Y a-t-il des archives sur le fort de Chapoly pendant la seconde guerre mondiale ?
Question d'origine :
Bonjour,
Y a t il des archives sur le fort de Chapoly pendant la seconde guerre mondiale ? Je cherche des informations concernant une personne déportée, dans le cadre du projet convoi 77, je suis enseignante et je travaille avec une classe sur l'écriture de la biographie de Gejza Wittmann.
Il a été arrêté à Lyon le 23/08/1943 et conduit au fort de Chapoly à la suite. Merci de votre aide.
Bien cordialement,
Amandine
Réponse du Guichet
Le fort de Chapoly a été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale comme lieu d’internement et de regroupement, notamment pour les travailleurs étrangers et, à partir de 1942-1943, pour des Juifs étrangers. À partir de 1943, des personnes arrêtées à Lyon pouvaient y être conduites pour triage et sélection, notamment avant leur mise à disposition de l’Organisation Todt.
Pour approfondir le cas de Gejza Wittmann, les pistes principales sont les Archives départementales du Rhône (préfecture, police, internements, étrangers, GTE), les archives du 972e GTE, ainsi que les dossiers concernant Montluc, Vénissieux et Drancy. Le fonds 829 W, qui contient des dizaines de milliers de dossiers individuels d’étrangers, paraît particulièrement prometteur.
Bonjour,
Le fort de Chapoly parfois appelé camp de Chapoly, a eu plusieurs fonctions successives entre 1939 et 1945 : casernement militaire, centre disciplinaire, lieu de regroupement de travailleurs étrangers, lieu d’internement puis lieu de détention de prisonniers allemands après la Libération et prison soviétique. La page Fort de Chapoly de Visiter Lyon indique :
Lors de la deuxième guerre mondiale (1939/1945), le 298ème Régiment d’Infanterie y stationnera puis c’est un lieu d’emprisonnement d’étrangers assignés à résidence, jusqu’à la Libération par le Maquis en 1944. Des soldats de l’armée allemande seront à ce moment emprisonnés au fort et parmi eux des Russes qui avaient été enrôlés souvent de force.
L'article du Progrès Histoire du fort de Chapoly mentionne aussi différentes utilisations dont celle des familles juives passées par Chapoly avant leur transfert vers les camps de déportation :
En 1939 , lieu de détention des déserteurs et insoumis militaires.
De septembre 1939 à juin 1940 , il est occupé par le 298e régiment d’infanterie.
Après l’armistice de juin 1940, le gouvernement de Vichy y place les étrangers en résidence surveillée.
À partir de 1943, des familles juives sont en transit par Chapoly avant de rejoindre les camps de la mort.
Dès septembre 1944, les maquisards occupent le fort pour leurs prisonniers allemands, puis les Russes y installent l’électricité.
Le numéro de Devant chez vous, n° 78, mai 2012 retrace aussi ces faits autant sinistres qu'historiques :
C’est sur l’activité du fort entre 1939 et 1945 qu’il faut s’arrêter à présentPendant “la drôle guerre” le fort accueille le 298e R.I. Mais après l’armistice (juin 40), le gouvernement de Vichy, régime autoritaire, antisémite et collaborationniste, regroupe en ce lieu les travailleurs étrangers nombreux accusés d’être en surcharge dans l’économie nationale. Ils sont assignés à résidence surveillée dans des “formations encadrées”. Cette mesure, déjà très grave - privation de liberté - sonne les prémices du regroupement des Juifs, des résistants, des communistes, francs-maçons et homosexuels, qui interviendra dès août 1942 et le début de leur arrestation en zone non occupée avec le transfert à Drancy - antichambre des camps d’extermination - en vue de leur déportation.Le 26 août 1942, une rafle importante dans notre région : 10 522 Juifs de la zone non occupée sont transférés au camp de Drancy ; parmi eux, plus de cent Juifs qui étaient internés au fort de Chapoly, surtout des femmes et des enfants arrêtés n’importe comment. Ils y sont restés un ou deux jours, certains trois semaines ou plus, avant d’être dirigés vers le camp de regroupement de Vénissieux, puis vers Drancy ou Miramas (gardés par des gardes mobiles français), pour “être ensuite déportés et assassinés à Auschwitz”.Ainsi, Chapoly a eu le triste privilège d’une triple fonction :• être un centre de regroupement des travailleurs étrangers (G.T.E.),• un centre d’internement des individus honnis obsessionnellement par le régime nazi (dont nous avons mentionné la liste cidessus), en vue de la déportation,• un lieu disciplinaire : n° 972Devant chez Vous n° 78 • Mai 2012 (procès-verbal de la gendarmerie de Rosans du 23-08-1942).À la libération de Lyon, en septembre 1944, les maquisards prennent à leur tour les lieux et font prisonniers les soldats allemands qui y seront détenus jusqu’en 1945.
