Question d'origine :
Que signifie "société de l'information et de la connaissance" ? Quelle différence entre "information" et "connaissance" ? Et faut-il distinguer connaissance et savoir ?
Merci
Réponse du Guichet
Le 09/03/2012 à 08h50
Bonjour,
SOCIETE DE L’INFORMATION ET DE LA CONNAISSANCE
Cette expression est en fait un concept qui a plusieurs définitions, notamment employé par les institutions comme l’Union Européenne et l’UNESCO.
« Si elle s’en distingue, la notion de «société de la connaissance» utilisée par l’UE, est à rapprocher de celle de « société du savoir » retenue par cette autre institution internationale qu’est l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). Ces deux notions sont également connexes de la «société de l’information» dont la définition est plus ancienne.
Ces terminologies de « société du savoir » ou de «société de la connaissance» renvoient à plusieurs tendances et phénomènes conjugués qui se sont développés au cours de la seconde moitié du XXème siècle :
- l’essor des NTIC (Nouvelles techniques d’information et de communication) et notamment le réseau de l’Internet ; le développement d’une économie qui se traduit par la part de plus en plus importante donnée à l’immatériel, à la gestion des compétences, au «knowledge management» qui passe par la gestion automatique des connaissances, ou encore à la notion «d’entreprise apprenante» ;
- le développement sans précédent de l’éducation, dont l’éducation « informelle » (partage des savoirs, des réseaux et du capital social), et de la formation qu’elle soit initiale ou continue tout au long de la vie, ou encore à distance ;
- la multiplication des réseaux d’information, de communication, dont l’Internet, certains analystes allant jusqu’à évoquer l’avènement d’une « démocratie Internet », avec l’émergence des communautés d’échanges et le développement de la«cyberculture ».
La réflexion sur la société du savoir ou de la connaissance est avant tout à considérer comme un ensemble de discours mobilisateurs. Ils sont emprunts d’une idéologie forte, liée au rôle, par définition positif, de la communication, l’innovation technologique et de la généralisation de la scolarisation/formation. Ils sont également appuyés sur cette «Utopie de la communication» dénoncée ou traquée par les sciences de l’information et de la communication.
L’une des questions cruciales est de savoir si ces notions recouvrent des mutations de la nature même de la production/diffusion de la connaissance et notamment si les grands appareils et régimes scolaires/académiques issus de la modernité occidentale sont eux mêmes en mutations sous leur impact. » Source : lacitedelaconnaissance.com
Francis Jutand, dans un article intitulé Société de l’information et pensée complexe, une confluente nécessité, a un avis différent. Il explique que :
« la société de l’information, de la communication, et de la connaissance, n’est pas un avatar issu des technologies de l’information, et de la communication (TIC). C’est le résultat d’un mouvement et d’une évolution amorcés dès la formation des premières sociétés humaines. Une composante d’une importance comparable à celle de la maîtrise de la nature et de ses énergies pour se nourrir, se protéger et conquérir. Tous les deux ont, tout au long de l’histoire, stimulé l’innovation, et le développement de nouvelles technologies. Dans le dernier siècle, l’accélération apportée par les développements scientifiques et technologiques foudroyant dans le domaine de la communication puis de l’information pousse aux limites les modèles de pensée, d’organisation et d’action, qui ont permis, depuis la Renaissance, de mener la construction des nations, leur industrialisation et l’organisation actuelle de la planète. » Source : societe-de-strategie.asso.fr
Le site editionsquartmonde.org donne un résumé de la définition qui motive les politiques de l’UE et de l’UNESCO, deux ensembles dont l’une des missions est le développement de cette société de l’information et de la connaissance :
« Une société mondiale de l’information (La « société de l’information » recouvre à la fois l’ensemble des nouvelles technologies – informatique, radio, télévision, communication… - mais aussi les contenus d’information, de connaissance qui ont pour supports ces technologies) intégrée est une société où tout le monde, sans distinction, a les moyens de créer, de recevoir, de partager et d’utiliser librement informations et connaissances pour son épanouissement économique, social, culturel et politique ».
