Polémique Sartre -Camus
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 06/01/2009 à 17h01
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Question d'origine :
Je recherche la réponse de Francis Jeanson faite à Camus à propos de son essai "l'homme révolté"
merci
Réponse du Guichet
Le 07/01/2009 à 09h17
Réponse du service Guichet du Savoir
Au moment où Albert Camus révélait dans L’Homme révolté son attachement à la tradition libertaire, il entrait en conflit avec Sartre et le groupe des Temps Modernes. C’était une raison supplémentaire pour les anarchistes d’admirer l’auteur de L’Etranger et de prendre sa défense. Depuis quelques années déjà, le climat des relations entre Sartre et Camus tournait à l’orage. En mai 1952, un article de Francis Jeanson intitulé « Albert Camus ou l’âme révoltée » [Les Temps modernes n°79, mai 1952 ] ouvre les hostilités. Dédaignant l’auteur de l’article, Camus répondit directement dans une lettre, datée du 30 juin 1952, à l’attention du directeur de la revue [« Lettre au directeur des Temps modernes », Les Temps modernes n°82, août 1952 , repris sous le titre « Révolte et servitude » in Albert Camus, Essais, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1990, p. 754-774]. Il s’attache à démonter les arguments de son contradicteur et dénonce sa mauvaise foi. Limitée au point de vue du marxisme orthodoxe, la critique de Jeanson a volontairement passé sous silence les références au syndicalisme révolutionnaire. « La Ière Internationale et le mouvement bakouniniste, encore vivant parmi les masses de la C.N.T. espagnole et française, sont ignorés ». Son inquisiteur ne se donne même pas la peine de contredire ses arguments mais prétend l’excommunier définitivement. Camus ne cache pas son écoeurement devant de telles méthodes.
source et suite : Le Libertaire (1917-1956), Autopsie d'un organe anarchiste - Fabrice Magnone, travail de recherche commencé en 1998 à l'Université de Nice, sous la direction de M. le professeur Ralph Schor, en vue de l'obtention du doctorat en histoire.
Outre la première référence citée, Francis Jeanson a publié une autre lettre dansle numéro 82 d'août 1952 des Temps modernes : « Pour tout vous dire ».
Nous possédons la totalité de la collection des Temps Modernes en magasin, pour localiser les numéros de l'année 1952 dans une autre bibliothèque, vous pouvez consulter le catalogue du SUDOC.
A consulter en complément : Camus et Sartre : de l’assentiment au ressentiment, Jean-François Mattéi, Cités n° 22 2005/2, en ligne sur Cairn.
Au moment où Albert Camus révélait dans L’Homme révolté son attachement à la tradition libertaire, il entrait en conflit avec Sartre et le groupe des Temps Modernes. C’était une raison supplémentaire pour les anarchistes d’admirer l’auteur de L’Etranger et de prendre sa défense. Depuis quelques années déjà, le climat des relations entre Sartre et Camus tournait à l’orage. En mai 1952, un article de Francis Jeanson intitulé « Albert Camus ou l’âme révoltée » [
source et suite : Le Libertaire (1917-1956), Autopsie d'un organe anarchiste - Fabrice Magnone, travail de recherche commencé en 1998 à l'Université de Nice, sous la direction de M. le professeur Ralph Schor, en vue de l'obtention du doctorat en histoire.
Outre la première référence citée, Francis Jeanson a publié une autre lettre dans
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A consulter en complément : Camus et Sartre : de l’assentiment au ressentiment, Jean-François Mattéi, Cités n° 22 2005/2, en ligne sur Cairn.
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