Où trouver des informations sur le fonctionnement du bureau de santé de Lyon au XVIIIe s. ?
Question d'origine :
Bonjour,
très reconnaissante de la qualité des réponses apportées à ma précédente question, je me permets de vous en soumettre une nouvelle.
J'ai lu qu'en 1720, le bureau de santé de Lyon avait réagi avant le pouvoir royal (incarné par la Régence) pour éviter les risques d'entrée de la peste en contrôlant l'entrée des marchandises provenant de Marseille ou de la Provence et en exigeant que les voyageurs quittant leur paroisse se fassent établir un certificat de santé par leur curé.
Pourriez-vous me donner des titres d'ouvrages qui détailleraient ces différentes mesures et leur application ? Je me pose des tas de questions que je vous livre en vrac comme exemples de ce que je recherche. J'ai lu sous la plume du curé de Tassin (registre paroissial 1721-1722) que les marchandises suspectes étaient brûlées "par la main du bourreau"... , qu'en était-il ? était ce sur le fondement d'un jugement au cas par cas ou d'une mesure réglementaire ? Sur quel périmètre s'exerçait le pouvoir du bureau de santé ? Avait-il des relais autour de Lyon ? Les curés chargés d'établir ces certificats de santé étaient-ils considérés comme des auxiliaires de ce bureau de santé ? Quels étaient les lieux de quarantaine pour les voyageurs ? Y eût-il beaucoup de cas déclarés ? Qui soignait les pestiférés dans ces lieux de quarantaine ? De façon générale, est ce que l'épidémie de peste de Marseille affecta la vie quotidienne des habitants de Lyon, du Lyonnais et du Forez ou la vie économique de ces régions ?
En renouvelant l'expression de mon admiration pour la qualité de vos réponses, je vous adresse par avance tous mes remerciements.
Réponse du Guichet
Lyon a échappé à la peste de Marseille de 1720 grâce à un dispositif sanitaire préventif particulièrement rigoureux, activé dès août 1720 par le bureau de la santé. Sous l’impulsion du médecin Jean-Baptiste Goiffon, la ville a contrôlé les voyageurs et les marchandises, imposé quarantaines et parfumages, et interrompu les échanges avec les zones contaminées. Résultat : aucun cas ne fut signalé. Pour cette raison, l’épisode lyonnais reste peu documenté, contrairement à la grande peste de 1628-1629 qui traumatisa la ville.
Bonjour,
La peste de Marseille de 1720 constitue l'ultime épidémie d'ampleur ayant frappé le royaume de France. L'épidémie est partie du port de Marseille le 25 mai 1720 depuis les cales du Grand-Saint-Antoine, un navire de commerce en provenance du Levant chargé d’étoffes contaminées. Il est dorénavant admis que le laxisme des autorités portuaires serait responsable de cette propagation, le personnel portuaire se hâtant de réceptionner la marchandise pour l'envoyer à la foire de Beaucaire sans mesures particulières, alors que plusieurs matelots venaient de décéder pendant le trajet retour de Syrie. Entre août et octobre 1720, au plus fort de l’épidémie, la maladie tua plus de 1 000 personnes par jour à Marseille. La ville perdit ainsi la moitié de sa population, tandis que l’épidémie ravageait également la Provence, le Gévaudan et les villes voisines.
Voir à ce sujet : La peste de Marseille de 1720 de Jean-Pierre Poussou (Cahiers de Saint-Simon, 2017) (lisible en intégralité sur Persée), La peste à Marseille et dans le sud-est de la France en 1720-1722 : les épidémies d’Orient de retour en Europe de Michel Signoli et Stéfan Tzortzis, l'article Wikipédia Peste de Marseille et La Provence malade de la peste : la grande épidémie de 1720 sur France Archives.
La ville de Lyon a échappé à cette épidémie en partie grâce à un dispositif préventif draconien, largement inspiré de ses propres recommandations sanitaires élaborées au XVIIème siècle suite au traumatisme de la grande peste de 1628-1629.