On peut cependant distinguer au moins quatre périodes concernant les fonctions du fort de Chapoly :
- 1939-début 1940 --> militaire / 298e RI
- 1940-1944 --> GTE, internement et centre disciplinaire
- 1942-1943 --> internement de Juifs et triage de travailleurs
- 1944-1945 --> détention de prisonniers allemands et présence soviétique / prison soviétique
Les sources disponibles permettent de dégager plusieurs pistes archivistiques.
La BmL conserve un article, Histoire et mémoire du fort de Chapoly à Saint-Genis-les-Ollières pendant la 2ème Guerre mondiale : aujourd'hui Centre d'Action éducative et d'Insertion du Ministère de la Justice, publié dans le Bulletin municipal - Lyon ; 1 octobre 2012, p. 1-2, à la cote 950204. Cet article est consultable sur place en vous rendant au département de la Documentation régionale à la BmL. Vous pouvez également en demander une copie aurpès du service en écrivant à bm@bm-lyon.fr. Voir ici les conditions de reproduction des documents.
Sur leur page Anciens combattants et victimes de guerre, les Archives départementales du Rhône et de la Métropole de Lyon présentent différents dossiers du Service du Mémorial de l'oppression et de la délégation régionale du Service de recherche de crimes de guerre ennemis (SRCGE), 1940-1944, cote 3808 W, qui pourraient vous intéresser :
Le fonds du Mémorial de l’oppression (3808W), chargé de recenser les crimes de guerre commis dans l’ensemble de la région Rhône-Alpes, est composé de dossiers généraux et de dossiers sur des affaires précises classés par commune. Un index nominatif permet de retrouver les informations relatives à chaque victime. Ce fonds est numérisé et consultable sur les postes informatiques de la salle de lecture.
Le fichier départemental de la main d’œuvre (STO) pour la période 1940-1945 est conservé dans le versement 4074W. Ce versement est microfilmé et consultable sur les machines de la salle de lecture.
Les dossiers de demande de titres (combattant volontaire de la Résistance, combattant au titre de la Résistance, personne contrainte au travail, ...) de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre sont conservés dans les versements 4244W, 4657W, 5010W, 5554W et 5813W.
Prisonniers, internés et déportés : jusqu’au 11 novembre 1942, les suspects et les Juifs arrêtés par la Gestapo ou l’armée allemande sont incarcérés dans les prisons de Lyon, avec les prisonniers de droit commun. Après cette date, ils sont systématiquement transportés à la prison militaire de Montluc. Le fichier des prisonniers de Montluc (1942-1956) est conservé sous la cote 3335W, ceux des autres prisons de Lyon sous la cote 3678W, et les dossiers de personnes internées dans les camps de Vancia, Le Paillet et la Duchère et les personnes internées sur décisions du préfet du Rhône (1940-1945) en 45W.
Certains dossiers des citoyens français arrêtés, exécutés, déportés ou évadés, ainsi que ceux des internés administratifs, sont conservés sous les cotes 4249W et 49W183-184.
