Question d'origine :
Bonjour,
Depuis combien de temps Joël Collado officie-t-il sur radio france ?
Lui et ses comparses (Jacques Kessler...) ne sont-ils pas lassés de faire la météo sur les ondes de radio france ?
Font-ils la météo toujours en direct ?
Combien de bulletins font-ils par jour ?
Merci !!
Réponse du Guichet
Le 06/05/2010 à 09h15
Réponse du service Guichet du Savoir
Bonjour,
Voici quelques extraits d'articles qui répondront, nous l'espérons, à vos interrogations :
Journaliste et prévisionniste basé à Toulouse,Joël Collado ne se lasse pas d'observer et de décrypter les cartes météo .
Chaque jour, lorsqu'il se lève vers 4 heures du matin, le premier réflexe de Joël Collado est de regarder vers le ciel, de humer l'air. Une heure plus tard, il est à pied d'oeuvre, dans son petit studio de la Météopole de Toulouse, pour faire le point avec le chef prévisionniste de service. Puis il consulte ses cartes, ses ordinateurs et, lorsqu'il estime avoir une vision juste de la question,rédige et enregistre la vingtaine de bulletins qu'il délivre, du lundi au vendredi, sur France Inter, France Info et Radio Bleue. Sans parler de ses interventions en direct, chaque matin, entre 7 et 9 heures .
source : L'Express du 3 Janvier 2008 - Aujourd'hui ; La voix du ciel / Le Naire Olivier
Joël Collado prépare et balance ses flashs sur les ondes, dès 5 heures du matin. Devant lui, quatre écrans brassent les images satellite, les données des radars, les courbes des températures et le sens des vents. D'un clic, il voit ce qui se passe sur la planète entière.Toutes les demi-heures, en direct, il prend l'antenne, en apparence au pied levé. Car ses bulletins, fruits d'un travail collectif, ne s'improvisent pas. Même s'ils sont compressés à une poignée de secondes. [...]
En quinze ans de contrat avec France Info et France Inter, les auditeurs ont pris l'habitude d'associer les nouvelles du ciel à son timbre grave et légèrement nasillard.
[...]
A Radio France, ils sont « 2,25 » prévisionnistes. Lui assure les jours ouvrables, Jacques Kessler s'y colle les week-ends et jours fériés depuis Marseille, et Jean-Michel Golysnki les relaye tous deux pendant leurs congés.
[...]
En 1982, lors de la décentralisation de Météo France, le voilà débarqué avec ses crayons de couleur à Toulouse, restée depuis son port d'attache. Quatre ans plus tard, il emmène ses élèves météorologistes à Sud Radio, pour les entraîner à des ateliers de prévision. « L'un d'eux a eu la trouille, j'ai dû prendre sa place. Et il fallait que j'assure, devant eux ! De l'autre côté de la vitre, le gars m'a dit ''Toi, t'as une voix à faire de la radio.'' Ca a été le déclic. » En septembre 1987, il entre à Sud Radio. Suées, mains moites, il se confronte quotidiennement à la difficulté de tout synthétiser en une minute. « Cela modifie la notion du temps. Après, ce n'est pas si dur que ça. »
En 1994 , Radio France lui propose le poste de Monsieur Météo. « On ne peut pas rêver mieux. C'est presque une récompense. » La carte de France s'élargit, les bulletins se spécialisent. Le ton est plus professionnel, et le grand bond de l'informatique modifie la donne. De cette amélioration continue, Collado retient qu'on lui demande de moins en moins pourquoi il se trompe. « Nous avons fait des progrès immenses, et il en reste autant à faire. Il y a 20 ans, on faisait des prévisions à un jour, aujourd'hui on est presque à J+10. L'anticipation et la vérification le lendemain, c'est le pied. Plus on avance, plus on voit loin. »
source : www.ladepeche.fr
« Le matin, à partir de 5 h, c’est l’usine à bulletins » explique Joël Collado.Une dizaine d’interventions d’une minute en direct, entre 6h et 9h, des enregistrements le reste de la matinée, sans oublier les météos locales pour Lyon, Marseille, Nice et Toulouse. [...]
À soixante ans, ce sportif amateur de nature et de bricolage reste porté par le désir de prévoir et d’expliquer le temps. « Ça change tous les jours, et en plus, on peut vérifier le lendemain la qualité de la prévision faite la veille ! Dire tiens, là, on s’est trompé, c’est un peu plus humide, le modèle a changé… C’est jamais pareil ! ».
[...]
Jacques Kessler a choisi de tenir à distance cette tension quotidienne du direct. Il intervient sur les ondes les week-ends et jours fériés depuis plus de trente ans. « C’est un choix personnel. Je suis célibataire, j’ai envie d’avoir des jours de liberté en semaine. » [...]
En 1979, il apprend qu’on recherche un chroniqueur pour seconder René Chaboud et tente sa chance. « J’étais le seul à me présenter. Au départ, c’était une envie, une expérience qui ne devait pas durer. Je cherchais ma voie. » France Inter choisit sa voix. [...]
