Question d'origine :

Cher guichet, je cherche des scènes de théâtre (français et étranger de toute époque) dans lesquelles le vin, ou l'ivresse est présente. J'ai trouvé pour le moment: - la scène des caprices de Marianne où il est question du lacryma christi. - une scène de La Nuit des Rois - une scène des Noces du rétameur de Synge - trois scènes dans Ce fou de Platonov de Tchekhov Je cherche des scènes et pas des pièces entières. Je suis sûre que tu pourras me donner d'autres idées. Chaleureusement Folle du Logis

Réponse du Guichet

Avatar par défaut bml_spec - Département : Arts Vivants
Le 25/09/2012 à 09h51
Réponse du département Arts vivants :

Bonjour,

Outre les réponses que vous avez-vous-même données, voici quelques autres scènes de théâtre dans lesquelles l’ivresse joue un rôle !

La répétition ou l'amour puni / Jean Anouilh / 1950
Années 50. Le comte Tigre et sa femme, fleur de l'aristocratie parisienne, ont réuni dans leur château de Normandie quelques amis pour y jouer, au cours d'une soirée extraordinaire, la "Double inconstance" de Marivaux.
Chaque personnage représente donc en même temps, un personnage de Marivaux, et eux-mêmes...
Mais le comte Tigre, prince séducteur, s'éprend de la jeune institutrice à qui il a confié le rôle de l'ingénue Sylvia. C'est plus que ne peut en supporter la comtesse, qui avec le concours d'Hortensia, la maîtresse en titre, se déchaînera contre la malheureuse Lucile au cours d'une nuit d'ivresse. Tout s'achèvera fort mal, laissant pressentir des lendemains affreux.

Qui a peur de Virginia Woolf ? / Edward Albee / 1962
Un samedi soir dans un campus universitaire 2 couples se croisent. George et Martha, couple vieillissant et déçu, Nick et Honey, jeune couple plein d’espoir. Le résultat est une longue nuit arrosée d’alcool, qui devient un cauchemar de trahison, de vérité, d’illusion, de sexe et d’accusations. La puissance des mots, la violence des corps et le désespoir de l’amour entre un homme et une femme transportent le spectateur dans une ambiance cruelle, tendre et pourtant drôle.

Noises / Enzo Cormann / 1981
Un repas de mariage dégénère peu à peu en un vaste règlement de comptes psycho-affectif. Une soirée où les personnages, des jeunes gens vont se croiser dans les vapeurs d'alcool, reflets d'existence vides... boire, parler, se quereller...

Les enivrés / Ivan Viripaev / 2014
Une ode aux spiritueux à travers les récits d'ivresse de 14 personnages. Ils sont parvenus à un tel état d'ébriété qu'ils ont accès à des vérités insoupçonnées, cachées au plus profond d'eux-mêmes.

Désertion / Pauline Sales / 2004
L’Un et l’Autre, touchés par la crise de la quarantaine, se retirent à la campagne pour une cure de désintoxication passant par l’interdiction de toute présence féminine. L’ Autre recueille un auto-stoppeur quasi-aphasique, qui s’installe dans la maison et y trouve les robes d’une précédente locataire. Lors de la promenade quotidienne de l’Un, l’Autre prend le thé avec le jeune homme habillé en femme. L’Un les surprend, ils se travestissent. S’ensuit une nuit d’ivresse qui précède l’apaisement final : le jeune homme enceint dort sur la terrasse veillé par l’Un et l’Autre. Il n’y a aucune intrusion dans le mental ou la psychologie des personnages. Dès le début du 3ème acte, le ton change, laissant pointer l’humour.

One two one two three four/ Philippe Dorin / 2009
Deux personnages, compagnons d’infortune, tentent de faire revivre un monde disparu en l’évoquant sous forme d’inventaires, de souvenirs, de poèmes. La seule cohérence de leurs récits, l’unique moyen qui leur est donné de mesurer le monde, c’est leur ivresse. Se joignent à eux une fille et un orchestre.

Nuit d'ivresse / Josiane Balasko / 1990
Comédie cruelle, perfide, sadique entre une taularde en permission, un garçon de café et un animateur de télévision en rupture de contrat. L'ivresse pour lier le tout.

Opéra bu / Luc Cendrier / 2003
Il est parti. Elle boit. Seule, abandonnée, dévastée, face à son miroir. Surgit l’autre femme, la meilleure copine. L’ivresse les réunit et les emporte dans une bacchanale lyrique et débridée ou se mêlent chants, rires, pleurs, révoltes, délires éthyliques, où l’on refait le monde, l’amour, les hommes, les femmes, l’univers…

Le coup de filet / Bertolt Brecht / 1919
Un pêcheur n'attrape plus aucun poisson, alors il ne rentre à la maison que lorsqu'il est saoul, réveille sa femme et ses enfants...
Elle s'accommode cependant de ce mari ivrogne et méchant car elle sait que cette ivresse est la conséquence du désespoir...

La vérité dans le vin ou les désagréments de la galanterie / Charles Collé / 1747
Un mariage compromis par l'ivresse d'un abbé de cœur...

Par ailleurs, plusieurs anthologies littéraires - mais non seulement dramatiques - traitent de l'ivresse ou du vin :

Triomphe de Dionysos : anthologie de l'ivresse

Le vin des écrivains / textes réunis et présentés par Jean-Noël Mouret

Bonne recherche.



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