L’UNESCO donne des recommandations aux pays membres afin qu’ils aident les citoyens sur le chemin de la transition à la société de l’information et de la connaissance :
« Afin d’aider directement et concrètement à la transition des élèves et des adultes, sur le plan des attitudes et des comportements, vers la société de l’information et de la connaissance, il est très important que les pays élaborent et mènent périodiquement à bien :
• des enquêtes qui permettent de se faire une idée sur le niveau de sensibilisation à la maîtrise de l’information parmi les bibliothécaires, enseignants, employés, etc. ;
• des enquêtes sur le niveau de maîtrise de l’information parmi les élèves, les enseignants et les autres travailleurs et sur l’impact de la (non)maîtrise de l’information sur le (non)succès de leur action ;
• des mesures et évaluations de la maîtrise de l’information dans l’éducation formelle, non formelle et informelle ainsi que l’efficacité de la recherche quotidienne de l’information, ainsi que des mesures et évaluations des autres maîtrises indispensables à la vie dans la société de l’information d’aujourd’hui. Ces actions permettront de disposer de données statistiques et documentaires sur la voie choisie et d’alimenter éventuellement le processus de formulation des stratégies. »
Le lien europa.eu vous guidera sur la politique de l’UE qui vise à aller « Vers une société de l’information et de la connaissance ».
Pour finir, un extrait d’une école doctorale de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) expose les questions liées à cette problématique et souligne son caractère pluridisciplinaire.
« L’édition 2008 de cette école doctorale d’été se penchera sur les questions suivantes. Qu’en est-il donc des nouvelles formes d’accès au savoir (par le biais des moteurs de recherche, des encyclopédies en ligne, etc.) et des nouvelles formes de socialité, voire de «subjectivation», induites par le développement des technologies de l’information et de la communication? Au-delà des divers enjeux économiques et industriels, quelles sont les implications juridiques, sociologiques, éthiques et politiques du développement de ces médiations technologiques qui viennent intensifier et démultiplier l’accès à l’information et à la connaissance? Comment est-il possible d’interpréter cette nouvelle ère de l’homo numericus? C’est en croisant les regards et les perspectives disciplinaires que seront abordées ces questions. Historiens, ingénieurs, industriels, juristes, managers, philosophes, sociologues, anthropologues, etc. confronteront leurs visions afin d’éclairer, par la pluralité de leurs points de vue, une société où l’accès à l’information et à la connaissance est devenu plus que jamais décisif. » Source : arhv.lhivic.org
INFORMATION ET CONNAISSANCE
Le Robert Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, donne cette définition historique du terme INFORMATION :
INFORMATION n. f. dérive de informer ; en effet, le latin informatio signifiait « conception, explication (d’un mot) », « dessin, esquisse », sens non attestés en français. Le nom est d’abord attesté (1274) au sens juridique et courant d’ « enquête faite en matière criminelle » (1323, faire des enformations « procéder à des enquêtes judiciaires »). Il a à partir du XIVe s. le sens courant de « renseignement que l’on obtient de qqn » (v.1360, au pluriel), puis par extension désigne au pluriel (v. 1500) l’ensemble des connaissances réunies sur un sujet donné ; mais il est rare en ce sens avant le XXe siècle. A la fin du XVe s. (1495), information se dit pour « action de donner une forme », sens didactique aujourd’hui disparu. Le mot se spécialise dans la seconde moitié du XIXe s., désignant l’action de prendre des renseignements (voyage d’information, 1867). Le sens aujourd’hui le plus usuel apparaît sous la IIIe République, avec le développement de la presse : il s’agit alors de l’information que l’on porte à la connaissance d’un public (1886, Zola) ; d’où, au début du XXe s., les acceptions « ensemble des informations » et « action d’informer (le public). Au pluriel le mot s’emploie pour « bulletin d’informations » (1972), abréviation familière INFOS, n. f. pl. – De ces valeurs viennent (apr. 1950) plusieurs dérivés et composés, liés au développement des moyens et des techniques d’information (médias) : DESINFORMATION (…)
Le même dictionnaire donne cette définition du mot CONNAISSANCE :
CONNAISSANCE n. f. d’abord sous la forme conoisance (1080) dérivée du participe présent du verbe, est à la fois employé dans le domaine du savoir (au singulier, comme (1595) au pluriel), en droit (1283) et dans le cadre des relations sociales (1495) : par figure métonymique, une connaissance y désigne une personne que l’on connaît sans intimité (1584 : de vieilles cognoissances ; repris au XVIIIe s.). La locution faire connaissance avec qqn (XIXe s.) reprend la valeur inchoative du verbe latin ; elle est employée également au figuré. Par extension, le sens intellectuel a parfois une valeur plus technique : « expérience, habileté, compétence » (1491). Dans les locutions perdre connaissance, tomber sans connaissance (1650), le mot réalise un sens très particulier, « lucidité » qui lui est spécifique et correspond à « état de celui qui a le sentiment de son existence » (av. 1650).
