de motifs observés dans un almanach : autel et ostensoir, pain, fleurs séchées et grappes de raisin. Un mois a été nécessaire à sa confection par un groupe de voisins. Le bouquet a obtenu le premier prix du concours de bouquets de moisson de Lubaczów en 2013. Aujourd’hui, à l’issue du concours, les bouquets sont le plus souvent détruits et aucune vertu protectrice ne leur est plus accordée. Seules importent la performance esthétique et la dynamique de solidarité entre amis et voisins.
Source : Mucem
La Pologne est effectivement aujourd’hui l’un des pays où ces fêtes restent les plus visibles et les plus populaires. Les dożynki, fêtes polonaises de la moisson, associent messe ou bénédiction, couronnes d’épis et de fleurs, procession, concours, repas et fête villageoise. Le Musée ethnographique de Varsovie consacre une page aux coutumes de la fête des récoltes :
La fête des moissons, également appelée « wyżynki », « obżynek », « okrężne » (du rituel consistant à faire le tour des champs après la moisson), « wieńcowe » ou « wieńczyny » (du symbole le plus important : la couronne des moissons), est la plus grande fête agricole du calendrier végétatif. La période des fêtes des moissons se situe peu après la fête de Notre-Dame-des-Herbes (15 août), conformément au proverbe « À l’Assomption, la moisson est terminée ».
Comme l’écrit Zygmunt Gloger dans son ouvrage « L’année polonaise dans la vie, les traditions et les chants » : « Quand le paysan doit-il se réjouir, rendre hommage à Dieu, bénir la terre et remercier les gens pour leur aide, si ce n’est lorsqu’il rassemble sous son toit les fruits de son labeur acharné et de ses efforts tout au long de l’année ? ».
Cette période exceptionnelle dans le calendrier agricole, où les fruits des plantes et les récoltes de céréales (seigle, blé, orge, avoine) – les cultures les plus importantes à la campagne, car elles assuraient le pain quotidien et les produits nécessaires aux repas jusqu’aux prochaines récoltes – exigeait un cadre approprié : une bonne fin, c’est-à-dire des remerciements pour les récoltes, et un bon début, qui consistait à invoquer les forces de la nature et à implorer Dieu pour qu’il accorde l’abondance au cours de l’année à venir.
Les fêtes des moissons sont liées à l'économie seigneuriale – selon certaines sources, elles remontent au XVIe siècle. À ce titre, elles étaient organisées par les seigneurs pour remercier les moissonneurs de leur travail dans les champs lors des récoltes : on organisait un festin et des réjouissances accompagnées de musique jouée sur des planches. Pour les villageois, qui appréhendaient la réalité de manière mythique (même si, aujourd’hui encore, cette façon de penser ne nous est pas tout à fait étrangère), le moment où l’on laissait la dernière touffe de céréales, appelée « przepiórka », « chèvre », « nombril » ou « bouquet », orné de fleurs et de rubans, qui, selon la croyance, revêtait une signification magique et ne pouvait être coupé que par le meilleur faucheur ou le maître de maison, qui le remettait ensuite au maître de maison, lequel le remerciait par un « pępkowy », c’est-à-dire un rafraîchissement. Dans la région de Podlasie et des Kurpie, on faisait tourner tour à tour toutes les jeunes moissonneuses autour de la « przepiórka » dans le champ de chaume, ce qu’on appelait « oborywanie przepiórki ». Les derniers épis devaient également être obligatoirement tressés dans la couronne des moissons, que les moissonneuses tressaient sous la direction des cheffes de groupe – il s’agissait de relier « la fin au commencement », ce qui devait garantir une végétation prospère pour la nouvelle année (les graines de cette couronne étaient ajoutées au premier semis).
