Question d'origine :
Bonjour,
Je fait un dossier sur les enfants abandonniques et je souhaiterais avoir des infos et reférences :
La carence, la déprivation.
Les points de vue sur les raisons de cette personnalité.
Les différentes prise en charge dans le milieu éducateurs.
Merci.
Réponse du Guichet
Le 29/09/2010 à 13h10
Voici déjà deux pistes de lecture...
• Les enfants de l'abandon: traumatismes et déchirures narcissiques / Françoise Gaspari-Carrière
Au carrefour de la misère socioculturelle et du rejet affectif, l'enfant "abandonnique" se révèle par son histoire mutilée (abondons répétés, séparations précoces, faits dramatiques saillants de sa petite enfance...). L'auteur souhaite partager son expérience clinique, afin de faciliter l'aide psychologique, de prévenir l'échec scolaire et les comportements délinquants de ces enfants.
• L'abandon d'enfant : dépister, accepter, accompagner / Suzanne Rainville, André Allard, Jean-Claude Barbant, Diane Boyer, etc…
S'adresse aux éducateurs, travailleurs sociaux, familles d'accueil. Travail sur la problématique des enfants en risque ou en situation d'abandon. L'objectif est d'aider les intervenants à identifier rapidement ce genre de situation, à mieux comprendre la famille, son histoire, les enjeux et les blessures de chacun, pour éviter le placement de l'enfant.
Puis deux articles qui peuvent aussi vous aider...
avec, en outre, un descriptif des signes d’alerte chez le nourrisson,
« La stagnation de la courbe pondérale, la sensibilité aux infections oto-rhino-laryngologiques (ORL), l'inappétence, les vomissements ou les diarrhées, comme les troubles du sommeil donnent à l'enfant une apparence maladive peu attrayante. Le retard psychomoteur souvent associé au retard de croissance s'en trouve de fait sous-estimé, si l'on ne prend pas en compte l'âge de l'enfant. L'hypotonie est quasi constante, sauf pour la partie supérieure du corps. On note souvent une crispation des muscles du cou et des bras, un serrement des poings sur les pouces, un défaut de préhension des objets mis à disposition ou un refus de les lâcher. La motricité spontanée et le babillage sont pauvres et rarement utilisés pour marquer, comme chez la plupart des bébés, les occasions de plaisir partagé.
Le retrait relationnel se traduit par une mimique « vide d'expression », une faible réactivité dans les échanges, une absence d'initiative dans les situations d'attention conjointe et une passivité face aux sollicitations ou à l'éloignement d'autrui. L'enfant semble privilégier, au détriment des interrelations ludiques, les habitudes motrices autocentrées, comme les stéréotypies, les oscillations rythmiques du corps, la succion triste du pouce et les conduites masturbatoires monotones. »
Et chez l’enfant plus grand :
« Les signes « relationnels » sont au premier plan chez l'enfant plus grand. L'avidité affective est souvent manifeste. Se développent instantanément des conduites d'attachement passionnel à l'égard de tout adulte manifestant un peu d'intérêt, ce qui est naturellement le cas en situation de consultation. L'enfant « carencé » instaure d'emblée un lien de familiarité, cherche à toucher le consultant, à s'agripper à lui, à l'imiter, s'emparer de ses attributs, ou à s'immiscer dans sa sphère privée. Cette sensibilité exacerbée se traduit à l'inverse par une intolérance à la frustration, de brusques renversements d'humeur, des manifestations agressives, des conduites d'opposition ou d'hostilité affichées à l'égard de la personne d'abord surinvestie. Il supporte aussi mal les critiques que les compliments et s'attaque tout autant à ses productions « ratées » qu'à celles jugées réussies. La négligence de son corps et de ses intérêts propres contribue à accentuer sa situation de grande dépendance affective. Peu préoccupé de son apparence, sa présentation est souvent négligée, d'autant qu'il semble méconnaître l'éventuelle survenue d'accidents énurétiques ou encoprétiques. Il se montre désordonné, disperse ou casse ses jouets, oublie ses affaires personnelles, mais amasse des objets hétéroclites récupérés à l'insu de ses proches. Sa maladresse et ses entreprises périlleuses ou intempestives lui occasionnent des déboires à répétition et de multiples réprimandes. Le maintien de conduites de satisfaction régressives suscite pareillement les reproches de l'entourage. »
Ainsi qu’une description des principales fonctions maternelles risquant de faire défaut à l'enfant en situation de carence affective, de la vulnérabilité de l'enfant carencé, des conditions de survenue de la carence, de ses expressions et manifestations cliniques, des incidences sur la construction de la personnalité et des mesures thérapeutiques.
Autre article, que vous proposera la même base de données médicales,
Jean-Pierre Lépine : Praticien hospitalier, consultation anxiété, service de psychiatrie
groupe hospitalier Bichat - Claude-Bernard, Paris, notamment à propos du trouble de l'adaptation avec humeur anxieuse, du syndrome anxiodépressif, de l’anxiété associée à l’hystérie ou à la dépression.
Bon courage pour la suite de vos recherches !
Réponse du Guichet
Le 30/09/2010 à 06h39
Bonjour,
Cette question étant très pointue nous n'avons pas d'ouvrages répondant à votre demande au sein du Département jeunesse. En espérant que les pistes de recherches apportées par le département Cap culture santé puissent répondre à vos attentes.
Bonne continuation.
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