Question d'origine :
Dans la phrase issue d'un poème perso en alexandrin :
"en de vains palabres, je ne saurais m'étendre"
Je ne sais pas si le nombre de pieds est bon. J'en compte six :
en - de - vains - pa - la - bres
Mais mon coloc (un peu borné et prétentieux d'ailleurs) m'affirme que l'on ne compte pas le "bres" s'il est suivi d'une virgule.
Ne voulant pas rabattre son énorme caquet avant de démontrer que j'ai raison, ou au contraire pouvoir passer sous silence ma faute, je vous demande de m'aider dans cette quête de la dépréciation des personnes trop présomptueuses.
Réponse du Guichet
Le 16/11/2012 à 13h58
Votre question relève de la versification, à ne pas confondre avec la métrique : en effet la versification française est
Elle diffère de la versification
Le nombre des syllabes du vers est le plus souvent, du dix-septième siècle jusqu'à la fin du dix-neuvième, un nombre pair : douze, dix, huit, six, quatre, deux. Les vers impairs de sept, de cinq, de trois syllabes, et même d'une syllabe, ont cependant été parfois utilisés à toutes les époques littéraires.
La coupe entre les syllabes est notée par le signe /.
Votre interrogation porte sur le e muet (ou e caduc).
Voici la règle que vous pouvez trouver dans les sites suivants : ralentir travaux et la molle page
- Si un mot se terminant par un « e » est suivi d’un autre mot commençant par une consonne, alors ce mot comptera une syllabe supplémentaire, car le « e » sera prononcé et compté.
Exemple :
Maî/tre/ Re/nard/...
- Si un mot se terminant par un « e » est suivi d’un mot commençant par une voyelle ou un « h » muet, alors le « e » ne comptera pas.
Exemple :
Il/ ou/vre un/...
J'offre ma coupe vide où souffre un monstre d'or ! (Mallarmé).
se dit : J'o/ffre/ ma/ cou/pe /vi/de où/ sou/ffre un/ mon/stre/ d'or ! (Mallarmé).
On a bien 12 syllabes.
- L'e caduc, même suivi des consonnes
Dans le corps du vers, l'e caduc, suivi des consonnes s, nt,
Votre vers (et la ponctuation n’est jamais prise en compte, voyez la poésie moderne…) :
En de vains palabres, je ne saurais m’étendre
se dit :
En/ de/ vains/ pa/la/bres/, je/ ne/ sau/rais/ m’é/tendre.
Votre colocataire a tort, mais pas pour la raison donnée !
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