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Prison pour femmes 1794

par Laymore, le 16/12/2020 à 22:27 - 415 visites

Bonjour,

je cherche dans quelles prisons étaient enfermées les femmes à Lyon en 1793-94 pendant l'occupation de Lyon par la Convention. J'ai trouvé trace de la Prison de Roanne, mais je n'ai pas trouvé de précisions sur la répartition par genre.

Merci de votre aide !

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 17/12/2020 à 18:15

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,

Sur la Révolution à Lyon et la période de la Terreur (1793-1795), nous avons de nombreux ouvrages à la bibliothèque de la part-Dieu, dont voici une sélection :
- Guide historique de la Révolution à Lyon : 1789-1799
- 1793 : l'année terrible à Lyon : imprimés, images, documents : exposition, Ville de Lyon, Musée de l'imprimerie et de la banque, 1993
- Lyon pendant la Révolution 1789-1793
- Histoire du siège de Lyon des événements qui l'ont précédé et des désastres qui l'ont suivi... : depuis 1789 jusqu'en 1796

D’autre part, des questions sur cette période ont été publiées sur le Guichet du Savoir ; nous vous proposons la lecture de leur réponse :
- Fouché à Lyon
- Exécuté en 1793 : pas d'actes de décès

Concernant les prisons lyonnaises à cette époque de la Terreur, elles sont décrites dans le Tableau des prisons de Lyon, pour servir à l'histoire de la tyrannie de 1792 et 1793 par A. F. Delandine ; ci-devant bibliothécaire à Lyon, l'un des prisonniers :
Citer:
- La Maison des Recluses p. 25 : prison située Rue St Joseph qui servait autrefois d’établissement de correction et de refuge pour les filles de mauvaises mœurs, fondée au XVIIe, dirigée par des religieuses et devenue prison d’Etat sous la Révolution. Partiellement détruite, la partie inferieure servit de salles d’arrêt et de cachots. Dans les combles furent installées des cellules pour enfermer les Girondins, les fédéralistes, les muscadins et les contre-révolutionnaires qui attendaient la guillotine ou la fusillade.
- Prison Saint Joseph p.135 : la plus vaste, la moins obscure ; placée au sud de la place Bellecour, à l’extrémité de la ville dans un ancien couvent qui devient alors prison politique. Les cours sont grandes et séparent les logements destinés aux hommes et aux femmes. Celles-ci ont eu pendant longtemps pour séjour spécial cette prison. Depuis, on a transféré le plus grand nombre aux Recluses. Malgré son exiguïté, elle accueillera jusqu’à 200 individus. Elle sera abandonnée en 1825.
- Prison de Roanne (ou Palais de Roanne) p. 140 : en partie construite sur l’emplacement actuel du Palais de Justice ; les travaux ne seront complètement achevés qu’en 1793. Prison de solide réputation. L’aspect de la prison de Roanne est horrible, l’intérieur malsain. L’entrée avec une porte ouvre sur une petite place et annonce un véritable lieu de peine et de terreur. De nombreux condamnés à mort étaient enfermés dans cette prison, notamment les 209 lyonnais fusillés aux Brotteaux. Y siégèrent certains tribunaux révolutionnaires. Elle sera détruite en 1837.
Pendant la Terreur, les opposants à la Révolution sont également emprisonnés dans les caves de l’hôtel de ville.

Nous retrouvons une description plus illustrée de ces 3 anciennes prisons dans un récent ouvrage consacré à l’histoire des prisons lyonnaises : Prisons de Lyon, une histoire manifeste, 2013.

Nous vous proposons également la lecture de l’ouvrage Dans les prisons de la Terreur : les derniers jours de deux victimes de la Révolution lyonnaise : François Gabriel et Alex. Corteille de Vaurenard qui est actuellement à consulter aux Archives métropolitaines et départementales du Rhône.

Ce sont les archives municipales de Lyon qui détiennent les archives des prisons de Roanne et de Saint-Joseph dans la Série I - Police, justice, hygiène publique (1790-1870), notamment
- Registre d'écrou de la prison de Roanne. An III-IV (2 décembre 1794-17 novembre 1795)
- Registre d'écrou de Saint-Joseph. 1792-An IV (18 mai 1792-21 novembre 1796)
- Répertoire alphabétique de prisonniers
En les consultant, vous pourrez avoir accès aux noms des prisonniers et ainsi voir le nombre de femmes emprisonnées sur cette période et peut-être leur répartition dans les 2 prisons de Saint-Joseph et de Roanne.

Enfin, c’est un livre sur les Femmes de Lyon publié en 2016, qui nous donne des précisions sur le sort des femmes condamnées pendant le siège de Lyon :
Citer:
Chapitre : Les Lyonnaises pendant l’Ancien Régime / La Révolution française / Un changement de statut pour les femmes ? p. 116
A Lyon, la Révolution frappe de plein fouet. Plusieurs femmes sont dénoncées en tant que contre-révolutionnaires fanatiques…ce qui témoigne d’une mobilisation politique féminine non négligeable. Les femmes ne refusent pas la prise d’armes. Ces femmes, culturellement et politiquement actives côtoient les religieuses dans des missions sociales d’importance.
A travers les archives judiciaires, il apparait que les Lyonnaises, des femmes du peuple contre-révolutionnaires ont été actrices durant cette période de crise qu’est le siège. En effet, 195 lyonnaises ont été poursuivies en justice : 72 femmes mariées, 24 veuves et 99 célibataires dont 36 des religieuses. Au total, 32 lyonnaises ont eu une participation directe à la rébellion et 15 participation indirecte. 64 sont mises en détention, dont 27 religieuses. 42 d’entre elles sont condamnées à mort, dont 8 nobles, 5 religieuses et 21 appartenant à un corps de métier.
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