Question d'origine :
Bonjour,pourriez vous me donner le sens du mot temperance par rapport à la tolerance.Merci
Réponse du Guichet
Le 25/07/2012 à 09h52
Bonjour,
Vous trouvez ci-dessous, les sens qu’ont pris les deux termes que vous mentionnez, au fil de l’histoire. Ce qui explique des usages différents dans des contextes parfois différents.
TEMPERANCE
Le Dictionnaire historique de la langue française dirigé par Alain Rey, avec la collaboration de Marianne Tomi, Tristan Hordé, Chantal Tanet (Paris, Le Robert, 2000 ) indique :
TEMPERANCE n. f. est un emprunt (v. 1230) au latin temperantia « modération, mesure, retenue », fait sur le participe présent temperans de temperare. En français, le mot, avec le sens de « vertu qui modère les passions et les désirs sensuels », est rare avant le XVIe s. Le mot s’emploie plus couramment à propos de la modération dans le boire et le manger (1611).
Le Grand Robert de la langue française : dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française de Paul Robert, dirigé par Alain Rey (Paris, Le Robert, 2001 ) donne cette définition :
TEMPERANCE n. f. – 1549 ; temprance, v. 1120 ; lat. temperantia, de temperans, antis – Tempérant
1. Modération (…)
2. Didact. Modération dans les plaisirs des sens. – continence (…)
3. Cour. Modération dans le boire et le manger. – abstinence, frugalité, sobriété (…)
Contr. Excès, gourmandise ; alcoolisme, ivrognerie. (…)
TOLERANCE
Le Dictionnaire historique de la langue française dirigé par Alain Rey, avec la collaboration de Marianne Tomi, Tristan Hordé, Chantal Tanet (Paris, Le Robert, 2000 ) précise :
TOLERANCE n. f. est emprunté (v. 1365) au latin tolerantia, formé sur le participe présent (tolerans) de tolerare. Le mot n’apparaît qu’une fois au XIVe s. pour « action de supporter patiemment des maux, repris en 1561 et attesté jusqu’en 1700. Au XVIe s., il s’emploie en parlant de religion (1567, Mémoires de Condé) et entre dans l’expression édit de tolérance (1562), désignant l’édit qui accordait aux protestants le libre exercice de leur culte. La notion est passée d’une valeur assez négative en religion (chez les orthodoxes, tel Bossuet) à un contenu positif chez les philosophes des Lumières (Voltaire : Traité de la tolérance, 1763), d’où esprit de tolérance dans Rousseau (1764). Le sens général correspondant à tolérer se développe plus tard (1681) et, à partir du XIXe s., le mot s’emploie en physiologie (1834). Dans maison de tolérance (1840), il signifie « non interdit pas la loi » mais l’expression s’appliquant, jusqu’en 1946, aux maisons de prostitutions, le sens de tolérance n’y est plus analysé, ce qui a permis à Claudel une boutade : « La tolérance ? il y a des maisons pour ça ! ». Au XXe s., tolérance a été repris par la sociologie avec un sens dérivé de la médecine, « aptitude d’un individu à supporter la modification du milieu ».
Le Grand Robert de la langue française : dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française de Paul Robert, dirigé par Alain Rey (Paris, Le Robert, 2001 ) apporte ces explications :
TOLERANCE n. f. – 1561 ; attestation isolée, 1361 ; lat. loterantia de tolerare. – tolérer
1. Fait de tolérer* (1) qqch., de ne pas interdire ou exiger, alors qu’on le pourrait ; liberté qui résulte de cette abstention. (…)
Loc. (1840) Maison de tolérance : maison de prostitution (tolérée par la loi avant 1946). (…)
2. Attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d’agir différente de celle qu’on adopte soi-même. – compréhension, indulgence, libéralisme (…)
3. (Fin XVIe). Hist. Relig. Tolérence théologique, ecclésiastique, religieuse : indulgence à l’égard de l’opinion d’autrui sur les points de dogme que l’Eglise ne considère pas comme essentiels (-tolérantisme) – Tolérance civile : liberté, accordée par le pouvoir, de pratiquer une religion autre que la religion officielle. – Hist. Edit de tolérance, qui accordait aux protestants le libre exercice de leur culte (1562). (…)
(1681). Cour. Fait de respecter la liberté d’autrui en matière de religion, d’opinions philosophiques, politiques, etc. (…)
4. (1834). Méd. Physiol. Aptitude de l’organisme (variable suivant les sujets et les circonstances) à supporter sans symptômes morbides l’action d’un médicament, d’un agent chimique ou physique déterminé, etc.
Sociol. Aptitude d’un individu, d’un groupe à supporter sans modification l’action d’un altéragène. Seuil de tolérance d’une communauté.
5. techn. Limite de l’écart admis entre les caractéristiques réelles d’un objet fabriqué ou d’un produit et les caractéristiques prévues (- normalisation, cit.) Marge de tolérance. Tolérance de calibre, de poids. Tolérance de titre et de poids pour les pièces de monnaie.