Créé en 1577 pour prendre des mesures contre la peste, le bureau de la santé fut pérennisé en 1628, Lyon restant sur le qui-vive en raison de l’importance commerciale et migratoire de la ville. Après n’avoir été réuni que deux fois par an en période calme, et après les reflux de l’épidémie jusqu’en 1640, le bureau reprit pleinement ses activités dès août 1720. L'article de Cécile Floury-Buchalin, Assainir et protéger le corps de la ville, publié dans Chrétiens et sociétés (2008) revient sur son contexte de création et évoque en longueur les mesures mises en place pendant les différentes épidémies :
La ville de Lyon fournit ici un cadre d’observation privilégié avec la mise en place de structures sanitaires spécialisées et permanentes à la fin du XVIe siècle, et plus de 400 décisions de santé publiques dont on garde la trace pour le XVIIe. Lyon est alors une grande cité carrefour qui compte 35 000 habitants selon le recensement de 1597, 49 000 selon celui de 1636 et environ 100 000 habitants à l’extrême fin du siècle. La cité est sous la menace constante de la peste jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Après un demi-siècle de contagion endémique, elle se manifeste à nouveau lors de la grande flambée de 1628-1629. Cette épidémie connaît des échos atténués en 1631, 1637-1638 et 1640. Le fléau disparaît ensuite bien que le risque demeure de façon quasi permanente par le commerce avec des villes qui en sont affectées. En revanche, la fièvre typhoïde, liée à une mauvaise gestion de l’eau, et le paludisme, intégrés l’un et l’autre dans la vaste catégorie nosologique des fièvres, se maintiennent de façon endémique dans la ville tout au long du siècle.
Une déclaration royale de 1581 attribue au consulat des pouvoirs concernant la santé de la ville, mais prévoit également leur possible délégation à des « notables commis au fait de la santé ». Ce bureau de la santé provisoire est convoqué à l’Hôtel de Ville en temps d’urgence épidémique, et ses membres, qui ne comptent qu’un seul médecin, sont nommés par le consulat. Les « sieurs de la santé » détiennent une parcelle de pouvoir judiciaire (celui d’infliger amendes et punitions corporelles lors d’infractions aux règlements sanitaires). Le bureau devient permanent après l’épidémie de 1628, se réunissant alors au moins deux fois par an en période calme et plusieurs fois par semaine en temps de contagion. Lyon partage cette caractéristique d’un bureau de santé permanent avec les villes portuaires méditerranéennes, ce qui est révélateur du contexte sanitaire particulier de la ville, cité frontière jusqu’en 1601, espace carrefour et cité commerçante tout au long du siècle. Ici, comme dans les villes italiennes de la fin du XVIe siècle, c’est donc le contexte épidémique qui convainc le consulat de rendre permanent un comité de santé à l’origine provisoire.
Source : Assainir et protéger le corps de la ville de Cécile Floury-Buchalin dans Chrétiens et sociétés (2008)
Cette autorité avait des pouvoirs étendus et indépendants, pouvant aller du simple contrôle de laissez-passer aux sanctions corporelles les plus sévères. Ses objectifs étaient d’interrompre toutes circulations en provenance de la Provence contaminée, de contrôler les flux aux portes de Lyon et d’isoler toutes personnes ou marchandises suspectes. Notez qu'en Avignon, un mur de la peste s'étirant sur 27 kilomètres bâti en pierre sèche et bien gardé a été construit. Il permettait déjà de contrôler en amont les circulations depuis la Provence.
Cependant, à l'été 1720, elle éclata avec violence à Marseille et se diffusa dans toute la Provence. Les relations commerciales entre les deux cités faisaient de cette "peste de Marseille" une grave menace pour Lyon. La ville se souvenait de l'épidémie de 1628 et mit tout en oeuvre pour l'éviter, ce qui fut fait avec succès. Le bureau de santé créé en 1577 fut alors réactivé ; il exerca sa mission pendant 3 ans et fut inflexible. Le 5 août, une première ordonnance fut rendue : toute personne arrivée de Marseille, de Provence et de Beaucaire devait se présenter dans les vingt-quatre heures devant un des comissaores du bureau pour y décliner son identité, le jour de son arrivée et son adresse à Lyon, l'état de ses hardes et effets sous peine d'une amende de 2000 livres. Les marchandises en provenance des lieux où sévissait la peste devaient être portées "dans la grange appellée d'Enay, dépendant de la maison de Champagnieux, étant près du Rhône et à gauche du chemin après avoir passé la poste de Saint-Fonds (pour y être) mis à l'air et parfumés pendant 40 jours."
