La grand-mère algérienne dEdith Piaf.
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 19/10/2007 à 07h08
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Question d'origine :
La grand-mère maternelle de l’immortelle Edith Piaf, Aïcha, naquit en Algérie. Je voudrais obtenir des renseignements plus exacts. Était Aïcha arabe ou pied-noir ? Quel était son nom de famille ? Pourquoi vint-elle en France ?
Je vous remercie infiniment
Victor Villon
Réponse du Guichet
Le 20/10/2007 à 12h05
On sait très peu de choses sur la grand-mère maternelle d'Edith Piaf.
L'ouvrage "Piaf" de Pierre Duclos et Georges Martin, ce dernier, collectionneur passionné, fou de Piaf, qui a accumulé pendant des années tout la documentation existant sur elle, semble donner les seules informations fiables que l'on ait sur la grand-mère en question :
Epousée à vingt ans, Annetta Maillard (mère d'Edith) avait aussi de qui tenir comme l'on dit. Orpheline de père à l'époque de son mariage, né on ne sait ni où ni quand et d'Emma Saîd ben Mohamed, d'origine kabyle et probablement connue au Maroc où renvoie son acte de naissance établi à Mogador, le 10 décembre 1876.
[...]
On ignore les exercices aux quels se livraient Auguste, mais toute la ménagerie d'Aïcha, nom d'artiste de sa compagne, tenait dans une boîte d'allumettes. Elle présentait un numéro de puces sauteuses. Sans jamais s'enrichir, le couple voyage beaucoup. Ainsi, est-ce à Livourne, en Italie, que leur arrive, le 4 août 1895, une fille doublement baptisée de prénoms locaux, Annetta Giovanna. Ensuite, leur trace se perd durant de nombreuses années.
Le père mort, on ne sait non plus ni où ni quand, la mère et la fille se retrouvent à Paris et dans la plupart des foires de la région, l'une toujours dresseuse de puces, l'autre vendeuse de nougats ou parfois chanteuse.
[...]
De la veuve Maillard, première gardienne de l'enfant mi-abandonnée, la chronique a laissé le portrait d'une grand-mère plus pocharde que maternelle, vivotant, paraît-il, de ménages et non plus de sa ménagerie de puces savantes. Jeune encore, quarante ans en 1916, on la dira plus souvent au bistrot que chez elle ou au boulot. Jamais en reste d'une énormité et oubliant qu'elle était veuve, Simone Berteaut en rajoute trois louches : "La grand-mère et son vieux, deux déchets, deux éponges imbibées de vin rouge." Et c'est toute la documentation dont on dispose sur la locataire de la rue Rébeval, celle que l'on trouve ailleurs que chez elle étant de la même encre. Ou du même vin ! Il y va de la crédibilité d'une autre légende, celle des biberons allongés de rouquin dont la grand-mère maternelle aurait abreuvé la petite Edith.
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