Entré à Météo-France en tant que scientifique, Jacques Kessler s’est orienté vers une activité plutôt littéraire, publiant même trois livres pédagogiques. « Je suis très porté sur la vulgarisation. Ce qui me plaît, c’est d’adapter la prévision au grand public, sans termes techniques, en essayant d’être le plus clair possible. »
[...]
Jean-Michel Golynski s’est intéressé à la radio pour élargir le cadre de son travail, s’ouvrir à autre chose. Depuis les locaux de Météo-France à Villeneuve-d’Ascq, près de Lille, il relaye Joël Collado trois à quatre jours par mois et pendant les vacances d’été. Sa sélection parmi une trentaine de candidats fait suite à dix ans de bulletins sur Fréquence Nord et devant les caméras de France 3 Nord Pas-de-Calais. Une joyeuse aventure menée de 1989 à 1999 en compagnie de trois autres prévisionnistes, à côté de leur métier. [...]
« Ce qui m’a toujours attiré, c’est essayer de trouver le temps qu’il va faire. C’est un défi, parce que la nature est toujours là pour nous tendre des pièges. » En 1994, il postule pour remplacer René Chaboud, mais un certain Joël Collado lui souffle la place. Huit ans plus tard, Jean-Michel Golynski est son remplaçant. À son tour de synthétiser une situation en temps ultra-limité, de voir son bulletin réduit à 20 secondes pour rattraper un retard, de rectifier en douceur les propos d’un journaliste annonçant une météo inverse de ce qu’elle est… Bref, à lui aussi les aléas du direct !
source : Meteofrance.com
Bonjour,
Voici quelques extraits d'articles qui répondront, nous l'espérons, à vos interrogations :
Journaliste et prévisionniste basé à Toulouse,
Chaque jour, lorsqu'il se lève vers 4 heures du matin, le premier réflexe de Joël Collado est de regarder vers le ciel, de humer l'air. Une heure plus tard, il est à pied d'oeuvre, dans son petit studio de la Météopole de Toulouse, pour faire le point avec le chef prévisionniste de service. Puis il consulte ses cartes, ses ordinateurs et, lorsqu'il estime avoir une vision juste de la question,
source : L'Express du 3 Janvier 2008 - Aujourd'hui ; La voix du ciel / Le Naire Olivier
Joël Collado prépare et balance ses flashs sur les ondes, dès 5 heures du matin. Devant lui, quatre écrans brassent les images satellite, les données des radars, les courbes des températures et le sens des vents. D'un clic, il voit ce qui se passe sur la planète entière.
[...]
A Radio France, ils sont « 2,25 » prévisionnistes. Lui assure les jours ouvrables, Jacques Kessler s'y colle les week-ends et jours fériés depuis Marseille, et Jean-Michel Golysnki les relaye tous deux pendant leurs congés.
[...]
En 1982, lors de la décentralisation de Météo France, le voilà débarqué avec ses crayons de couleur à Toulouse, restée depuis son port d'attache. Quatre ans plus tard, il emmène ses élèves météorologistes à Sud Radio, pour les entraîner à des ateliers de prévision. « L'un d'eux a eu la trouille, j'ai dû prendre sa place. Et il fallait que j'assure, devant eux ! De l'autre côté de la vitre, le gars m'a dit ''Toi, t'as une voix à faire de la radio.'' Ca a été le déclic. » En septembre 1987, il entre à Sud Radio. Suées, mains moites, il se confronte quotidiennement à la difficulté de tout synthétiser en une minute. « Cela modifie la notion du temps. Après, ce n'est pas si dur que ça. »
source : www.ladepeche.fr
« Le matin, à partir de 5 h, c’est l’usine à bulletins » explique Joël Collado.
À soixante ans, ce sportif amateur de nature et de bricolage reste porté par le désir de prévoir et d’expliquer le temps. « Ça change tous les jours, et en plus, on peut vérifier le lendemain la qualité de la prévision faite la veille ! Dire tiens, là, on s’est trompé, c’est un peu plus humide, le modèle a changé… C’est jamais pareil ! ».
[...]
En 1979, il apprend qu’on recherche un chroniqueur pour seconder René Chaboud et tente sa chance. « J’étais le seul à me présenter. Au départ, c’était une envie, une expérience qui ne devait pas durer. Je cherchais ma voie. » France Inter choisit sa voix. [...]
Entré à Météo-France en tant que scientifique, Jacques Kessler s’est orienté vers une activité plutôt littéraire, publiant même trois livres pédagogiques. « Je suis très porté sur la vulgarisation. Ce qui me plaît, c’est d’adapter la prévision au grand public, sans termes techniques, en essayant d’être le plus clair possible. »
[...]
« Ce qui m’a toujours attiré, c’est essayer de trouver le temps qu’il va faire. C’est un défi, parce que la nature est toujours là pour nous tendre des pièges. » En 1994, il postule pour remplacer René Chaboud, mais un certain Joël Collado lui souffle la place. Huit ans plus tard, Jean-Michel Golynski est son remplaçant. À son tour de synthétiser une situation en temps ultra-limité, de voir son bulletin réduit à 20 secondes pour rattraper un retard, de rectifier en douceur les propos d’un journaliste annonçant une météo inverse de ce qu’elle est… Bref, à lui aussi les aléas du direct !
source : Meteofrance.com
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