La grange d'Ainay occupait l'actuel emplacement du port Edouard-Herriot entre les darses 1 et 2. Cette quarantaine ne s'acheva qu'après la foire de Beaucaire de juillet 1723. Cette efficacité contre la diffusion de la peste marseillaise a été attribuée en grande partie à l'action du médecin et échevin lyonnais Jean-Baptiste Goiffon.
Source : Peste, choléra ... et autres calamités : une histoire des infections à Lyon de Jean Freney, Alexandra Dubourget-Narbonnet (EMCC, 2014)
Jean-Baptiste Goiffon est l'éminence grise et le principal gestionnaire de cette crise. Médecin lyonnais et membre du bureau de santé, son intransigeance fut telle que la ville de Lyon lui en demeura personnellement reconnaissante. Grâce à ses mesures, aucun cas de peste ne fut enregistré dans la population au cours de cet épisode de quarantaine. Voici certaines des mesures mises en place ainsi que le contenu de l'une de ses ordonnances :
Son oeuvre à l'égard de la peste est importante. En 1720-1721, lors de la peste de Marseille, le Consulat fit appel à lui en tant que médecin commissaire pour rédiger L'instruction pratique à l'usage des médecins pour les guider dans les cas où la peste viendrait à se déclarer. On défendit aux libraires de ne rien imprimer en cette ville touchant la peste qui ne lui eut été préalablement soumis. Membre du Bureau de la santé de la ville, il dirigea la commission qui prendra d'énergiques mesures de prévention de la contagion. Le 5 aout 1720 une première ordonnace fut rendue : "Toute personne arrivée de Marseille, de Provence et de Beaucaire devait se présenter dans les 24 heures devant un des commissaires du Bureau pour y décliner son identité, sa date d'arrivée et son adresse à Lyon, l'état de ses hardes et effets sous peine d'une amende de 2000 livres. Les marchandises en provenance des lieux où sévissait la peste devaient être portées "dans la grange appellée d'Enay, dépendant de la maison de Champagnieux, étant près du Rhône et à gauche du chemin après avoir passé la poste de Saint-Fonds (pour y être) mis à l'air et parfumés pendant 40 jours."
Le Bureau émit le 9 octobre 1720, une réglementation des mesures de prévention de la contagion et exerca sa mission pendant trois trois ans de manière inflexible. Il appliqua à la lettre les recommandations figurant dans L'ordre public de la Ville de Lyon pendant la maladie contagieuse, rédigé en 1670 et dans l'ordonnance du maréchal de Villeroy d'octobre 1720, telles que le nettoyage des rues, la mise en quarantaine et le parfumage des suspects et des marchandises, l'expulsion des indésirables, la surveillance des portes de Lyon, l'organisation des lieux d'isolement, le contrôle des voyageurs et l'interruption du commerce avec les provinces contamniées ; ces mesures contraires à l'activité économique furent très critiquées par les commerçants, mais furent efficaces puisqu'aucun cas de peste ne fut signalé.
Source : De la peste de Justinien à la Covid-19 : histoire des infections à Lyon / Coordination, Jean Freney (EMCC, 2021)
Ses consignes s'appuyaient sur les recommandations figurant dans L'ordre public pour la ville de Lyon pendant la maladie contagieuse (A. Valançol, 1670, numérisé et lisible sur Google Livres), un ouvrage médical et réglementaire qui compilait les "bonnes" pratiques appliquées lors des épidémies du XVIIème siècle. Parmi elles : expulsions des mendiants, nettoyage des rues, installations de points de quarantaines etc.
