Question d'origine :

qui etaient les Jacobins et qui etaient les Gobelins

Réponse du Guichet

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Le 27/12/2005 à 09h38
Réponse du service Guichet du Savoir


Le Club des Jacobins (sa raison sociale était en fait Société des amis de la Constitution) est une société politique fondée à Versailles en avril 1789.

Ce club est issu du Club Breton qui s'était donné pour but de ne pas se séparer avant d'avoir doté la France d'une constitution. Ayant attiré des députés de bien d'autres horizons géographiques que la Bretagne seule, le club a pris le nom de Société des amis de la Constitution et migre à Paris en octobre 1789 dans le couvent des Jacobins de Paris auquel on doit le nom sous lequel on connaît ce club aujourd'hui.

Cette société se révèle très rapidement parmi les plus actives. Son activité s'étend et son développement est considérable. En 1793, le club est devenu une force d'intervention décisive dans le jeu politique français.

Ses membres ont très largement contribué à l'émergence d'un mouvement républicain. Le nom change d'ailleurs en parallèle aux différents épisodes révolutionnaires : ils deviennent les Amis de la liberté et de l'égalité, puis plus simplemenet Amis de l'égalité, preuve de l'importance que prend la question sociale en leur sein. Le club a ainsi essayé de s'ouvrir au mouvement populaire et plus seulement aux classes dirigeantes.

Le club des Jacobins cependant se divisa après l'arrestation de Louis XVI (21 juin 1793), les plus modérés fondèrent le club des Feuillants (16 juillet 1791), tandis que les autres optaient pour la République. Les Jacobins dominèrent la Convention nationale grâce aux députés montagnards. Après l'éviction des Hébertistes, le pouvoir fut monopolisé par Maximilien Robespierre et ses amis, et le Club devint le principal auxilliaire du Comité de Salut public. Après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) et la chute de Maximilien Robespierre, le Club fut fermé en novembre 1794, puis tenta de se reconstituer sous le Directoire. Le mot a servi depuis à désigner en France les républicains partisans d'une démocratie centralisée et d'un pouvoir exécutif fort.


source et pour en savoir plus : l'article Club des Jacobins sur Wikipédia ; voir aussi l'article Jacobinisme : Quand la Société s'installe dans le couvent des Jacobins, elle regroupe 200 députés de tendances diverses. Son premier président est le député breton Le Chapelier, on retrouve aussi ce qui va former le triumvirat Barnave, Duport, Lameth et des députés de la gauche comme Robespierre.

Elle siège à huis clos dans la bibliothèque des Jacobins. Ce qui va faire la force de cette Société, ce qui va la rendre dangereuse pour l'Assemblée constituante, c'est que d'emblée, elle entend se comporter comme la cellule mère de tout un essaim de groupements similaires dont chaque ville de province doit posséder sa réplique en une organisation calquée au plus près sur la sienne. Elle se présente peu après sa fondation comme centre d'élaboration d'idées et le moteur d'action des velléités temporisatrices de l'Assemblée constituante.

En août 1790, les Sociétés Provinciales affiliées sont au nombre de 152, ce qui crée un véritable réseau.
(...)

Sur les Gobelins :

Gilles Gobelin natif de Reims, était au XIVe siècle, un teinturier de laine réputé pour ses rouges à l'écarlate. Il construisit un moulin sur la Bièvre, dans le faubourg Saint-Marcel, que l'on baptisa « Moulin des Gobelins ». En 1655, un hollandais Jean Glucq importa en France un procédé de teinture écarlate appelé « à la hollandaise ». Il s'établit à côté du Moulin des Gobelins, dans un local appartenant à la famille Gobelin.

Colbert qui appréciait la qualité du travail des teinturiers des Gobelins, réussit à convaincre Louis XIV de donner à cette industrie tout le lustre et tout le développement artistique possible. Le Roi acheta l'hôtel des Gobelins et permit l'installation des meilleurs teinturiers, peintres, graveurs, orfèvres, ébénistes, fondeurs...

En 1667 un édit royal proclama la création de la Manufacture royale des meubles de la couronne. Le premier peintre du Roi, Charles Le Brun, fut nommé directeur, et impulsa les premiers travaux de haute lice. Ses différents successeurs dont Pierre Mignard et Robert de Cotte continuèrent et développèrent l'œuvre de Le Brun.

En 1735, Jean Glucq épousa Marie Charlotte Julienne, sœur d'un teinturier réputé, François Julienne, qui possédait un secret pour la teinture à l'écarlate et pour le bleu de roi. Jean Julienne, neveu de Marie Charlotte, créa par permission du Roi les Manufactures royales des draps fins et teintures de toutes couleurs, façon d'Angleterre et de Hollande. Jean Julienne fut annobli par lettre patente de 1736 et devint Chevalier de Saint Michel pour la qualité de son travail et de ses entreprises. Sous sa direction furent réunies la Manufacture royale des draps fins et teintures et la maison royale des Gobelins. Il développa et porta à son paroxysme la tapisserie de haute lice et finit par ne plus se consacrer qu'à l'art de la tapisserie.

Jean Julienne fut nommé conseiller honoraire par l'Académie de peinture et de sculpture en 1740.

Pendant la Révolution et le règne de Napoléon, la Manufacture fut fermée et ne put rouvrir que sous la Restauration. En 1825 la Manufacture de la Savonnerie, dédiée à l'exécution des tapis de pied et des tapisseries de tentures, fut rattachée à la Manufacture des Gobelins.

Rattachée depuis 1937 au Mobilier national, la Manufacture nationale des Gobelins tisse toujours des tapisseries dont les cartons sont l'œuvre d'artistes contemporains : Lurçat, Gromaire et Picasso, parmi les plus connus. En 1940 la Manufacture de Beauvais spécialisée en œuvres de basse lice fut rattachée à la Manufacture nationale des Gobelins.
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source : Manufacture des Gobelins sur Wikipédia.


Mais les Gobelins sont aussi des créatures fantastiques, issus du folklore et de la mythologie germanique. Il s'agit de la francisation du mot germanique kobold — voir ce mot pour la description. Les gobelins sont une race de petits êtres taquins qui prennent souvent un aspect animal. Se sont les tentateurs du monde de faërie mais tous les gobelins ne sont pas d'essence diabolique. Ils se déclinent sous différents noms ; le frappeur, guidant les mineurs vers les filons d'étain dans les Cornouailles, le Kobolds, version germanique du frappeur se révélant moins serviable que ce dernier et encore le Wichtlein, issu d'Allemagne du sud qui est censé annoncer la mort des mineurs par trois coups. (voir Gobelin - créature fantastique).
En l'absence de tout contexte à votre question, à vous de choisir...

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