Un recensement des prisonniers de guerre allemands en 1946 est disponible dans le versement 311W.
On trouve également des dossiers, fichiers ou listes d’adhérents dans les archives déposées par la Section départementale de l’union des évadés de guerre (86J), Émile Juvanon (90J), l’amicale des prisonniers de guerre des stalags d’Autriche (155J), l’association départementale des victimes et rescapés des camps nazis et du travail forcé (178J) et l’association des rescapés de Montluc (301J).
L'inventaire du fonds est en ligne.
Aux Archives départementales sont aussi conservés des dossiers concernant le fort de Chapoly notamment pour l'après-guerre. L'inventaire Défense passive et état de guerre 1928-1952 3958 W 1 - 141 Préfecture du Rhône, cabinet du préfet, service de la Défense nationale le mentionne avec procès-verbal de remise à titre précaire et révocable, notes, correspondance (juin 1948-décembre 1951).
Pour la période 1939-1945, il y aura peut-être des éléments à trouver dans le fichier joint, État des sources des archives contemporaines (à partir de 1940). Fonds concernant la seconde guerre mondiale qui correspond au fonds de l'Association départementale des victimes et rescapés des camps nazis et du travail forcé.
Selon le document Les camps d'internement français 1939 - 1944, APRA, le fort dépendait du Groupement régional n° 5, à Lyon, 21 rue du Puits-Caillot. Il accueillit d'abord la 681e Compagnie de travailleurs étrangers, puis le 972e GTE. Il servait également de centre disciplinaire régional :
La forteresse de CHAPOLY, située à ST-GENIS-LES-OLLIERES (Rhône) dépendant du GROUPEMENT REGIONAL N° 5 situé à LYON, 21 rue du Puits-Caillot, structure régionale fédérant les GROUPES DE TRAVAILLEURS ETRANGERS de plusieurs départements, fut tout d'abord le siège de la 681e COMPAGNIE DE TRAVAILLEURS ETRANGERS, puis du 972e GROUPE DE TRAVAILLEURS ETRANGERS.
CHAPOLY était en outre le centre disciplinaire pour tous les camps de la région. Il accueillait notamment les déserteurs des camps d'internement pour y subir la sanction habituelle d'un mois d'emprisonnement. Les détenus étaient enfermés dans des cellules dont certaines étaient très humides, voire même envahies par l'eau en cas de fortes pluies.
Après l'invasion de la zone sud fin 1942, le Fort de CHAPOLY fut le lieu de rassemblement des travailleurs étrangers mis à la disposition des autorités allemandes pour soutenir leur effort de guerre. Ainsi, en juillet 1943, 6000 travailleurs seront mis à la disposition des Allemands et seront suivis, en février 1944, de la livraison de 10 000 autres.
A la tête du dispositif se situait le COMMISSARIAT A LA LUTTE CONTRE LE CHOMAGE (SERVICE CENTRAL DES FORMATIONS DE TRAVAILLEURS ETRANGERS), dont le siège était à VICHY, à l'Hôtel International.
Il faut rappeler également que les COMPAGNIES DE TRAVAILLEURS ETRANGERS furent créées en 1939, dès l'entrée en guerre de la France. Après cette date, 70 000 réfugiés - en majorité espagnols - en âge de combattre y furent enrôlés. 15 000 autres s'engagèrent dans la Légion Etrangère et dans les Bataillons de Marche. Après juin 1940, 30 000 Juifs étrangers incorporés dans l'armée française en tant qu'engagés volontaires furent démobilisés, internés ou enrôlés d'office dans les G.T.E. (GROUPES DE TRAVAILLEURS ETRANGERS) créés par le décret-loi du 27 septembre 1940.
