Miction imortante après bain en piscine à 30-32°C
SCIENCES ET TECHNIQUES
+ DE 2 ANS
Le 30/08/2012 à 13h21
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Question d'origine :
Bonjour
J'ai consulté vos réponses à une question déjà posée.
Je les comprends bien mais ma piscine étant entre 30 et 32°C, je ne suis pas totalement convaincue qu'il y ait une déperdition calorifique assez importante en peu de temps pour justifier ce phénomène.
Auriez - vous une autre cause?
Merci
A bientôt
AA
"Enfin, nous pouvons vous rajouter cette référence, tirée du site d’un club de plongée qui affirme, sous couvert de sources médicales et plus particulièrement physiologiques, que :
«L’homme est homéotherme, c'est-à-dire qu’il doit maintenir sa température centrale (cerveau, organes thoraciques et abdominaux) aux environs de 37°. Si l’organisme se trouve dans un état de neutralité thermique, (échanges thermiques entre le corps et le milieu ambiant faibles), c'est-à-dire dans l’air entre 24 et 26° et dans l’eau entre 33 et 35°, il n’y a pas de déperdition calorique.
En deçà de ces températures, le corps va se refroidir. Dans l’eau, le corps se refroidit 25 fois plus vite que dans l’air du seul fait de la meilleure conduction dans l’eau par rapport à l’air.
Notre organisme va essayer de préserver sa température centrale par une succession de réactions qui s’enchaînent :
Pour réduire les pertes caloriques, il va se produire une vasoconstriction périphérique (diminution de la circulation au niveau des membres). Cette première réaction va avoir pour conséquence directe un afflux de sang vers le cœur qui va être immédiatement régulée par une élimination de liquide par les reins (envie d’uriner). "
Réponse du Guichet
Le 31/08/2012 à 12h09
Bonjour,
En complément des réponses précédentes du Guichet, que vous mentionnez:
Baignade et urine
Pourquoi a-t’on envie d’uriner après la piscine ?
nous pouvons également citer cette réponse du site l’internaute qui, à la question Pourquoi a-t’on envie d’uriner lorsqu’on est dans l’eau ?, précise :
"à moins que vous aimiez nager dans un bain bouillonnant, la température de l'eau est toujours inférieure à celle de notre corps. Une réaction naturelle d'échanges thermiques s'effectue du corps le plus chaud vers le corps le plus froid. Notre organisme perd donc de la chaleur au profit de l'environnement ambiant. Cette perte calorifique s'effectue au niveau des vaisseaux sanguins. Le sang achemine ainsi la chaleur au lieu d'échange.
Au bout d'un petit moment, nous allons commencer à nous refroidir. N'avez-vous jamais compris pourquoi vous aviez la chair de poule et des frissons dans l'eau ? C'est un mécanisme de défense permettant d'empêcher cette perte de chaleur. L'hypothalamus, partie du cerveau responsable de la thermorégulation, active des mécanismes pour mettre un terme à cette baisse de la température interne. Il provoque la constriction des vaisseaux de la peau pour que le minimum de sang, conducteur de chaleur, ne soit au contacte de la peau et donc entraîne encore un échange thermique avec l'eau. Un afflux de sang s'opère donc vers les organes vitaux tels que le cerveau, le cœur, les intestins et... les reins.
Organes de la filtration de notre sang, les reins vont être alors fortement sollicités dans ce contexte particulier. La diurèse ou débit urinaire est augmenté sensiblement ce qui explique que nous avons envie d'uriner."
Une piscine entre 30 et 32 °C semble donc être suffisamment froide pour expliquer ce phénomène !
Néanmoins un autre facteur peut être pris en compte, il s’agit de la
Les passages les plus intéressants sont repris ci-dessous :
Quelle est l’origine de ce phénomène ?
L’une des principales substances chimiques responsables de la régulation de l’évacuation de fluides est l’hormone antidiurétique (ADH), ou vasopressine. L'un des rôles de cette hormone consiste à contrôler la concentration urinaire et le volume de fluides du corps. L’ADH joue un rôle important au quotidien, car elle empêche la déshydratation. L’immersion bloque la sécrétion de cette hormone, ce qui provoque une augmentation temporaire de l’évacuation de fluides. L'alcool (à haute dose) agit de la même façon avec les mêmes effets sur l’hormone antidiurétique.
Un autre élément chimique, l’atriopeptine, ou facteur natriurétique auriculaire (FNA), joue un rôle encore plus important. Lors du déplacement du volume sanguin vers le centre du corps dans le cas d’une immersion, les cavités supérieures du cœur (les oreillettes) se détendent (s’élargissent) du fait de l’augmentation de la pression sanguine. Pour réduire ce volume accru, les oreillettes sécrètent une substance qui augmente la diurèse, réduit la soif, augmente la natriurèse et libère des éléments chimiques qui contrebalancent cet afflux sanguin. Son nom, facteur natriurétique auriculaire, vient du fait qu’elle est sécrétée dans les oreillettes et qu’il s’agit d’un facteur principal dans la natriurèse. Elle est également appelée atriopeptide, car il s’agit d’un type de protéine particulier, connu sous le nom de peptide.
(…). L’eau salée, plus dense que l’eau douce, augmente légèrement la flottabilité et, par conséquent, l’effet diurétique lié au transfert de volume sanguin. Il s’agit néanmoins de facteurs mineurs.
L’exercice réduit la diurèse en raison d’une série de réactions complexes. En revanche, des expérimentations ont montré que la diurèse était plus forte et plus rapide chez les personnes plus âgées (62 à 74 ans) que chez les personnes plus jeunes (21 à 28 ans) lors d’une immersion, bien que le volume sanguin déplacé vers la partie centrale du corps soit le même dans ces deux groupes d’âge. La peur, l’appréhension et le stress émotionnel intensifient les signaux neuronaux vers les reins, augmentant l’évacuation de liquides.
(…)
Résumé
L’immersion n’est pas le seul facteur à l’origine de la diurèse. Une combinaison de facteurs mécaniques, neuronaux, environnementaux et chimiques influence le contrôle du volume de liquides dans l’organisme.
Le tout est de savoir sortir de la piscine au bon moment ou de choisir la solution moins hygiénique utilisée par Michael Phelps…
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