Question d'origine :
Cher Guichet,
AU théâtre, on parle souvent de faire des répétitions à l’italienne, à l’allemande, ou même à la suisse. J’aurais voulu quelle était l’origine de ces expressions. Pourriez-vous me renseigner ?
Merci !
Réponse du Guichet
Le 18/06/2016 à 09h13
Bonjour,
Pour vous répondre, nous avons effectué une recherche sur Internet et consulté les ouvrages suivants :
Dictionnaire encyclopédique du théâtre / Michel Corvin
Dictionnaire du théâtre / Patrick Pavis
Dictionnaire de la langue du théâtre / Agnès Pierron
Rappel de quelques définitions
Dans son sens le plus général, la répétition se définit comme un « travail d’apprentissage du texte et du jeu scénique effectué par les acteurs sous la direction du metteur en scène. Cette activité de préparation du spectacle occupe l’ensemble de la troupe et prend des formes très diverses. » (Source)
Selon J.P. Ryngaert, «les techniques de répétition relèvent à la fois d’habitudes communes à toute une époque et de procédures propres aux différents metteurs en scènes ». (Source).
La répétition à l’italienne ou l’italienne : « on répète le texte n fois pour se le mettre en mémoire ; ce qui peut se faire en place (sur scène) mais sans souci ni du rythme ni des intentions du texte, le seul propos étant d’articuler tel passage de l’œuvre avec tel endroit de la scène. » (Source)
La répétition à l’allemande ou l’allemande est « un filage dans les décors ». Le filage désigne un « mot de création récente désignant les dernières répétitions en continu. On « file », c’est-à-dire que ni le metteur en scène ni les comédiens ne s’autorisent à interrompre ces répétitions. » (Source)
Exemple d’une « allemande » en vidéo
Après cette introduction, passons au cœur de votre question !
Quelle est l’origine de ces expressions ?
La seule piste d’explication nous est fournie par le Dictionnaire de la langue du théâtre :
« Il y a plusieurs types de répétitions d’ensemble : le filage à l’italienne, qui consiste à dire le texte sans interruption, sans mettre le ton, sans le jouer et rapidement. Le filage à l’allemande : c’est aussi une italienne, mais dans les places, et parfois, avec les lumières.On remarquera que les deux expressions enregistrent les idées préconçues sur chacun des deux pays : on retient qu’en Italie, on a tendance à parler vite et qu’en Allemagne, pays discipliné, chacun se doit d’être à sa place… »
Nous n'avons malheureusement pas trouvé de précisions sur le contexte d'apparition de ces expressions.
D’autres techniques de répétition
La répétition à la table , où « le metteur en scène lit et commente devant les acteurs le texte et ses difficultés, les acteurs intervenant pour lire le texte à plat ». (Source)
Les services : répétitions partielles qui ne nécessitent pas la présence de tous les acteurs.
La répétition générale ou générale : « première représentation, avant les représentations publiques, à laquelle sont conviés les amis des comédiens, des personnalités littéraires et politiques, la presse. » (Source)
La suisse semble être un synonyme de « générale » (Source). Nous n’avons pas trouvé l’origine de cette expression.
La colonelle : répétition qui précède la générale
Concluons par ce néologisme, mentionné dans le Dictionnaire de la langue du théâtre :
« Une jeune compagnie contemporaine (…) a inventé « l’australienne » : il s’agit, alors, de répéter vite, comme pour une « italienne », mais, imitant les kangourous, en gommant certains passages afin de mieux sauter d’effet en effet… » !
La langue du théâtre est décidément très imagée !
L’équipe Arts vivants
Pour vous répondre, nous avons effectué une recherche sur Internet et consulté les ouvrages suivants :
Dictionnaire encyclopédique du théâtre / Michel Corvin
Dictionnaire du théâtre / Patrick Pavis
Dictionnaire de la langue du théâtre / Agnès Pierron
Dans son sens le plus général, la répétition se définit comme un « travail d’apprentissage du texte et du jeu scénique effectué par les acteurs sous la direction du metteur en scène. Cette activité de préparation du spectacle occupe l’ensemble de la troupe et prend des formes très diverses. » (Source)
Selon J.P. Ryngaert, «les techniques de répétition relèvent à la fois d’habitudes communes à toute une époque et de procédures propres aux différents metteurs en scènes ». (Source).
Exemple d’une « allemande » en vidéo
Après cette introduction, passons au cœur de votre question !
La seule piste d’explication nous est fournie par le Dictionnaire de la langue du théâtre :
« Il y a plusieurs types de répétitions d’ensemble : le filage à l’italienne, qui consiste à dire le texte sans interruption, sans mettre le ton, sans le jouer et rapidement. Le filage à l’allemande : c’est aussi une italienne, mais dans les places, et parfois, avec les lumières.
Nous n'avons malheureusement pas trouvé de précisions sur le contexte d'apparition de ces expressions.
Concluons par ce néologisme, mentionné dans le Dictionnaire de la langue du théâtre :
« Une jeune compagnie contemporaine (…) a inventé « l’australienne » : il s’agit, alors, de répéter vite, comme pour une « italienne », mais, imitant les kangourous, en gommant certains passages afin de mieux sauter d’effet en effet… » !
La langue du théâtre est décidément très imagée !
L’équipe Arts vivants
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