Le plus souvent, la forme de la couronne – l’attribut le plus important des fêtes des moissons – faisait référence aux insignes royaux, et notamment à la couronne, composée de quatre tiges entrelacées et nouées au sommet, ou de tresses de paille. On le décorait de noix, de pommes et de baies de sorbier, ou parfois d’un oiseau vivant : un coq, un canard, des poussins. Selon la coutume, une ou plusieurs couronnes étaient portées par des jeunes filles, qui étaient à la fois les meneuses du cortège et des vierges. Avant que le cortège chantant, composé de tous les habitants du village (on connaît de très nombreux chants des moissons), n’atteigne le manoir, il se rendait d’abord à l’église pour faire bénir la couronne, ce qui lui conférait un pouvoir supplémentaire.
Les fêtes des moissons étaient également organisées par les agriculteurs les plus aisés ou par la noblesse. Entre les deux guerres, on a commencé à organiser des fêtes des moissons au niveau paroissial, communal et départemental. Après la Seconde Guerre mondiale, elles ont également pris une dimension idéologique, liée au pouvoir populaire. Elles étaient organisées tant au niveau local et communal qu’en tant qu’événement national. Bien que tous les éléments des anciennes célébrations n’aient pas subsisté aujourd’hui, les fêtes des moissons restent une fête extrêmement populaire (au niveau communal ou départemental), constituant une occasion de rencontre pour les communautés locales : elles sont organisées par les autorités locales pour les habitants, dans les zones agricoles. Depuis plusieurs dizaines d’années déjà, la compétition – le plus souvent entre les associations de femmes rurales – pour la couronne la plus belle, la plus traditionnelle ou la plus originale occupe une place importante, avec une messe d’action de grâce obligatoire, une fête proposant de nombreuses animations et se terminant – comme il se doit pour une fête des moissons – par des festivités communes.
Les couronnes des moissons les plus intéressantes sont également exposées dans les musées, témoignant de la créativité dont font preuve leurs créateurs. On trouve parfois des formes extrêmement novatrices et riches sur le plan plastique, utilisant des matériaux variés ou « commentant » les événements marquants de l’année écoulée, qui témoignent de l’innovation et de l’ingéniosité de leurs créatrices. L’art des couronnes est devenu, ces dernières années, extrêmement prolifique sur le plan créatif. Il vaut certainement la peine de les documenter, ne serait-ce qu’à travers des photographies, afin de conserver une trace de ce domaine éphémère de l’art rituel.
Auteure de l’article : Małgorzata Jaszczołt, conservatrice au Musée de l’Art populaire de Pologne (PME) à Varsovie.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Source : Musée ethnographique de Varsovie
Les dożynki demeurent encore aujourd'hui une fête publique et organisée à l’échelle locale, régionale et nationale. En France, la coutume agricole privée a fortement reculé du fait de la mécanisation, mais elle subsiste sous deux formes : des pratiques ou savoir-faire encore localement transmis, notamment dans le tressage des bouquets de blé ; des reconstitutions patrimoniales dans des écomusées et dans plusieurs communes rurales. Nous vous invitons ainsi à lire les articles suivants :
Le blé, une moisson de bouquets : Qu’il soit dur, tendre, barbu ou encore glabre, l’épi se décline aussi dans les objets de la maison ou en composition florale (Chronique de Julie Lasterade dans Le Monde, 6 sept. 2025) : Une tresseuse de blé de l’Aveyron est présentée comme l’une des rares personnes en France à maîtriser encore les bouquets de moisson ; l’article signale un rituel encore vivant dans le Pas-de-Calais.
La coutume veut que ses brins soient cueillis dans le dernier carré du dernier champ de blé à faucher, « celui qui était considéré comme magique », rapporte Lydie Banquart, tresseuse de blé installée dans l’Aveyron. Dans son quart d’hectare de terre, elle en cultive une quinzaine de variétés différentes. Des blés durs, des blés tendres, des barbus, des glabres, afin d’avoir le choix des couleurs. L’artisane explique qu’elle est l’une des rares en France à savoir encore arranger des bouquets de moisson. « C’est l’une des plus belles choses que l’on pouvait faire avec ce que l’on avait sous la main à l’époque, explique-t-elle. Le rituel est encore vivace dans le Pas-de-Calais. »
Elle reprend des modèles traditionnels formés par les fermières avant l’apparition des moissonneuses, et tresse, avec la partie de la paille située entre l’épi et le premier nœud de la graminée, des motifs losanges en forme de colliers de cheval, des cornes d’abondance, l’œil de protection… Une croyance recommande d’utiliser sept ou douze brins, symboles des sept jours de la semaine ou des douze mois de l’année, pour attirer la prospérité. « Tout blé peut se tresser, assure-t-elle. Il faut juste trouver une tige suffisamment longue. » [...]