On fit revivre les sages mesures qui sont codifiées dans l'Ordre public pour la Ville de Lyon pendant la maladie contagieuse daté de 1670 et on les compléta par un règlement du maréchal de Villeroy en novembre 1720 : expulsion des mendiants et des forains, nettoyage des rues, interdiction de polluer les fontaines publiques, défense de s'assembler par les rues au delà de quatre, de pénétrer dans la ville sans bulette et sans avoir été examiné aux portes, surveillance des barques sur le Rhône et la Saône, installation de quarantaines pour les suspects et pour les marchandises à parfumer etc. On sait que la transgression de ces ordonnances exposait aux peines les plus graves : amendes, pilori, envoi aux quarantaines, etc. Il y allait parfois de la vie : L. Michon rapporte le fait d'un individu qui, au mois de juin 1721, lors de la récrudescence de la peste dans le Gévaudan, avait fait entrer frauduleusement des soies non parfumées. Deux jours après, il comparaissait devant le conseil de santé qui le condamnait à être arquebusé, ce qui fut fait le soir même dans les fossés de la place Bellecour.
Source : Jean-Baptiste Goiffon: 1658 - 1730 de Maurice Lannois Dr. (1937)
L'autre fait notable de la vie de Goiffon fut sa contribution importante à l'histoire de la microbiologie, qui permet de le considérer comme "prépasteurien", un siècle et demi avant Pasteur. Ses propres recherches et intuitions au sujet de la peste et de sa propagation sont remarquables puisqu'il a pressenti ou imaginé l'existence d'un monde microbien à une époque où cette théorie n'était absolument pas répandue voire moquée. Il était notamment convaincu que la peste se transmettait par l'intermédiaire d'un insecte animé, anticipant déjà le rôle des bactéries dans sa propagation :
Pour Goiffon, "la maladie ne se forme pas en nous. C'est un venin qui vient du dehors et qui, comme le poison le plus présent, produit ses effets indifféremment sur toutes sortes de sujets" ; "le venin de la peste devient toujours plus fort, plus puissant et plus funeste à mesure qu'il se répand et se divise" ; " des insectes invisibles, apportés de quelque contrée étrangère avec des marchandises d'où ils se répandront dans les aires d'une ville, produiront tous les funestes effets qu'on remarque dans la peste" ; "de génération en génération, les insectes se multiplient à l'infini".
Source : Peste, choléra ... et autres calamités : une histoire des infections à Lyon de Jean Freney, Alexandra Dubourget-Narbonnet (EMCC, 2014)
En guise d'illustration par les sources vous trouverez un billet de santé au nom du sieur François du Poisat (imprimé typographique, annotations manuscrites) en date 3 août 1720 numérisé sur le site des Archives municipales de Lyon dans un bel article consacré aux épidémies de peste. Les archives sont d'ailleurs les interlocuteurs à privilégier pour approfondir le sujet des années 1720 - 1723 à Lyon. L'inventaire des fonds dans sa section "Santé de la ville", répertorie de nombreuses pièces relatives à cet épisode de quarantaine : ordonnances, délibérations, registres etc. Leur consultation enrichirait grandement vos recherches :
3 GG 013 Référence informatique : 00000142
1720-1755
Santé de la ville : titres constitutifs de la juridiction et du pouvoir du Bureau de la santé.
- Minutes de délibérations consulaires portant nomination de commissaires de la santé, 2 janvier 1721 au 1er juin 1755 (pièces 1 à 16).
- Délibérations du Bureau de la santé, ordonnances, réglements et pièces diverses contre toutes propagations de contagions.
- Mesures proclamées par arrêt officiel pour éviter toutes propagations de contagions.
- Ordonnace de monsieur Schafonte pour le fait de la santé, imprimée en Allemand, août 1720.
- Ordonnance pour le fait de la santé, imprimée en Italien, 1720 (pièces 73 à 76).
Portefeuille de 77 pièces.
CHAPPE volume V :
- article 118 page 39 : pièces 1 à 16.
- article 119 page 39 : pièces 17 à 77.
La pièce 35 est abîmée.
Source : Série 3GG - Cultes, assistances et instructions publiques (archives municipales de Lyon).
Les faits que vous rapportez au sujet de Claude Picard, curé de Tassin, sont relayés sur le site Histoire-généalogie où l'on cite l'un de ses mémoires rédigé en 1721 :
L’an mil sept cent vingt à l’issue de la foire de Beaucaire en Provence, la peste se mit dans la ville de Marseille par un bâtiment qui venait du Levant qui l’y apporta. Ceux qui y entrèrent pour décharger les marchandises en furent saisis et moururent sur le champ. Ainsi, des uns aux autres successivement elle se répandit par toute la ville. Elle dura pendant deux ou trois ans et se répandit dans les villes de Toulon, Aix où l’on compte plus de 120 000 personnes qui en moururent. Monsieur le Duc d’Orléans, pour lors régent de France, y envoya des troupes pour garder les barrières et empêcher la communication.