L'AJPN (Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie dans les communes de France) consacre une page au 972e GTE du Fort de Chapoly durant la Seconde Guerre mondiale (WWII) dont il retrace l'histoire :
La loi du 27 septembre 1940, “Loi sur la situation des étrangers en surnombre dans l’économie nationale”, crée les “Groupes de travailleurs étrangers” ou GTE :
“Art.1er
Les étrangers de sexe masculin, âgés de plus de 18 ans et de moins de 55 pourront, aussi longtemps que les circonstances l’exigent, être rassemblés dans des groupements d’étrangers s’ils sont en surnombre dans l’économie nationale et si, ayant cherché refuge en France, ils se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine.”
Elle prévoit également de mettre les GTE à la disposition d’entreprises. L'objectif est de fournir de la main d'œuvre pour les travaux agricoles, forestiers et industriels.
Les GTE viennent en remplacement des Compagnies de travailleurs étrangers (CTE) créées en 1939 pour pouvoir utiliser la main-d’oeuvre des réfugiés républicains espagnols et appelées aussi “Compagnies de travailleurs espagnols” ou “Compagnies de travailleurs catalans”.
En mai 1940, on compte 55 000 hommes dans les CTE d’Espagnols. L'effectif moyen de 200 hommes par compagnie.
En janvier 1941 commence l’incorporation systématique de la population internée masculine dans les GTE, forme d’exclusion moins onéreuse que les camps.
On estime que 60 000 hommes environ sont internés dans les GTE de la zone libre en juillet 1941.
Courant 1941 l’administration crée des GTE entièrement composés de Juifs, qu’elle baptise : “Groupes palestiniens”, parfois appelés “groupes juifs homogènes”.
Au printemps 1942 existent dix “groupes homogènes” ou “palestiniens”, à Aubagne, La Besseyre-Saint-Mary, Chabreuges, Manzat, Mauriac, Ruffieux, Septfonds, Soudeilles, Tombebouc et Vidauban.
Le régime disciplinaire des camps de travail-GTE défini par un décret du 22 février 1941 qui prévoir les sanctions à appliquer en cas d’indiscipline ou d’abandon de poste :
1. Envoi dans un groupe disciplinaire.
2. Envoi dans un camp d’internement.
Au 972e GTE du Fort de Chapoly il existe une véritable prison pour travailleurs étrangers punis.
La notice Wikipédia Groupement de travailleurs étrangers indique aussi que le 972e Groupement de travailleurs étrangers du fort de Chapoly était un centre disciplinaire pour les insoumis.
L'étude historique Eggers, C. (1995). L’internement sous toutes ses formes : approche d’une vue d’ensemble du système d’internement dans la zone de Vichy. Le Monde Juif, 153(1), 7-75, précise que les détenus y étaient normalement enfermés pour environ un mois et décrit des conditions très dures.
Il existe des fonds concernant les étrangers et travailleurs étrangers et les GTE (Groupements de travailleurs étrangers). L'inventaire du fonds 53 W, Le travail dans le Rhône durant la seconde guerre mondiale 1938-1956 est accessible ici. Les Listes des travailleurs étrangers et des membres de leurs familles des archives départementales ne mentionnent que le 133e GTE de Saint-Privas (Ardèche), le 974e GTE de Ruffieux (Savoie), le 351e GTE d'Uriage et le 514e GTE de Savigny (Haute-Savoie). La sous-série 31J rassemble le fonds de la Commission départementale d'Histoire de la Seconde Guerre mondiale (fonds Marcel Ruby), contient des documents sur le Service du Travail Obligatoire (STO), les lois de mobilisation de la main-d'œuvre et l'inspection du travail.