Contr. Défense ; despotisme, intolérance, sectarisme.
Vous trouvez ci-dessous, les sens qu’ont pris les deux termes que vous mentionnez, au fil de l’histoire. Ce qui explique des usages différents dans des contextes parfois différents.
TEMPERANCE
Le Dictionnaire historique de la langue française dirigé par Alain Rey, avec la collaboration de Marianne Tomi, Tristan Hordé, Chantal Tanet (Paris, Le Robert, 2000 ) indique :
TEMPERANCE n. f. est un emprunt (v. 1230) au latin temperantia « modération, mesure, retenue », fait sur le participe présent temperans de temperare. En français, le mot, avec le sens de « vertu qui modère les passions et les désirs sensuels », est rare avant le XVIe s. Le mot s’emploie plus couramment à propos de la modération dans le boire et le manger (1611).
Le Grand Robert de la langue française : dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française de Paul Robert, dirigé par Alain Rey (Paris, Le Robert, 2001 ) donne cette définition :
TEMPERANCE n. f. – 1549 ; temprance, v. 1120 ; lat. temperantia, de temperans, antis – Tempérant
1. Modération (…)
2. Didact. Modération dans les plaisirs des sens. – continence (…)
3. Cour. Modération dans le boire et le manger. – abstinence, frugalité, sobriété (…)
Contr. Excès, gourmandise ; alcoolisme, ivrognerie. (…)
TOLERANCE
Le Dictionnaire historique de la langue française dirigé par Alain Rey, avec la collaboration de Marianne Tomi, Tristan Hordé, Chantal Tanet (Paris, Le Robert, 2000 ) précise :
TOLERANCE n. f. est emprunté (v. 1365) au latin tolerantia, formé sur le participe présent (tolerans) de tolerare. Le mot n’apparaît qu’une fois au XIVe s. pour « action de supporter patiemment des maux, repris en 1561 et attesté jusqu’en 1700. Au XVIe s., il s’emploie en parlant de religion (1567, Mémoires de Condé) et entre dans l’expression édit de tolérance (1562), désignant l’édit qui accordait aux protestants le libre exercice de leur culte. La notion est passée d’une valeur assez négative en religion (chez les orthodoxes, tel Bossuet) à un contenu positif chez les philosophes des Lumières (Voltaire : Traité de la tolérance, 1763), d’où esprit de tolérance dans Rousseau (1764). Le sens général correspondant à tolérer se développe plus tard (1681) et, à partir du XIXe s., le mot s’emploie en physiologie (1834). Dans maison de tolérance (1840), il signifie « non interdit pas la loi » mais l’expression s’appliquant, jusqu’en 1946, aux maisons de prostitutions, le sens de tolérance n’y est plus analysé, ce qui a permis à Claudel une boutade : « La tolérance ? il y a des maisons pour ça ! ». Au XXe s., tolérance a été repris par la sociologie avec un sens dérivé de la médecine, « aptitude d’un individu à supporter la modification du milieu ».
Le Grand Robert de la langue française : dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française de Paul Robert, dirigé par Alain Rey (Paris, Le Robert, 2001 ) apporte ces explications :
TOLERANCE n. f. – 1561 ; attestation isolée, 1361 ; lat. loterantia de tolerare. – tolérer
1. Fait de tolérer* (1) qqch., de ne pas interdire ou exiger, alors qu’on le pourrait ; liberté qui résulte de cette abstention. (…)
Loc. (1840) Maison de tolérance : maison de prostitution (tolérée par la loi avant 1946). (…)
2. Attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d’agir différente de celle qu’on adopte soi-même. – compréhension, indulgence, libéralisme (…)
3. (Fin XVIe). Hist. Relig. Tolérence théologique, ecclésiastique, religieuse : indulgence à l’égard de l’opinion d’autrui sur les points de dogme que l’Eglise ne considère pas comme essentiels (-tolérantisme) – Tolérance civile : liberté, accordée par le pouvoir, de pratiquer une religion autre que la religion officielle. – Hist. Edit de tolérance, qui accordait aux protestants le libre exercice de leur culte (1562). (…)
(1681). Cour. Fait de respecter la liberté d’autrui en matière de religion, d’opinions philosophiques, politiques, etc. (…)
4. (1834). Méd. Physiol. Aptitude de l’organisme (variable suivant les sujets et les circonstances) à supporter sans symptômes morbides l’action d’un médicament, d’un agent chimique ou physique déterminé, etc.
Sociol. Aptitude d’un individu, d’un groupe à supporter sans modification l’action d’un altéragène. Seuil de tolérance d’une communauté.
5. techn. Limite de l’écart admis entre les caractéristiques réelles d’un objet fabriqué ou d’un produit et les caractéristiques prévues (- normalisation, cit.) Marge de tolérance. Tolérance de calibre, de poids. Tolérance de titre et de poids pour les pièces de monnaie.
Contr. Défense ; despotisme, intolérance, sectarisme.
DANS NOS COLLECTIONS :
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir commenter.
Se connecter
L’Otamatone