Mon frère Jean Picard était au service de sa Majesté dans le régiment de Brie, compagnie de la Caffinière (voir ci-dessous) qui fut commandé, qui y demeura trois ans. Il en fut atteint et en guérit grâce au Seigneur. Il m’est venu voir depuis et m’a fait le récit de tout ce qui s’y est passé de plus considérable.
Le Seigneur nous en a par sa miséricorde préservé dans ces pays-ci et par les soins que se donnèrent Messire François-Paul de Neuville, archevêque de Lyon et de la Chambre de la Santé établie dans la dite ville qui faisait brûler par la main du bourreau toutes les marchandises qu’on en amenait et faisait faire la quarantaine à tous ceux qui venaient de ce pays. Voila l’exemplaire des billets de santé que messieurs les curés du Diocèse donnaient à leurs paroissiens quand ils allaient hors de leur paroisse. Je laisse ce mémoire à mes successeurs afin qu’ils unissent leurs très humbles actions de grâce envers la Divine Majesté de ce qu’elle nous en a voulu délivrer à celles que nous lui avons rendues et prient le Seigneur qu’il aie toujours ces pays du lyonnais sous sa sainte garde et protection. Claude Picard, Curé de Tassin et Charbonnière".
Source : Un précieux témoignage sur la peste de 1720 en Provence - Histoire Généalogie
Cette anecdote est aussi consignée dans La collection des inventaires sommaires des archives départementales antérieures à 1790 pour le Rhône (p. 397) archivé sur Internet archive.
Pour le reste, il sera difficile de répondre à tous vos questionnements : la peste de 1720 à Lyon est bien moins documentée que la grande peste de 1628-1629, tout simplement parce qu’elle n’a pas eu lieu, grâce à l’efficacité des mesures préventives déployées. C'est donc un non événement, une anecdote souvent glissée dans des études sur la peste plutôt qu'un sujet de recherche en tant que tel. Nous vous listons tout de même des documents sur lesquels s'appuyer pour aller plus loin dans vos recherches :
En bibliothèque :
Peste, choléra ... et autres calamités : une histoire des infections à Lyon de Jean Freney, Alexandra Dubourget-Narbonnet (2014)
De la peste de Justinien à la Covid-19 : histoire des infections à Lyon / Coordination, Jean Freney (2021)
Jean-Baptiste Goiffon: 1658 - 1730 de Maurice Lannois Dr. (1937)
Jean-Baptiste Goiffon 1658-1730 : Un médecin des Lumières face à la peste de Yves Boucaud-Maitre (2018)
Les grandes pestes en France de Monique Lucenet (1985)
La Terreur et la pitié : l'Ancien régime à l'épreuve de la peste de Françoise Hildesheimer (1990)
Lyon malade de la peste de Monique Lucenet (1981) (sur la peste de 1628-1629)
Mourir de la peste : anthropologie d'une épidémie, 1720-1722 de Frédéric Jacqui (2025)
Fléaux et société : de la grande peste au choléra, XIVe-XIXe siècle de Françoise Hildesheimer ; sous la direction de Robert Muchembled (1993)
En ligne :
Assainir et protéger le corps de la ville de Cécile Floury-Buchalin (2008)
Une histoire des pestes à Lyon - conférence présentée par François Renaud, professeur honoraire de microbiologie à l’IUT A Lyon 1 (Afis Lyon, sur YouTube).
La peste de 1720 à Marseille et en France d'après des documents inédits de Paul Gaffarel et le marquis de Duranty (1911, sur Gallica)
Pièces historiques sur la peste de Marseille et de la Provence en 1720, 1721 et 1722 de Louis François Jauffret (1820, Numelyo)
Ces documents aux archives nationales sur le concours des services de l'Etat et leurs décisions pour freiner la propagation de l'épidémie.
Bonne journée.
Métropoles et périphéries : qui les habitent ?