Question d'origine :
Bonjour
Rentrant d'un séjour en Rouergue et Quercy, je me suis aperçue que beaucoup de noms de lieux se terminaient en "ac". Pouvez-vous m'en préciser la signification et l'origine ?
Merci
Réponse du Guichet
Le 02/09/2010 à 09h21
Réponse du service Guichet du Savoir
Bonjour,
La terminaison ac n'est pas propre au Quercy ou au Rouergue et, comme le constate Charles Rostaing, les noms en -acum sont très nombreux : ils forment à peu près le vigntième du total des lieux habités (...) Selon les dialectes, le suffixe -acus a abouti à des résultats très divers, Acu et -iacu donnent dans le domaine provençal-ac (...) Le suffixe s'ajoute à des noms de personne désignant le possesseur du domaine .
On trouve par exemple :Ambarriacum , de Ambarrius (Ambérac (Char), Ambeyrac (Av.) ; Aureliacum , de Aurelius : Aureillac (Gd), Auriac (Cor), Aurrilac (Ctl)
Floriacum , de Florius : Floirac (Gir, Lot), Florac (Loz), Fleurac (Char, Drd)
Source : Les noms de lieux, p. 48-49
Stefane Gendron complète cette explication en notant que l'une des grandes caractéristiques de la région gallo-romaine estl’emploi de suffixes dont l’extension peut être mise en parallèle avec le développement de l’agriculture. Selon C. Baylon et P. fabre, leur emploi est « caractéristique des progrès simultanés du défrichement et de la romanisation ». Malheureusement, il est très difficile de dater – même approximativement – ces formations, dont la productivité et la longévité furent très diverses selon les régions . On considère généralement –acus comme le plus ancien, devant – anum qui est attesté à partir du Ier siècle avant J-C. et devant –anicum qui semble postérieur.
Le suffixe –acum est d’origine celtique (-acos) et marquait à l’origine une formation adjective. Il servait à l’époque gauloise à former des anthroponymes (…) Adopté par les gallo-romains qui l’on latinisé en –acum, il a servi à former un nombre impressionnant de toponyme s (…) Le suffixe –acum a donc été adopté pour former des adjectifs à partir des noms, puis des toponymes à partir de noms de personnes, le domaine (fundus) étant sous-entendu . Par exemple, Floracus désignera le « domaine de Florus », Paternacus le « domaine de Paternus », etc. le plus souvent, ce suffixe a été ajouté à des gentilices en –ius portés par des citoyens romains ou bien des Gaulois devenus citoyens romains, et donnant une finale –iacum, comme dans Albiniacum « domaine d’albinius » (…) Selon les régions de la gaule, -acum et iacum ont abouti à des résultats différents. Dans tout le domaine provençal, on rencontre –ac : Albignac, Auxillac, Cavanac, Linac, Sérénac …
Source : L'origine des noms de lieux en France : essai de toponymie , p. 106-107
Bonjour,
La terminaison ac n'est pas propre au Quercy ou au Rouergue et, comme le constate Charles Rostaing, les noms en -acum sont très nombreux : ils forment à peu près le vigntième du total des lieux habités (...) Selon les dialectes, le suffixe -acus a abouti à des résultats très divers, Acu et -iacu donnent dans le domaine provençal
On trouve par exemple :
Source : Les noms de lieux, p. 48-49
Stefane Gendron complète cette explication en notant que l'une des grandes caractéristiques de la région gallo-romaine est
Source : L'origine des noms de lieux en France : essai de toponymie , p. 106-107
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