CONNAISSANCE ET SAVOIR
Afin de mieux cerner les nuances des deux termes ci-dessus, nous pouvons aborder une définition du terme CONNAITRE et SAVOIR, d’après le même dictionnaire historique.
CONNAITRE : (…) Participant de l’idée générale de « savoir », le sens de «retrouver en qqch. ce que l’on savait déjà », encore attesté au XVIIe s., a été abandonné, car il causait des ambiguïtés, et a été supplanté depuis par reconnaître. (…)
La valeur de «savoir que qqch., qqn existe ; avoir une idée de qqch., de qqn » (v. 1050) s’est imposée comme l’emploi le plus courant du verbe. (…)
Depuis le XIIe s. (1160), connaître signifie, particulièrement «avoir dans l’esprit en tant qu’objet de pensée analysé », doublet, quelquefois emphatique, de savoir (ce dernier s’appliquant surtout aux choses concrètes) (…)
SAVOIR n. m. s’est employé pour désigner la connaissance, le fait de savoir (842, savir) puis au sens de « sagesse, intelligence », « habileté » (savier, fin Xe s. ; saveir, 1080, et savoir, XIIe s.), d’où grant saveir « grande sagesse » (1080) et la locution disparue dire savoir « dire une chose sensée » (v. 1175). Le mot (v. 1135, saveir ; 1193-1197, savoir) désigne encore en français moderne un ensemble de connaissances acquises par l’étude, l’expérience, d’où grand savoir « connaissances très étendues » (1673).
SOCIETE DE L’INFORMATION ET DE LA CONNAISSANCE
Cette expression est en fait un concept qui a plusieurs définitions, notamment employé par les institutions comme l’Union Européenne et l’UNESCO.
« Si elle s’en distingue, la notion de «société de la connaissance» utilisée par l’UE, est à rapprocher de celle de « société du savoir » retenue par cette autre institution internationale qu’est l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). Ces deux notions sont également connexes de la «société de l’information» dont la définition est plus ancienne.
Ces terminologies de « société du savoir » ou de «société de la connaissance» renvoient à plusieurs tendances et phénomènes conjugués qui se sont développés au cours de la seconde moitié du XXème siècle :
- l’essor des NTIC (Nouvelles techniques d’information et de communication) et notamment le réseau de l’Internet ; le développement d’une économie qui se traduit par la part de plus en plus importante donnée à l’immatériel, à la gestion des compétences, au «knowledge management» qui passe par la gestion automatique des connaissances, ou encore à la notion «d’entreprise apprenante» ;
- le développement sans précédent de l’éducation, dont l’éducation « informelle » (partage des savoirs, des réseaux et du capital social), et de la formation qu’elle soit initiale ou continue tout au long de la vie, ou encore à distance ;
- la multiplication des réseaux d’information, de communication, dont l’Internet, certains analystes allant jusqu’à évoquer l’avènement d’une « démocratie Internet », avec l’émergence des communautés d’échanges et le développement de la«cyberculture ».