Les autres archives à cibler sont :
- Le fonds 829 W : dossiers individuels d'étrangers contrôlés par la préfecture. Il contient plusieurs dizaines de milliers de dossiers individuels d'étrangers et couvre précisément la période de guerre selon Véronique Molinari (dir.), ILCEA, 34 | 2019, « Femmes et migrations aux XIXe et XXe siècles : regards et représentations » :
Les Archives départementales du Rhône conservent plusieurs dizaines de milliers de dossiers d’étrangers sous la côte 829 W. Le mémento rédigé à l’intention des fonctionnaires, maires ou employés de mairie présente les attributions du 3e bureau de la 4e division de la préfecture du Rhône qui assure le « contrôle des étrangers en résidence dans le Rhône ». Le sommaire suffira ici : il s’agit notamment de procéder à la « délivrance et au renouvellement des cartes d’identité », à la rédaction de « toute la correspondance générale concernant le contrôle des étrangers ». Chacun des dossiers d’étrangers, numéroté, est un voyage incertain vers le vivant, l’épaisseur d’une vie, la chair d’un être. Chaque dossier du 829 W entraîne un oubli de soi, une fusion avec cet être dont on espère qu’il est parvenu à un équilibre de vie dans sa situation d’étranger·ère pendant et au sortir de la guerre. C’est par le biais de ces dossiers d’étrangers qu’il m’a été donné de rencontrer Aldona Starzynska et Irena Borsukowska.
Ce matériau de travail, fait de documents familiaux, de procédures et d’imprimés administratifs et de témoignages sont exploités autour d’un questionnement relevant du concept de stratégie.
- Le versement 182 W effectué par le cabinet du préfet de région, Archives du préfet régional de Lyon durant la seconde guerre mondiale 1939-1945.
Une pièce conservée au CHRD (Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation) dans le fonds Albert Routier apporte un autre éclairage sur le fort de Chapoly. Il s'agit d'une lettre d'Albert Routier du 26 août 1943 adressée au chargé d'affaires de l'ambassade de Turquie. Elle explique que des Israélites étrangers âgés de 18 à 50 ans, arrêtés par la police, étaient conduits au petit dépôt de Lyon puis envoyés au fort de Chapoly pour triage, avant d'être mis à la disposition de l'Organisation Todt. Deux ressortissants turcs, Avram Lago et Menahem Levi, furent reconnus comme Turcs et immédiatement incorporés ; la lettre est accompagnée d'une liste de personnes menacées :
Lettre d'Albert Routier au Consul général de Turquie à Grenoble, lui exposant la situation des Israélites étrangers de 18 à 50 ans, amenés par la police au petit dépôt de Lyon avant d'être envoyés au fort de Chapoly (centre d'un groupe de travailleurs étrangers, implanté sur la commune de Saint-Genis-les-Ollières dans le Rhône) pour triage, avant d'être mis à la disposition de l'organisation Todt. Ont été reconnus Turcs et immédiatement incorporés Avram Lago et Menahem Levi, domiciliés à Lyon. Suit une liste de noms de ressortissants menacés par ce dispositif, ne s'étant pas présentés à la convocation qui leur avait été adressée, pour lesquels le consul honoraire réclame de l'aide. Lettre du 26 août 1943 [photocopie]
C'est une source primaire particulièrement intéressante parce qu'elle documente concrètement le rôle de Chapoly comme centre de tri et de sélection de travailleurs destinés à l'Organisation Todt.
Afin d'approfondir vos recherches, les archives à creuser sont celles de la préfecture du Rhône, de l'ancien Commissariat à la lutte contre le chômage, celles sur les internements administratifs, la police et la gendarmerie, les camps et lieux d'internement, les GTE, le 972e GTE, le 681e CTE ou Compagnie de travailleurs étrangers, le Groupement régional n° 5, le transfert des familles juives vers Drancy... afin de retrouver des listes nominatives, des états des effectifs, des dossiers individuels, la correspondance avec la préfecture, des rapports de surveillance, les mouvements d'entrée et de sortie, les services chargés des étrangers...
D'après la notice individuelle de Gejza Wittmann du Service historique de la défense, celle-ci est née 25/10/1903 à Zilina (Tchécoslovaquie) et décédée le 17/10/1944. Le dossier des archives départementales indique qu'elle a été internée à la prison de Montluc.
Pour reconstituer son itinéraire individuel, il serait peut-être intéressant de croiser Chapoly avec Montluc, Vénissieux et Drancy.
Bonne journée
Pièces jointes
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