Je cherche des informations au sujet de la mère Marthe
Question d'origine :
Bonjour,
Auriez-vous des informations/sources évoquant la mère Marthe, une Mère Lyonnaise qui aurait tenu un restaurant au 9 rue Saint Polycarpe (actuel restaurant La Cuisine) ?
Merci d'avance !
Samuel B.
SCOP Repère(s)
Réponse du Guichet

La mère Marthe Souil semble avoir ouvert son restaurant "Pied de cochon" en 1939 et l'avoir cédé à Roger Chapeland vers 1963.
Bonjour,
Quenelles de brochet, poulet à la Crapaudine, jambon persillé, croustades aux champignon, sans oublier le pied de cochon, sont quelques-unes des spécialités de la mère Marthe.
Marthe Souil ouvre son restaurant "Pied de cochon" dans les années 1940 d'après son petit-fils mais l'enseigne semblait déjà exister auparavant.
Dans les années 1960, le restaurant a été repris par le chef Roger Chapeland.
sources :
- Salut public - 20 décembre 1938
- Salut public - 1er août 1942
- Guide gastronomique de France - 1953
Vous trouverez une photo de Marthe Souil sur facebook, postée par son petit fil Jacques Berthoux.
dans les années 40 a été créé le "pied de cochon " tenu par Mère Marthe Souil bien connue des soyeux qui travaillaient dans ce quartier de la rue st Polycarpe . Il est devenu plus grand . il s'appelle " la Cuisine " ! Je suis fier de voir que cet endroit créé par mes grands Parent est toujours en activité . photo de Mamie à son fourneau où se réchauffait le chat sur la porte du four après le service !
Un document indique toutefois que son nom de famille était "Signoret" et non "Souil". S'agit-il d'une simple erreur ?
Ce bistrot a tout une histoire. Marthe Signoret l'avait ouvert, il y a bien longtemps, servant des pieds de cochon ineffables (« les pieds de devant seulement, les pieds arrière sont trop nerveux ! ») Roger Chapeland continua la tradition. « Moi, c'est seulement le pied avant gauche, celui qui travaille le moins ».
source : La cuisine de Lyon / André Mure
Étant actuellement en télétravail, nous ne pourrons pas aller plus loin dans nos recherches mais nous ne manquerons pas de compléter notre réponse, après avoir consulté nos collections, dès notre retour à la bibliothèque.
Quelques pistes que nous ne manquerons pas d'exploiter :
Catherine Simon, Mangées : une histoire des mères, Sabine Wespieser, 260 p
Yves Roueche, Histoire(s) de la gastronomie lyonnaise, Editions Libel, Paris, 2018.
Yves Roueche, Gastronomie lyonnaise : les trésors retrouvés, Editions De Borée, 2020
Bernard Boucheix, Les vénérables mères lyonnaises, Editions Italique, Clermont-Ferrand, 2018
Bernard Boucheix, Les reines Mères de Lyon : la Mère Fillioux, la Belle Epoque, la Mère Bizolon, les Années Folles, la Mère Brazier, les Trentes Glorieuses, Editions Italique, Clermont-Ferrand, 2018.
Maria-Anne Privat-Savigny, Gourmandises ! Histoire de la gastronomie à Lyon, Silvana Editoriale, Milan, 2011
A noter : une conférence organisé par la Renaissance du Vieux-Lyon sur les mères lyonnaises se tiendra aux Archives municipales de Lyon à la rentrée : Les Mères lyonnaises. Histoires de femmes de goût(s) !
Bonne journée.
Complément(s) de réponse

Bonjour,
Nous avons poursuivi nos recherches dans nos collections.
Les documents mentionnés dans notre précédente réponse ainsi que les suivants ne nous ont pas permis d'apporter de complément d'information sur la mère Marthe :
Carnet gastronomique, carte et index / Automobile-Club du Rhône
Lyon, capitale mondiale de la gastronomie / Curnonsky et Marcel E. Grancher ; avec le concours de Max-André Dazergues, Joe Imbert-Vier, Emile Leroudier, L. Maynard, M. Varille, T. de Visan
La cuisine lyonnaise / Ginette et René Tavernier
La Cuisine des traboules : lyonnaiseries gourmandes / Félix Benoît
Rhône / [textes de] Curnonsky, Gaston Derys [et al.]
Toutefois, une recherche dans nos annuaires Henry et Fournier nous a permis de préciser les dates d'ouverture (probablement 1939) et de fermeture de ce restaurant (probablement 1962 ou 1963).
Il est mentionné dans l'indicateur Henry de 1939 : "Souil (Me A.), café Saint Polycarpe, 9. Appartement rue Jean de Tourmes, 3."
L'indicateur Henry de 1936 (nous ne conservons pas les dates intermédiaires) cite Veuve Dunant comme tenancière de ce café alors que les annuaires Fournier de 1934 et 1938 (nous ne conservons pas les dates intermédiaires) citent Mme Sublet comme tenancière du café.
L'indicateur Henry et l'annuaire Fournier s'accordent pour mentionner M. Chapeland comme restaurateur à partir de 1963.
Nous avons tenté de contacter M. Berthoux pour obtenir plus d'informations. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé.e de sa réponse.
Bonne journée.
DANS NOS COLLECTIONS :
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