La réflexion sur la société du savoir ou de la connaissance est avant tout à considérer comme un ensemble de discours mobilisateurs. Ils sont emprunts d’une idéologie forte, liée au rôle, par définition positif, de la communication, l’innovation technologique et de la généralisation de la scolarisation/formation. Ils sont également appuyés sur cette «Utopie de la communication» dénoncée ou traquée par les sciences de l’information et de la communication.
L’une des questions cruciales est de savoir si ces notions recouvrent des mutations de la nature même de la production/diffusion de la connaissance et notamment si les grands appareils et régimes scolaires/académiques issus de la modernité occidentale sont eux mêmes en mutations sous leur impact. » Source : lacitedelaconnaissance.com
Francis Jutand, dans un article intitulé Société de l’information et pensée complexe, une confluente nécessité, a un avis différent. Il explique que :
« la société de l’information, de la communication, et de la connaissance, n’est pas un avatar issu des technologies de l’information, et de la communication (TIC). C’est le résultat d’un mouvement et d’une évolution amorcés dès la formation des premières sociétés humaines. Une composante d’une importance comparable à celle de la maîtrise de la nature et de ses énergies pour se nourrir, se protéger et conquérir. Tous les deux ont, tout au long de l’histoire, stimulé l’innovation, et le développement de nouvelles technologies. Dans le dernier siècle, l’accélération apportée par les développements scientifiques et technologiques foudroyant dans le domaine de la communication puis de l’information pousse aux limites les modèles de pensée, d’organisation et d’action, qui ont permis, depuis la Renaissance, de mener la construction des nations, leur industrialisation et l’organisation actuelle de la planète. » Source : societe-de-strategie.asso.fr
Le site editionsquartmonde.org donne un résumé de la définition qui motive les politiques de l’UE et de l’UNESCO, deux ensembles dont l’une des missions est le développement de cette société de l’information et de la connaissance :
« Une société mondiale de l’information (La « société de l’information » recouvre à la fois l’ensemble des nouvelles technologies – informatique, radio, télévision, communication… - mais aussi les contenus d’information, de connaissance qui ont pour supports ces technologies) intégrée est une société où tout le monde, sans distinction, a les moyens de créer, de recevoir, de partager et d’utiliser librement informations et connaissances pour son épanouissement économique, social, culturel et politique ».
L’UNESCO donne des recommandations aux pays membres afin qu’ils aident les citoyens sur le chemin de la transition à la société de l’information et de la connaissance :
« Afin d’aider directement et concrètement à la transition des élèves et des adultes, sur le plan des attitudes et des comportements, vers la société de l’information et de la connaissance, il est très important que les pays élaborent et mènent périodiquement à bien :
• des enquêtes qui permettent de se faire une idée sur le niveau de sensibilisation à la maîtrise de l’information parmi les bibliothécaires, enseignants, employés, etc. ;
• des enquêtes sur le niveau de maîtrise de l’information parmi les élèves, les enseignants et les autres travailleurs et sur l’impact de la (non)maîtrise de l’information sur le (non)succès de leur action ;
• des mesures et évaluations de la maîtrise de l’information dans l’éducation formelle, non formelle et informelle ainsi que l’efficacité de la recherche quotidienne de l’information, ainsi que des mesures et évaluations des autres maîtrises indispensables à la vie dans la société de l’information d’aujourd’hui. Ces actions permettront de disposer de données statistiques et documentaires sur la voie choisie et d’alimenter éventuellement le processus de formulation des stratégies. »
Le lien europa.eu vous guidera sur la politique de l’UE qui vise à aller « Vers une société de l’information et de la connaissance ».
Pour finir, un extrait d’une école doctorale de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) expose les questions liées à cette problématique et souligne son caractère pluridisciplinaire.