Source : Le Monde
Tressage de Blé (La Ferme au Blé) : cette ferme propose des démonstrations de tressage et affirme vouloir perpétuer la tradition régionale des bouquets de moisson. C’est un témoignage patrimonial local.
La Fête de la Moisson de Provins : reconstitution patrimoniale avec chars décorés de blé, battage à l’ancienne, danses et artisanat...
Aller plus loin avec des études universitaires
Madeleine Laurain-Portemer, La fête de la gerbe dans le Bas-Maine, dans le Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, t. LXVIII, 1959, t. LXX, 1961, t. LXXI, 1962 ; tiré à part, Laval, 1963 : Étude régionale spécifiquement consacrée à la fête de la gerbe ;
Bougy Catherine,Boissel Pierre. La fête qui marque la fin de la moisson: La carte n° 129 de l' Atlas linguistique et ethnographique normand. In: Cahier des Annales de Normandie n°26, 1995. Mélanges René Lepelley. pp. 65-74 : Article essentiel pour la Normandie, les variantes lexicales et la critique des interprétations folkloriques anciennes ;
Annie Miclet-Tugault, Le bouquet de passée d’août, Siloë, 2002, 238 p : Témoignage familial et régional sur un bouquet de Haute-Normandie, attaché à la dernière voiture de gerbes puis conservé près de l’écurie ;
Ettlinger, Ellen. Erntebrauch in Der Ländlichen Arbeitswelt Des 19 Jahrhunderts Auf Grund Der Mannhardtbefragung in Deutschland von 1865 [Les pratiques de récolte dans le monde du travail rural du XIXe siècle, d'après l'enquête Mannhardt menée en Allemagne en 1865] by Ingeborg Weber-Kellermann. Man, vol. 1, no. 1, 1966, pp. 132–132 : Étude majeure des coutumes de récolte allemandes à partir d’une vaste enquête du XIXe siècle ;
Sordi, Italo. “Introno All’ultimo Covone Sull’interpretazione Dei Rituali Agrari” [Introduction à « L’ultimo Covone » : sur l’interprétation des rituels agraires] La Ricerca Folklorica, no. 33, 1996, pp. 11–15 : Étude critique sur l’interprétation de la dernière gerbe dans les rites agraires italiens et européens ;
Ambler, R. W. (1976). THE TRANSFORMATION OF HARVEST CELEBRATIONS IN NINETEENTH–CENTURY LINCOLNSHIRE [LA TRANSFORMATION DES FÊTES DES RÉCOLTES DANS LE LINCOLNSHIRE AU XIXe SIÈCLE] Midland History, 3(4), 298–306.
Aller plus loin avec les collections de la BmL
Le guide du patrimoine rural [Livre] : 400 musées et collections d'agriculture / Association française des musées d'agriculture ; [réd. par] Sylviane Cousin, Claude Royer, François Sigaut ; introd. de Jean Cuisenier ;
Musées d'art et traditions populaires, écomusées dans la région Rhône-Alpes [Dossier de presse] : articles de presse / [Ed. par la] Bibliothèque municipale de Lyon ;
Le folklore de France / [Livre] / Paul Sébillot ;
Guide des fêtes et folklores de France [Livre] ;
Le folklore français [Livre]. 2,. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l'été et de l'automne / Arnold Van Gennep ;
Les Cérémonies périodiques cycliques et saisonnières [Livre]. 3,. Les cérémonies agricoles et pastorales de l'été / Arnold Van Gennep ;
Fêtes et rites agraires en Europe [Livre] : métamorphoses ? / dir. Jocelyne Bonnet, Laurent Sébastien Fournier ; collab. Euphrosyne Egoumenidou, Vassos Karageorghis.
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