« L’édition 2008 de cette école doctorale d’été se penchera sur les questions suivantes. Qu’en est-il donc des nouvelles formes d’accès au savoir (par le biais des moteurs de recherche, des encyclopédies en ligne, etc.) et des nouvelles formes de socialité, voire de «subjectivation», induites par le développement des technologies de l’information et de la communication? Au-delà des divers enjeux économiques et industriels, quelles sont les implications juridiques, sociologiques, éthiques et politiques du développement de ces médiations technologiques qui viennent intensifier et démultiplier l’accès à l’information et à la connaissance? Comment est-il possible d’interpréter cette nouvelle ère de l’homo numericus? C’est en croisant les regards et les perspectives disciplinaires que seront abordées ces questions. Historiens, ingénieurs, industriels, juristes, managers, philosophes, sociologues, anthropologues, etc. confronteront leurs visions afin d’éclairer, par la pluralité de leurs points de vue, une société où l’accès à l’information et à la connaissance est devenu plus que jamais décisif. » Source : arhv.lhivic.org
INFORMATION ET CONNAISSANCE
Le Robert Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, donne cette définition historique du terme INFORMATION :
INFORMATION n. f. dérive de informer ; en effet, le latin informatio signifiait « conception, explication (d’un mot) », « dessin, esquisse », sens non attestés en français. Le nom est d’abord attesté (1274) au sens juridique et courant d’ « enquête faite en matière criminelle » (1323, faire des enformations « procéder à des enquêtes judiciaires »). Il a à partir du XIVe s. le sens courant de « renseignement que l’on obtient de qqn » (v.1360, au pluriel), puis par extension désigne au pluriel (v. 1500) l’ensemble des connaissances réunies sur un sujet donné ; mais il est rare en ce sens avant le XXe siècle. A la fin du XVe s. (1495), information se dit pour « action de donner une forme », sens didactique aujourd’hui disparu. Le mot se spécialise dans la seconde moitié du XIXe s., désignant l’action de prendre des renseignements (voyage d’information, 1867). Le sens aujourd’hui le plus usuel apparaît sous la IIIe République, avec le développement de la presse : il s’agit alors de l’information que l’on porte à la connaissance d’un public (1886, Zola) ; d’où, au début du XXe s., les acceptions « ensemble des informations » et « action d’informer (le public). Au pluriel le mot s’emploie pour « bulletin d’informations » (1972), abréviation familière INFOS, n. f. pl. – De ces valeurs viennent (apr. 1950) plusieurs dérivés et composés, liés au développement des moyens et des techniques d’information (médias) : DESINFORMATION (…)
Le même dictionnaire donne cette définition du mot CONNAISSANCE :
CONNAISSANCE n. f. d’abord sous la forme conoisance (1080) dérivée du participe présent du verbe, est à la fois employé dans le domaine du savoir (au singulier, comme (1595) au pluriel), en droit (1283) et dans le cadre des relations sociales (1495) : par figure métonymique, une connaissance y désigne une personne que l’on connaît sans intimité (1584 : de vieilles cognoissances ; repris au XVIIIe s.). La locution faire connaissance avec qqn (XIXe s.) reprend la valeur inchoative du verbe latin ; elle est employée également au figuré. Par extension, le sens intellectuel a parfois une valeur plus technique : « expérience, habileté, compétence » (1491). Dans les locutions perdre connaissance, tomber sans connaissance (1650), le mot réalise un sens très particulier, « lucidité » qui lui est spécifique et correspond à « état de celui qui a le sentiment de son existence » (av. 1650).
CONNAISSANCE ET SAVOIR
Afin de mieux cerner les nuances des deux termes ci-dessus, nous pouvons aborder une définition du terme CONNAITRE et SAVOIR, d’après le même dictionnaire historique.
CONNAITRE : (…) Participant de l’idée générale de « savoir », le sens de «
La valeur de «savoir que qqch., qqn existe ; avoir une idée de qqch., de qqn » (v. 1050) s’est imposée comme l’emploi le plus courant du verbe. (…)
SAVOIR n. m. s’est employé pour désigner la connaissance, le fait de savoir (842, savir) puis au sens de « sagesse, intelligence », « habileté » (savier, fin Xe s. ; saveir, 1080, et savoir, XIIe s.), d’où grant saveir « grande sagesse » (1080) et la locution disparue dire savoir « dire une chose sensée » (v. 1175). Le mot (v. 1135, saveir ; 1193-1197, savoir) désigne encore en français moderne un ensemble de connaissances acquises par l’étude, l’expérience, d’où grand savoir « connaissances très étendues » (1673).
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